13/10/2011

[Album] Breaking Benjamin : "Saturate"

Artiste : Breaking Benjamin
Album : Saturate
Premier Album
Sortie : 2002
Genres : Rock Alternatif, Métal Alternatif, Post Grunge
Label : Hollywood
Morceaux à écouter : Skin, Home, Phase
♥♥
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Un nom de groupe aussi banal que l'anecdote qui en est à l'origine (du moins pour un chanteur, on peut le supposer) : Benjamin Burnley, qui suivait une carrière solo, fit tomber son micro et le cassa lors d'un concert. On peut y voir quelque chose d'égocentrique d'appeler un groupe par son propre prénom mais là n'est pas le sujet... Le groupe se forme en 1998 sous le nom Plan 9 et se rebaptise Breaking Benjamin à la fin de l'année 2000.

On est donc en pleine période où la vague Néo Métal déferle sur les ondes et dans les bacs de disquaires. Mais Breaking Benjamin, bien que très orienté Rock/Métal ne s'affranchit pas trop du côté Fusion où le "flow" orienté Rap est prédominant. Il est davantage question ici de chant (même si celui de Benjamin Burnley est critiquable, tout comme ses mimiques, malgré sa voix claire et polyvalente). On oscille entre cris à la sauce Métal ("Wish I May", "Water") et la douceur de balades au Rock bien sucré ("No Games", "For Ever").

Niveau musique, pas grand chose à dire : deux guitares qui se complètent assez bien (on peut reconnaître la performance de Burnlay qui est de chanter et jouer en même temps même si ce n'est pas un véritable exploit et que ce n'est pas le premier ni le dernier à le faire) même si on aurait aimé entendre davantage de différences entre les deux lignes (sur "Polyamorous" par-exemple). Comme dans la plupart des groupes de Néo Métal, la basse est quasiment imperceptible et se contente bien souvent de suivre les accords des guitares. La batterie est carrée mais reste bien "sage" malgré quelques petits passages de double pédale ("Water"), ce qui est dommage car les morceaux offrent de nombreuses possibilités pour des fioritures et roulements bien pensés. Le tout reste potable et abordable mais ne crève pas les plafonds, loin de là.

On a donc un premier album totalement inscrit dans la veine Néo Métal de l'époque et qui reste plat, sans se démarquer du reste ni profiter du potentiel offert par les musiciens. On ne sait pas trop dans quel case le ranger tant les morceaux hésitent entre le Métal gras et nerveux et le Rock sucré et accessible (commercial vous dites ? Peut-être...). On reconnaîtra tout de même une volonté de composer et de travailler intros ("Phase") et outros ("Shallow Bay")  des morceaux, notamment pour une cinquantaine de minutes d'écoute, ce qui se faisait de plus en plus rare à l'époque. Un album qui se laisse écouter mais qui ne laisse pas de trace ni ne marque les esprits.

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