28/06/2019

[Vidéo] Tiny Moving Parts : "Medicine" (Paroles / Lyrics)

Si les britanniques de Bring Me The Horizon avaient proposé un titre baptisé "Medicine" dès les premiers jours de l'année 2019, Tiny Moving Parts vient d'en faire de même avec un morceau portant le même nom.

Le trio de Pop-Punk-Math-Rock originaire du Minnesota présente avec ce "Medicine" le premier extrait de son nouvel album baptisé Breathe. Ce dernier est prévu pour le 13 septembre 2019 via Hopeless Records, label sur lequel Tiny Moving Parts vient de signer. Comme à son habitude, le groupe balance un morceau accrocheur et accessible dans lequel Dylan Mattheisen propose un solo dont lui seul a le secret.

I’m bathing in exhaustion. A never ending train wreck. I swear my legs, they function, But I’m assembled to crawl. I’m heading east of Benson to glorify a casket. Whether it's Swift Falls or St. Paul. I can’t spend another weekend at a funeral.  I will try again. I need psychologic paralyzing medicine to forget who I am. Forever freeze in silence. I need to forget who I am. I need something symbolic to rupture. I want to seek some unforeseen color. Please get me outside with sunlight reflecting off a waterfall. I can’t spend another weekend at a funeral. Will you twist my vision into a perfect blur ? Will you pull me underwater ? Drag me down headfirst

09/06/2019

[Vidéo] Meltdown : "Death Is A Promise" feat. Flo (Paroles / Lyrics)

On va tous mourir un jour, et personne n'y échappera. Le souci, c'est quand un proche s'en va avant nous. Et s'il y a bien une chose qui n'est pas nouvelle, c'est le pouvoir cathartique de la musique dans ce genre de cas, et c'est le sujet de ce nouveau clip des espagnols de Meltdown pour un morceau au titre évocateur : "Death Is A Promise".

Le (jeune) groupe (ou "groupe de jeunes", c'est comme vous voulez) qu'est Meltdown a sorti son premier album From This Day To The Grave en mars 2018 via Art Gates Records (en écoute intégrale sur Youtube). Ce premier recueil au format long qui présentait dix titres n'était en rien un coup d'essai puisque la bande avant déjà proposé plusieurs EPs disponibles à l'écoute sur BandCamp. On notera plusieurs collaborations sur ce disque, notamment celle dont il est question ici avec Florent Salfati de chez Landmvrks, cette dernière scellant une solide amitié entre les deux formations.

All light I have inside are memories of you I keep within Even if you are not here your best part still lives in me
No, there is a promise that we can't break The destiny in the end of the path Losing myself, I want to understand what the fuck is the meaning of the end of a life Why can't I accept that you are gone ? The most common thing in this world Why can't I accept that you are gone ? The most common thing in this world Death is a promise, death is a promise of blood Death is a promise, promise of fire and blood Hey, whatever you say there's no time to pray This life is a road, black and grey All this fucking pain everything’s the same You can only fight until you pass away Whatever you say there's no time to pray This life is a road black and grey All this fucking pain everything’s the same You can only fight until you're fucking dead Cut up my throat What the fuck you say ? Cut my throat ! This life is a road black and grey You can only fight until you're fucking dead All light I have inside are memories of you I keep within Even if you are not here your best part still lives in me All the light I have inside, are all those memories you left in me Even if you are dust, your best part still lives in my heart

08/06/2019

[Vidéo] Beartooth : "Afterall" (Paroles / Lyrics)

Beartooth a sorti son troisième album baptisé Disease le 28 septembre 2018, toujours via Red Bull Records et UNFD, tout comme les deux opus précédents.

Si Caleb Shomo semble loin d'en avoir terminé avec ses vieux démons et un certain mal-être qui l'ont toujours rongé, cela ne l'empêche pas de continuer à produire un Punk-Rock-Hardcore qui fait mouche dès les premiers riffs de la plupart des morceaux de Beartooth. Et cet "Afterall" ne fait évidemment pas exception : bien que le son des guitares soit beaucoup moins "crasseux" qu'à l'époque du premier album Disgusting (en écoute intégrale sur Youtube) paru en 2014, le chant, les textes et évidemment le refrain de ce morceau sont une fois de plus accrocheurs et une réussite dans le genre. Cette nouvelle vidéo arrive après celles déjà présentées pour "Disease" et "You Never Know". L'album Disease est en écoute intégrale sur Youtube.

I must be doing this all wrong / Should be happy but I'm searching for the voice I lost Guess I'm just human after all / I guess I'm just human after all I woke up with the same dark feeling / Head on the ground and my thoughts on the ceiling
Another dream where the light is burning out I don't know what to chase / My hope is erased I look at myself and I don't know my own face I just got fixed and I'm already breaking down How do I feel when my wounds aren't healing ? Why do I stop when I start believing ?
I must be doing this all wrong Should be happy but I'm searching for the reasons why puts my head in overdrive I thought I had this figured out I should scream but I'm still searching for the voice I lost I guess I'm just human after all You're no good so get up and change it / The way you feel is a little outdated You'll never change if you'd rather hear the lie I don't know what to say / I'm never okay I try to dig deep and there's nothing but pain I'm singing my songs but the words just don't relate It's time to live when my wounds aren't healing Why do I stop when I start believing ? There's not an ounce of hope inside of me I wanna die before I fade away

01/06/2019

[Vidéo] Knocked Loose : "... And I Still Wander South" (Paroles / Lyrics)

Les choses se précisent concernant la sortie du prochain album de Knocked Loose : ce second recueil au format long est en effet prévu pour le 23 août 2019, il répondra au nom A Different Shade Of Blue (ce qui explique sans doute la présence non dissimulée de la couleur bleue dans cette nouvelle vidéo mais aussi et surtout dans celle proposée pour "Mistakes Like Fractures") et verra le jour via Pure Noise Records.

Concernant cette nouvelle vidéo, le format "quatre tiers" ne passe évidemment pas inaperçu et semble revenir en force dans les vidéos musicales ces derniers temps : réelle nostalgie ou simple effet de style et de mode ? Difficile à dire. Dans tous les cas, rien de bien fou ici puisque la scénarisation reste presque inexistante et on a une fois de plus droit aux musiciens jouant sur leurs instruments. Dommage.

I spent so much time focused on the difference  Eclipsed by the shadows of my past Nothing will sustain, nothing is built to last There’s a hole in the dark where the waters rest  No waves in a grave, in a grave unkept  As above so below, lost inside this hole  My mouth is a drain where no water flows A jaded infatuation nothing more I need lightning to strike in the same place twice I cast out a prayer for wings anything to remove this vice Trapped in my head where the waters rest I've spent so much of my life trying to get out and still I wander south

31/05/2019

[Vidéo] Epic Beard Men : "Pistol Dave" feat. Slug of Atmosphere & Blue Raspberry

Non, le real Hip-Hop n'est pas mort et il n'y pas que les mumblers ou autres rappeurs aux instrus gavées à la Trap music en 2019. Et les barbus de Epic Beard Men sont là pour nous le rappeler !

Le super duo formé par Sage Francis et B. Dolan depuis une paire d'années a déjà proposé un premier EP sobrement intitulé Season 1 en mars 2018. Un an après, en 2019, c'est au tour d'un premier album de voir le jour. Baptisé This Was Supposed To Be Fun, ce dernier est disponible en écoute intégrale depuis le 29 mars 2019 via la page BandCamp du groupe et le label indépendant Strange Famous.

Et du fun (grinçant parfois), il y en a dans ce recueil, à l'image de ce clip vidéo pour "Pistol Dave", un morceau en collaboration avec Slug et Blue Raspberry, connue pour son affiliation avec le Wu-Tang Clan. On y découvre l'histoire d'un certain Dave, sorte d'anti-héros et petite ordure des temps modernes qui doit régler ses comptes avec la Justice. Concernant le clip entièrement réalisé en animation 2D au style cartoonesque, certains auront peut-être reconnu le style graphique de Wasaru qu'on avait pu apprécier dans le clip du Peuple de l'Herbe pour "Yini Bo" en 2015 mais surtout pour son autre collaboration avec Sage Francis en 2014 pour le clip de "Make 'Em Purr".

L'album This Was Supposed To Be Fun est en écoute intégrale sur BandCamp.

30/05/2019

[Album] Glasslands : "Pariah"

Artiste : Glasslands
Album : Pariah
Premier Album
Sortie : 2016
Genre : Métalcore atmosphérique, Ambient
Label : Autoproduction
Morceaux à écouter : Fame, Soul Without A Home, Meaningless
♥♥♥♥
Écouter l'album sur BandCamp <
Écouter l'album sur Youtube <

De qui on parle ? Si Glasslands est considéré comme un trio depuis 2017, le groupe n'en a pas toujours été un. D'abord commencé en tant que projet solo par Josh Kincheloe qui propose quelques morceaux entre 2013 et 2014, le gaillard qui a été bassiste et chanteur pour le groupe Icon For Hire entre 2011 et 2016 est rejoint par Brandon Mullins dès 2016, ce dernier ayant quitté Beartooth après trois années de bons et loyaux services. Les deux compères sont finalement rejoints en 2017 par Jordan DiSorbo, guitariste chez Before Their Eyes. Ce premier album de Glasslands qu'est Pariah a donc été produit alors que le projet existait sous la forme d'un duo, Josh et Brandon étant néanmoins épaulés par Brian "Bone" Thornburn et Nick Reed à l'époque. On est donc face à un recueil qui a pu voir le jour grâce à pas mal de personnes, même si ces dernières ne font pas officiellement partie du groupe. Les joies et avantages, mais aussi les aléas, de la musique indépendante, en somme.

Premiers pas. Pour bien prendre les choses dans l'ordre et comprendre l'aboutissement que représente ce premier disque, il faut revenir au commencement, c'est-à-dire aux premières compositions de Kincheloe alors qu'il était encore seul aux manettes. C'est sur sa chaîne Youtube personnelle qu'on peut retrouver des morceaux datant de 2013, sortes de premiers jets et prémices de ce que cette aventure musicale allait devenir ensuite. Ces deux morceaux, respectivement baptisés "Resolution" et "Lost Times", apparaissent comme une forme d'exutoire musical, quelque chose de tellement personnel qu'il semble naturel qu'une seule personne puisse en être à l'origine et s'en emparer. Cela permettra à Kincheloe de ne s'imposer aucune limite et de n'avoir de compte à rendre à personne, mais aussi et surtout d'extérioriser des sentiments profonds à travers un Métal aérien au tempo lent, presque traînant, où sa voix est largement mise en avant. Ces deux titres sont en fait l'expression d'une émotion magnifiée par des textes simples mais forts, comme si les premiers mots qui venaient à l'esprit pour retranscrire une sensation étaient aussi les plus efficaces pour la communiquer. Alors, certes, le travail de composition et de production est loin d'être excellent mais le but est atteint : les rares personnes à avoir jeté une oreille sur le projet à l'époque ont pour la plupart été touchées par ce nouveau projet baptisé Glasslands.

Planant. Dès 2013, Kincheloe savait déjà très bien quelle musique il voulait produire étant donné que l'ambiance générale et les ingrédients de ses compositions sont restés sensiblement les mêmes au fil des années. Cela donne à Pariah une cohérence générale qui témoigne de la maturité du projet, chose assez rare pour un premier recueil. Le ton est d'ailleurs donné dès l'ouverture de l'album avec "Birth" qui nous plonge dans cet univers à la fois sombre, vaporeux et lumineux, les premières notes de guitares du morceau suivant, "Back And Forth", étant soulignées par des arrangements électroniques scintillants. La voix évolue dans ce décor musical qui fait écho à la grandeur, la fragilité et la beauté de la nature présentée sur le visuel de Pariah. Alternant entre chant doux presque murmuré par moment et scream égosillé (qui ne plaira sans aucun doute pas à tout le monde), Kincheloe laisse transpirer ses émotions, son chant clair étant sans conteste le plus efficace pour les transmettre à l'auditeur (le meilleur exemple étant "Fame" où le scream est exclusivement réservé à Ryan Kirby, frontman de Fit For A King, qui apporte une touche de couleur toute particulière à ce morceau). Derrière des ingrédients plutôt conventionnels pour du Métalcore américain - où l'Electro tient une place relativement importante - et des riffs simples, se cache un Métal atmosphérique qui développe un univers qui lui est propre, l'intérêt se trouvant ici dans les ambiances qui sont créées pour nous transporter au plus profond des textes de Kincheloe magnifiés par son chant caractéristique.

Émotionnel. On l'a déjà souligné, l'intérêt de ce projet pour Kincheloe est de mettre en musique ses émotions et sentiments les plus profonds, comme une confession intime où l'habillage sonore ne servirait qu'à renforcer la portée de ces derniers. Torturé, parfois mélancolique ou tout simplement touchant de par sa sensibilité et sa faiblesse face à des sentiments comme l'amour ("Deadman"), le bonhomme se livre sans concession en mettant un point d'honneur à produire une musique progressive parfois, toute en douceur par moments, organique et ô combien envoûtante, la production enrobant l'oreille pour créer une spatialité immense, toujours en rappel aux grands espaces sauvages soulignés par le visuel du recueil. Si certains trouveront la démarche ridicule ou caricaturale, on ne peut que reconnaître à Kincheloe une vraie sincérité dans son travail tant il met ici à mal sa pudeur et la prétention qui aurait pu découler de sa volonté d'évoluer en solo ("Soul Without A Home"). Au contraire, Glasslands lui permet justement de s'affranchir des choix ou goûts d'autres membres qui auraient participé à la création du projet, les musiciens qui l'accompagnent aujourd'hui ayant sans doute accepté de servir les intérêts du frontman par qui tout a commencé. En d'autres termes, Kincheloe se permet ce qu'il veut, créant à sa guise et se libérant de toute contrainte extérieure, chose qu'il revendique d'ailleurs au détour de certains textes ("Demons"). L'ensemble est donc fort en émotions et on se laisse percer par la voix et porter par le mélange tout en puissance de l'Electro et des instruments, à condition toutefois d'adhérer au propos et à la voix de Kincheloe.

Intense. Si la grande majorité de ce recueil apparaît comme plutôt mou en comparaison de ce qui se fait habituellement dans le Métalcore, on pourra tout de même se consoler avec certains passages plus "nerveux" (comme sur "Meaningless" par-exemple). Mais l'intérêt de Glasslands n'est clairement pas dans la violence pure et dure. La portée du projet est ailleurs et on le comprend assez rapidement si on accepte les codes imposés par le style musical (voix et instruments) de Kincheloe. Une fois pénétré dans l'univers de Glasslands, l'auditeur se laisse tout simplement porté par l'ensemble, traversant des zones mystérieuses ("Dark") ou arpentant des sentiers plus calmes menant vers de grands ensembles où la peur, l'amour et la violence se côtoient, à l'image du final magistral que représente "Go For Broke". Pariah est comme un parcours initiatique dans la tête de Kincheloe, un dédale à l'architecture pourtant cohérente et riche pour un résultat d'un peu plus de trente-sept minutes qui n'a finalement qu'un seul gros point faible : sa relative courte durée.

29/05/2019

[Vidéo] Oh Hiroshima : "Darkroom Aesthetics"

Les amoureux du Post-Rock le savent : ce n'est pas un genre musical très joyeux. Et les clips vidéos sont rarement colorés, lumineux ou scénarisés (il y a tout de même de rares exceptions), cette musique se présentant souvent comme instrumentale et invitant davantage à la contemplation et à la libre expression de l'imaginaire et des émotions.

Pour la sortie de son troisième album baptisé Oscillation prévu pour le 26 juillet 2019 via Napalm Records, le groupe suédois Oh Hiroshima originaire de la petite ville de Kristinehamn a décidé de présenter ce "Darkroom Aesthetics" en guise de premier extrait. Si les ingrédients musicaux sont sensiblement les mêmes que chez beaucoup de groupes de Post-Rock, on notera toutefois le fait que ce titre est intégralement instrumental, ce qui dénote avec l'album précédent, In Silence We Yearn paru en 2015 (en écoute sur BandCamp), où chaque titre présentait du chant, et donc des textes. Dernière anecdote à propos de cette vidéo : il s'agit du tout premier clip proposé par Oh Hiroshima depuis sa formation en 2009.

28/05/2019

[Vidéo] Rammstein : "Ausländer" (Paroles / Lyrics)

On aurait pu croire qu'après les deux impressionnants clips proposés pour les deux premiers extraits du dernier album de Rammstein paru le 17 mai 2019, à savoir "Deutschland" et "Radio", le groupe allemand se permettrait un peu de sobriété pour le troisième clips de ce septième album studio. Mais c'était sans compter sur la bande de Till Lindemann et son inconditionnelle volonté à toujours proposer des clips vidéo travaillés et à la réalisation soignée.

Pour "Ausländer" ("étrangers" en français), on a donc droit à un clip tout aussi dingue que les deux précédents, cette fois dans un décor de savane où le groupe se met en scène en tant que colons venus piller les trésors du continent africain qui a longtemps été sous la tutelle d'une Europe impériale et coloniale. Si le clip nous plonge dans un contexte historique considéré comme révolu, on peut tout de même y voir une critique du monde occidental qui continue encore aujourd'hui de profiter des richesses de l'Afrique sous couvert d'échanges commerciaux.

Toutefois, l'intelligence de Rammstein - si on met de côté la portée subversive et provocatrice de ce nouveau clip - est (une fois de plus) de jouer sur le double sens. En effet, en traduisant les paroles et en tenant compte de la touche Electro-Dancefloor de ce titre, on se rend compte qu'il y a aussi possibilité de faire un lien avec le monde de la nuit, le tourisme de masse et les soirées en boîte où les rencontres d'une nuit sont chose courante, notamment entre clubbeurs de différentes nationalités (des lieux comme Ibiza ou Berlin viennent rapidement à l'esprit). Cependant, le lien avec l'Afrique est ici plus difficile à faire, ce continent n'était pas réputé pour avoir des boîtes de nuit au rayonnement international... Bref.

Rammstein signe une fois de plus un clip marquant et au ton toujours aussi décalé.

Textes en allemand

Ich reise viel, ich reise gern / Fern und nah und nah und fern 
Ich bin zuhause überall / Meine Sprache : International 
Ich mache es gern jedem recht / Ja, mein Sprachschatz ist nicht schlecht 
Ein scharfes Schwert im Wortgefecht mit dem anderen Geschlecht 

Ich bin kein Mann für eine Nacht / Ich bleibe höchstens ein, zwei Stunden 
Bevor die Sonne wieder lacht, bin ich doch schon längst verschwunden 
Und ziehe weiter meine Runden 
Ich bin Ausländer (Ausländer) / Mi amore, mon chéri 
Ausländer (Ausländer) / Ciao, ragazza, take a chance on me 
Ich bin Ausländer (Ausländer) / Mon amour, Я люблю тебя 
Ein Ausländer (Ausländer) / Come on, baby, c'est, c'est, c'est la vie 


Andere Länder, andere Zungen / So hab' ich mich schon früh gezwungen 
Dem Missverständnis zum Verdruss / Dass man Sprachen lernen muss 
Und wenn die Sonne untergeht / Und man vor Ausländerinnen steht 
Ist es von Vorteil, wenn man dann / Sich verständlich machen kann 

Du kommen mit, iche machen gut / Du kommen mit, iche machen gut 

Textes traduits en français

Je voyage beaucoup, j'aime voyager / Loin et près ; près et loin 
Je me sens partout chez moi / Ma langue : internationale 
J'aime bien plaire à tout le monde / Oui, mon vocabulaire n'est pas mal 
Une épée tranchante dans une joute verbale avec le sexe opposé 

Je ne suis pas l'homme d'une nuit / Au maximum, je reste une ou deux heures 
Avant que le soleil, à nouveau, ne sourie / J'ai déjà disparu depuis longtemps 
Quant à mes rondes, je les poursuis 
Je suis un étranger (Étranger) / Mon amour, mon chéri 
Étranger (Étranger) / Salut, ma jolie, tente ta chance avec moi 
Je suis un étranger (Étranger) / Mon amour, je t'aime 
Un étranger (Étranger) / Allez, bébé, c'est, c'est, c'est la vie 


Autres pays, autres langues (dans les deux sens du terme)
Je me suis donc obligé à me lever tôt / Entre incompréhension et frustration 
On doit apprendre les langues 
Et quand le soleil se couche, qu'on se trouve devant des étrangères 
C'est un atout de pouvoir se faire comprendre 

"Toi m'accompagner ; moi, bien t'aimer "

26/05/2019

[Vidéo] Resolve : "Of Silk And Straw" (Paroles / Lyrics)

Resolve n'est désormais plus qu'un trio : le groupe a en effet annoncé le départ de son guitariste en début d'année 2019, celui-ci ayant rejoint les rangs de Modern Error au poste de bassiste. Cela n'empêche toutefois pas le groupe lyonnais de continuer sa route... et de proposer une musique toujours aussi puissante et développant de plus en plus ses ambiances et son identité !

Après avoir présenté un (très bon) nouveau single baptisé "Pendulum" en mars 2019 qui a lancé un tout nouveau cycle pour Resolve, le trio lyonnais avec à sa tête Anthony Diliberto (ex-frontman de Happening) a récidivé à la fin du mois de mai 2019 avec cet impressionnant "Of Silk And Straw" servi par une vidéo sobre néanmoins marquée par un code couleur déjà présent pour "Pendulum" et qu'on retrouve beaucoup dans les blockbusters du cinéma américain (voir un film comme Pacific Rim par-exemple).

Avec ces deux couleurs, Resolve semble plutôt jouer sur la dualité et paradoxalement sur la combinaison décapante de deux forces que tout opposerait mais qui auraient la particularité d'avoir le même objectif (et d'engendrer la création musicale dans le cas présent). Avec ce nouveau titre, Resolve continue de s'imposer en tant que formation à suivre et possédant un gigantesque potentiel. On attend avec impatience ce que le groupe proposera par la suite, peut-être avec l'annonce d'un prochain EP ou d'un premier album ?

For a change, take a look at yourself 'Cause I see the way you look at me Living on the same land, breathing the same air We were born in the same place but raised in a different way In the end you and I we’re made of the same flesh So keep your fucking disdain Wealth is not what you seem to think I’ve never seen a hearse followed by a safe Wealth is so much more than this but you don’t seem to understand Overflowing pockets but you’re so fucking empty Drowning in your arrogance, I swear you’ll never fool me Born in silk / Born in straw / Everyone has a path to draw Heir to the throne / Farmer’s son / We’ll all end up at the same point Silk or straw / Yet the soil beneath is stronger than us all Pulling the strings in the shadow we can see through your disguise And when the final judgement starts well trust me, you will face the facts A divided structure led by men with no face, no heart From the top of their silver tower, watching us all fall apart The day will come the shelter will turn to mausoleum Man is a wolf to man You can’t run, you can’t hide / For the reaper picks no side Made of silk / Made of straw / Everyone has a path to draw Heir to the throne / Farmer’s son / We’ll all end up at the same point Silk or straw Doomed, crushed, plagued under the pressure to succeed Worship the breach in social classes united only by a common fear

14/05/2019

[Vidéo] Bring Me The Horizon : "Mother Tongue" (Paroles / Lyrics)

Voir (et entendre) un jour Bring Me The Horizon faire de la Pop sucrée et balancer des chansons d'amour est sans doute une chose qui n'avait même pas traversé l'esprit des fans du groupe britannique à ses débuts. Pourtant, c'est bien ce qu'Oliver Sykes et sa bande a fait en ce début d'année 2019.

"Mother Tongue" est le cinquième titre de l'album Amo (sorti le 25 janvier 2019) à recevoir une vidéo après "Mantra", "Wonderful Life", "Medicine" et "Nihilist Blues". Pour ce morceau très (très très) Pop, le groupe a opté pour un clip relativement sobre qui, comme on pouvait s'y attendre, présente une relation amoureuse, Oli Sykes ayant expliqué qu'il faisait ici plus ou moins référence à sa rencontre et à son mariage avec sa (nouvelle) femme : le mannequin brésilien Alissa Salls avec qui il s'est marié en juillet 2017.

I didn’t see it coming but I never really had much faith In the universe’s magic, til’ it pulled us to that time & place & I’ll never forget
When the floodgates opened / We cried an ocean It still got me choking / It’s hard to explain I know you know me / You don’t have to show me I feel your lonely / No need to explain
So don’t say you love me fala amo. Just let your heart speak up & I’ll know. No amount of words can ever find a way to make sense of this, So I wanna hear your mother tongue.
And yeah I could be punching but I always tend to fluctuate I feel sick but I’m buzzing, oh love I’m in trouble,
I’m sorry, but you got me gushing all over the place And I don’t wanna get wet but I think were chosen Like our fates were woven and all of those bad choices Were left turns on the way
I think the best way to explain it is like Kinda like that, but more like Yeah that makes sense right, like, like, like

08/05/2019

[Vidéo] Deluxe : "Boys & Girl" (Paroles / Lyrics)

Nouveau morceau et second extrait du prochain album de Deluxe (après "Egoraphobia"): cette fois, on retrouve la bande de sudistes en studio pour une petite "carte de visite" (y en avait-il vraiment besoin ?) mettant en valeur ces cinq gaillards et leur chanteuse Liliboy. Et non, vous ne rêvez pas, c'est bien un Fiat Multipla qui est mis à l'honneur dans cette vidéo, véhicule reconnaissable à son design si particulier et possédant six places pour accueillir tous les membres de Deluxe à son bord.

Niveau musique, on connaît désormais par cœur le style de Deluxe mais force est de constater que le groupe arrive à se renouveler et à proposer des mélodies toujours aussi sympathiques et des refrains entêtants. Concernant le nouvel album, toujours pas de titre ni de date précise : on reste sur l'idée du "courant juin 2019".

I wish you well and all / I wish you everything you deserve A healthy appetite to swallow everything I serve A sticky cold sore photobombs your insta-pic Anal leakage on the weekend with your in-laws , Pah ! It’s sad to put your dog to sleep / Here’s a gift ‘cause talk is cheap Comb to brush your hobbit feet Maybe not though, just my little fantasy All the chicks you meet end up being fans of me
Every day I seem to tickle out the mad in you Can’t live with, can’t live without the attitude Your freedom, my freedom is the death of we so morbidly too blind to see OH GIRLS OH BOYS / I JUST CAN’T DO GOOD BY YOU
Its off key, it’s empty it’s all wrong I had myself believe I was weak but I’m strong The pillow of his arms like the words of a song Remind me all along of the depth of the con And if you ain’t yet realized how little puppies get brutalized Sorry babe to shatter your illusions You seem to have a pattern of confusion Someday, far away from this place Maybe we should find us in a pocket of space New breeze in your hair, new sun on your face Shimmering shades of the ones we replaced Maybe then we’ll realize beneath the fluff was a steel knife How beautifully meaningless it’s all been You’ll make a pretty corpse up in my mausoleum

06/05/2019

[Vidéo] AlphaOmega : "Darkest Ocean" (Paroles / Lyrics)

Si AlphaOmega est un groupe encore (très) peu connu (moins de 500 likes sur la page Facebook du groupe à l'heure de la rédaction de cette chronique), il y a de fortes chances pour que les amoureux du Métalcore - et notamment de groupes comme Architects plus particulièrement - soient déjà tombés sur des reprises de certains morceaux par une certaine Lea Moonchild au piano (voir sa page Youtube). Cette dernière est en effet la frontwoman d'AlphaOmega.

Si la formation allemande se présente comme un quintet sur certaines photos, on notera l'absence d'un batteur dans cette toute première vidéo proposée par le groupe qui a sorti un EP en 2016 et duquel "Darkest Ocean" est extrait. Avec ce titre, AlphaOmega s'attaque à un sujet sensible : la crise des migrants en Méditerranée, les textes nous mettant à la place de l'un d'entre eux pour mieux nous faire comprendre les risques pris par toutes ces personnes qui tentent de rallier l'Europe au péril de leurs vies... Un texte engagé, donc, et profondément humaniste, la vidéo se terminant sur une invitation aux dons pour l'ONG Sea-Watch.

Musicalement, c'est un peu comme si les riffs d'Architects avaient rencontré la voix de Rolo Tomassi, Lea Moonchild alternant entre chant incroyablement clair et growl beaucoup plus caverneux. L'EP d'AlphaOmega est en écoute intégrale sur BandCamp.

I have no choice, I have no choice, I have no choice Like a tree cutting it's own roots / It's not a decision if there is nothing to choose One last glance, I will remember this place I called home lost forever Mother oh mother, will I see you again / I'll try to make a life a 1000 miles across the ocean Here's no future for me, these are desperate times / No perspective for me between enemy lines Like a tree cutting it's own roots / It's not a decision if there is nothing to choose One last glance, I will remember this place I called home lost forever I beg the gods may have mercy / I pray this ocean's not the end of me For I bet my life on a fragile boat, I bet my life on a fragile boat
Father oh father, will it be worth it / I'm risking my life based on a promise Made by those who left to seek the greater good / They sparked my interest, they gave me hope Believe me, if I'd see any other way I wouldn't face the deadly ocean, wouldn't leave everything behind For the great unknown, for the faintest bit of hope (of hope)
I beg the gods may have mercy / I pray this ocean's not the end of me For I bet my life on a fragile boat, I bet my life on a fragile boat
I beg the waves may have mercy / I hope this water's not my enemy For I bet my life on a fragile boat, I bet my life on a fragile boat

Cause we all are flesh and bones, blood and skin We're where we're born, what we own and where we're going We did not choose if our country's master or slave All we know : money is the dictator we have to obey Oh I have no choice, I have no choice, I have no choice Cause we all are flesh and bones, blood and skin We're where we're born, what we own and where we're going So I bet my life on a sinking boat I bet my life on a sinking boat

03/05/2019

[Vidéo] Northlane : "Bloodline" (Paroles / Lyrics)

Les australiens de Northlane sont de retour avec un nouveau single et l'annonce d'un nouvel album baptisé Alien prévu pour le 2 août 2019.

Ce nouveau morceau est présenté presque dix mois après "Vultures" qui était accompagné d'une vidéo peu inspirée. Northlane a donc définitivement clôturé son chapitre Mesmer et c'est sous un nouveau jour que le groupe se présente au public : Marcus a coupé ses cheveux, Brendon Padjasek (du groupe Structures) a remplacé Alex Milovic à la basse en plus de fournir des back-vocals, et le groupe a délaissé David Bendeth qui avait produit Mesmer pour désormais travailler avec Adam "Nolly" Getgood. Une nouvelle ère débute donc pour la formation originaire de Sydney qui présente avec "Bloodline" une orientation musicale davantage Néo-Métal que Métalcore, et il y a fort à parier que d'autres morceaux et vidéos sont à venir avant la sortie d'Alien. Affaire à suivre, donc.

I can’t escape you / No matter how far I run (can’t escape you) I can’t erase you / From who I’ve become (you’re a part of me) Memories coursing through my veins Like the scars in yours, my roots remain I was raised in hell / I made it out by myself I was raised to bleed / Bad blood runs wild and free I thought you were dreaming / Eyes rolled to the stars Sinking slowly in muddy water Set beneath the tar / You left me in the dark We grew up scared, bruised and battered Youth torn and tattered as long as you were sky high Nothing fucking mattered / Hotel homes in the cross Under the bridge and lost with your heads in the clouds above You call this love I thought you were dreaming (hell raised me) I thought you were dreaming / Bad blood runs wild and free

02/05/2019

[Vidéo] Nina Nesbitt : "Love Letter" (Paroles / Lyrics)

Faut-il compter le nombre de chansons déjà écrites qui portent le nom de "Love Letter" ? Il y en a beaucoup trop. Alors, une de plus ou une de moins, peu importe. Du coup, Nina Nesbitt en a profité pour baptiser ainsi l'un des morceaux de son album paru le 1er février 2019 et intitulé The Sun Will Come Up, The Seasons Will Change (en écoute intégrale sur Youtube). Et elle a plutôt bien fait !

Avec sa touche Pop qui fleure aussi bon les années 90's que la grande majorité des hits de cette fameuse période de la fin du XXème siècle, ce morceau de la chanteuse britannique a tout pour plaire et faire chanter nos âmes de nostalgiques car, il faut bien l'admettre, des titres comme "Cry Me A River" de Justin Timberlake ou encore "Say My Name" par les Destiny's Child, ça ne court plus vraiment les ondes radiophoniques de nos jours... Pour la vidéo, on retrouve la chanteuse dans ses pérégrinations musicales, dans les rues des villes visitées, sur scène ou en backstage et échangeant avec son public. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que son sourire rayonnant ne laisse transparaître que de la joie dans ce qu'elle entreprend.

We started good, crossed our hearts, we made a promise Misunderstood, 'cause all my friends say you're dishonest You had me questioning what I was worth / They know and I know, now (Say) what you want but I know that it's only / (Words) that you use to anyone anybody (My) self and I we were done with your sorrys' / Get out my face, it's safe to say
When I was your girlfriend, you said it'd be different You wanted other girls then you wanted commitment But you couldn't get it to-to-together I'm sending you this love, love, love letter Oh I was your girlfriend I thought you were different I tried to make it work, gave a million chances But I know I can do, do, do better I'm sending you this love, love, love letter
You'd sit at home too keen on that marijuana Pick up your clothes like you forgot I'm not your mother Yeah you were getting way too comfortable / Yeah you know and I know now (Say) what you want but I know that it's only / (Words) that you use to anyone anybody (My) self and I we were done with your sorrys' / You'll be replaced, it's safe to say

By the time you get it I'll be out on the road 'Cause I packed up all my things put your name on a note Yeah you thought you were clever but you didn't know That my heart left you about two months ago

01/05/2019

[Vidéo] Polar : "Devil" (Paroles / Lyrics)

Si - dans le monde d'aujourd'hui que nous connaissons tous - le Mal a bien des visages, il n'apparaît pas étonnant que pour un groupe de Métalcore ce dernier ait l'apparence d'un homme en costume-cravate pouvant symboliser l'argent, le pouvoir, le monde de la finance, etc. Il n'y a donc pas qu'un seul Mal, ni un seul Diable, mais une multitude, chacun ayant une forme différente. Comment ne pas penser aux sept péchés capitaux et à leurs conséquences ? C'est ce qu'a décidé de mettre en images Polar pour le clip de "Devil", nouvel extrait de l'album Nova paru le 5 avril 2019 via Arising Empire.

Les membres du groupe de Métalcore britannique se sont donc mis en scène, ces derniers croisant la route du Diable en personne, vêtu d'un costume noir et évidemment d'une cravate rouge-sang. Une métaphore plutôt bien vue qui met en relief nos faiblesses d'êtres humains. L'album Nova est en écoute intégrale sur Youtube et les vidéos pour "Midnight", "Drive" et "Adore" sont toujours disponibles.

Devils, they’ve shown their true colours
Lies that they speak / Fractures amongst us Traitors, they’ll find as time passes Striking the match / Builds their home in the ashes Time won’t hide, your demons and you won’t find, salvation inside It’s all for bloodlust who will come to save us I’ve learnt to know the devils we trust will fail us Faithless, the blind lead the blinded Blood on their hands / Conscience misguided Sinful, you practice your preaching Words with no meaning keeps weakness believing Don’t forget the devil you know will come to claim the throne Devils will claim the throne

30/04/2019

[Vidéo] Bloodywood : "Machi Bhasad / Expect A Riot"

Si vous n'avez encore jamais entendu parler de Bloodywood, vous vivez probablement dans une grotte : le groupe qui mélange Métal et musique traditionnelle indienne s'est fait connaître à travers le monde avec le "petit" buzz généré par la sortie de la vidéo pour le titre "Ari Ari" en mai 2018.

Au cours de l'année passée, la bande a passé la vitesse supérieure en proposant un certain nombre de nouveaux morceaux aux textes souvent engagés ou au message universel ("Endurant", "Jee Veerey"). Ces morceaux sont évidemment accompagnés de vidéos qui mettent en avant la culture indienne ainsi que les paysages variés du pays.

Si la guitare à sept cordes, la batterie et le chant hurlé sont des éléments plutôt conventionnels pour du Métal, Bloodywood met un point d'honneur à toujours faire intervenir des instruments plus folkloriques comme la flûte ou autres instruments à percussion ou à cordes. Et il faut croire que cette touche exotique qui donne toute sa personnalité au Néo-Métal de Bloodywood a suffisamment fait d'émules à travers le monde pour que le groupe se lance en 2019 dans une tournée européenne baptisée Raj Against The Machine Tour, ce nom faisant sans nul doute référence au groupe culte américain qui étaient emmené par Zack de la Rocha.

Pour la petite anecdote, "Machi Bhasad" a été composé pour le jeu Beyond Good And Evil 2 (voir trailer) de chez Ubisoft. Selon les membres du groupe, ce morceau possède "un message politique qui célèbre la puissance de la nouvelle génération et son potentiel pour être meilleure et faire mieux que la précédente". Et c'est sûr que là, il y a du boulot !

29/04/2019

[Vidéo] We Came As Romans : "Lost In The Moment" (Live)

C'est toujours perturbant d'apprendre le décès d'un musicien et de voir un groupe être amputé d'un de ses membres. Personne n'est irremplaçable, certes, mais il faut bien reconnaître que la bande, dans ce genre de cas, en prend un sacré coup. Qu'il s'agisse d'un musicien ayant impacté le travail de composition ou d'une voix qui faisait toute l'identité d'une formation, l'avenir de cette dernière est toujours incertain après un tel événement. Ces dernières années, on a vu partir (parmi tant d'autres) Paul Gray de chez Slipknot en 2010, Chi Cheng de chez Deftones en 2013, Tom Searle d'Architects en 2016, Chris Cornell de Soundgarden et Audioslave en 2017 suivi par Chester Bennington de Linkin Park quelques mois plus tard, et Kyle Pavone en août 2018.

Il y a donc moins d'un an, et alors qu'il venait de sortir un cinquième album qui était synonyme de nouveau départ (Cold Like War en écoute intégrale sur Youtube), le groupe américain We Came As Romans a perdu l'un de ses deux chanteurs, Kyle Pavone, alors âgé de 28 ans. Le groupe s'est donc vu dépouillé de sa voix claire facilement reconnaissable et de l'un de ses compositeurs, notamment pour les parties électroniques et au clavier.

Le retour de We Came As Romans sur scène est donc rassurant mais il a fallu pouvoir assurer toutes les parties de Kyle sur scène et il faut bien admettre que David Stephens s'en sort tout simplement royalement de ce côté-là. Le gaillard, pourtant habitué à brailler, semble avoir énormément travaillé pour assurer le chant clair qu'il semble maîtriser sans réel problème. We Came As Romans est donc toujours débout et Kyle serait sans doute fier de ses compagnons de scène. Reste à voir ce que le groupe proposera par la suite : disparition du chant clair ? disparition des parties jouées au synthétiseur ? Affaire à suivre.

(Une autre vidéo de cette même performance Live au SwanFest 2019 à Anaheim, pour le morceau "Cold Like War", est disponible sur Youtube via la chaîne CaliberTV)

> Retrouvez les paroles de "Lost In The Moment" dans l'article concernant le clip de ce morceau.

28/04/2019

[Vidéo] Loo & Monetti : "Move On"

Quatrième vidéo pour l'album Broken Inside du duo français Loo & Monetti : après avoir proposé des clips pour les morceaux "No More", "Sorry" et "Saturday", les sudistes nous (re)plongent dans l'adolescence et ses premiers émois pour "Move On" avec un mini road-movie sur la côte méditerranéenne.

Si le grain de l'image vous semble si particulier, c'est parce que ce clip dont la réalisation a été confiée à La Menace (pseudonyme ?) a entièrement été tourné à l'aide de l'iPhone 8. On reste toutefois ici dans l'ambiance générale planante et mélancolique de l'album qui est a découvrir via la page Youtube de Loo & Monetti.

26/04/2019

[Vidéo] Rammstein : "Radio" (Paroles / Lyrics)

Chaque nouvelle vidéo de Rammstein est un petit événement mais après l'incroyable clip de neuf minutes réalisé pour "Deutschland", il paraissait normal de se retrouver face à quelque chose de plus... sobre. Et pourtant !

"Radio" est le second extrait de l'album éponyme du groupe de Métal Indus allemand prévu pour le 17 mai 2019 et on ne pourra pas dire que visuellement, la bande emmenée par Till Lindemann se soit reposée sur ses lauriers. On a en effet droit à un clip en noir et blanc comme seul Rammstein peut se permettre de proposer : des allusions à la censure, notamment pendant la guerre, et une véritable déclaration d'amour au poste radiophonique permettant l'accès à une musique provenant bien souvent de l'étranger, au delà des frontières. Une déclaration d'amour à la musique, aussi, celle-ci permettant de voyager, de s'évader, d'imaginer d'autres mondes, tout ça sans bouger de chez soi (on pourrait citer beaucoup de références sur le sujet, notamment cinématographiques comme Virgin Suicides ou Good Morning England)

Pour l'anecdote et surtout pour encore souligner le manque d'ouverture d'esprit de la France sur le plan musical, ce morceau a été balancé sur les ondes radiophoniques de plus d'une douzaine de pays à travers le monde la veille de la sortie de son clip vidéo, mais aucune station de radio française ne l'a diffusé. Choix du groupe ? Ou simple choix des diffuseurs français ? Pour l'écouter, il fallait se brancher sur une station belge... Un comble !

(Retrouvez ci-dessous les textes en allemand, et en anglais)


Wir durften nicht dazugehören / Nicht sehen, reden oder hören
Doch jede Nacht für ein, zwei Stunden / Bin ich dieser Welt entschwunden
Jede Nacht ein bisschen froh / Mein Ohr ganz nah am Weltempfänger

Radio, mein Radio / Ich lass mich in den Äther saugen
Meine Ohren werden Augen
Radio, mein Radio / So höre ich, was ich nicht seh
Stille heimlich fernes Weh

Wir durften nicht dazugehören / Nicht sehen, reden oder stören
Jenes Liedgut war verboten / So gefährlich fremde Noten
Doch jede Nacht ein wenig froh / Mein Ohr ganz nah am Weltempfänger

Jede Nacht ich heimlich stieg / Auf den Rücken der Musik
Leg die Ohren an die Schwingen / Leise in die Hände singen
Jede Nacht und wieder flieg / Ich einfach fort mit der Musik
Schwebe so durch helle Räume / Keine Grenzen, keine Zäune

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We were not allowed to belong / See, talk or hear nothing
But every night for an hour or two / Am I gone from this world
Every night a bit happy / My ear very close to the world receiver

Radio, my radio / I let myself suck into the ether
My ears become eyes
Radio, my radio / So I hear what I do not see
Silence secretly wanderlust

We were not allowed to belong / See, talk or disturb nothing
Every body of song was forbidden / So dangerous foreign notes
But every night a little happy / My ear very close to the world receiver

Every night I secretly climbed / On the back of the music
Put the ears to the wings / Sing quietly into the hands
Every night and again I fly / Just away with the music
Float through bright rooms / No borders, no fences