12/01/2019

[Best Of] Sélection de l'année 2018

L'année 2018 vient de s'achever et il est temps de donner un coup de rétroviseur sur ce cru qui, d'un certain point de vue, s'est avéré un tout petit peu moins excitant que celui de l'année précédente. Peu de premiers albums de grande qualité (ou alors passés sous les radars de BoataMusiK) et des seconds opus un peu déstabilisants ou décevants dans l'ensemble. Malgré tout, certains recueils sortent du lot et cette année encore, on a eu droit à des clips de qualité, tant dans la scénarisation que dans le travail de photographie/post-production qui commence à devenir complètement dingue dans certains cas. On fait le point avec la liste ci-dessous qui comporte évidemment une grande majorité de Rock/Métal et ses dérivés, le Royaume-Uni et les Etats-Unis faisant office de grands champions une nouvelle fois.



● Albums catégorie FRANCE


The Amsterdam Red-Light District : "Sapere Aude"
Genre : Rock nerveux, Post-Hardcore alternatif
Sans jamais dépasser clairement les frontières du Métal, du Punk Hardcore et du Post-Hardcore comme on peut en entendre outre-Atlantique, les lyonnais de The Amsterdam Red-Light District (ou TARLD) ont balancé une véritable calotte au Rock français dès le premier trimestre de 2018. Un disque énergique, tout en puissance et servi par une production aux petits oignons, qui a été présenté avec plusieurs vidéos pour les titres "Need", "Carry On", "The Best Is Yet To Come" puis "Nobody Moves Like You" montée à partir d'images prises en tournée au Japon. Du solide ! (Écouter l'album sur Youtube)

Seven Eyed Crow : "Organized Chaos"
Genre : Rock et Métal alternatifs, Progressif
Après un premier EP/Mini-album proposé en 2015, les bordelais de Seven Eyed Crow ont balancé en 2018 leur premier véritable album. Avec toujours cette touche progressive fort appréciable et un soupçon de Néo-Métal où on retrouve notamment l'influence de groupes comme Incubus (à ses débuts), le Rock-Métal ambiancé de la bande fait mouche et propose quelques passages véritablement captivants. Rappelons qu'un autre groupe français a aussi sorti un album dans la même veine en cette fin d'année : Shuffle avec son #WontTheyFade?.
(Écouter l'album sur BandCamp)

The Wiggar Overdose : "New-York Sous Bois Rapcore Club"
Genre : Rapcore, Rap-Métal, Néo-Métal
"Pourquoi ?" dirons certains. "Mais c'est nul à chier" diront les autres. Peut-être. N'empêche qu'il serait très hypocrite de détester un groupe français qui fait ni plus ni moins ce que Limp Bizkit (qu'on aime encore ou qu'on a beaucoup aimé écouter il y a quelques années) a fait pendant des années. Avec ce premier album de dix-sept titres (quand même !), les banlieusards de The Wiggar Overdose proposent simplement un disque fun, qui balance du gros riff simple et sans prise de tête. Niveau textes, c'est sûr que le groupe n'aura pas un Goncourt mais l'ensemble fait sourire, donne la patate et s'écoute avec grand plaisir si on accepte simplement de débrancher son cerveau. Un skeud qui passe encore mieux à fond en voiture pour faire le lascar, les vitres ouvertes avec le chien tirant la langue par la fenêtre. "Beauf" vous avez dit ? Sans doute. Mais qu'est-ce qu'on s'en fout ! (Écouter l'album sur BandCamp)

Birds In Row : "We Already Lost The World"
Genre : Post-Hardcore expérimental, sombre et mélodique
Pessimiste, écorché, à vif, torturé, touchant : les mots ne manquent pas pour qualifier ce nouvel opus des lavallois qui en impose par son caractère colérique et punitif mais néanmoins mélodique. La qualité d'exécution permet au groupe de faire mouche dans un genre déjà bien retourné et d'en imposer même à l'étranger, le choix de l'anglais permettant de facilement s'exporter. Cela vaudra à la bande une superbe session entre les murs du mythique Studio Audiotree (disponible sur Youtube ou BandCamp). Un disque énorme qui, en France, passera bien loin du grand public, hélas. (Écouter l'album sur BandCamp).

Landmvrks : "Fantasy"
Genre : Métalcore moderne et mélodique
Si le premier album des sudistes figurait déjà dans la sélection de l'année 2016, ce second opus s'avère être beaucoup plus homogène et paradoxalement plus varié que son prédécesseur. En gros, Landmvrks a parfaitement approfondi son sujet et semble conclure en beauté ce qui avait été abordé avec Hollow, ouvrant des portes sur tout un champ de possibilités pour la suite en pondant de véritables tubes tels que "Wake Up Call". Du très bon travail avec toujours cette volonté de bosser en autonomie avec un DIY possible grâce au Homeless Studio. (Écouter l'album sur Youtube)

Autres albums qui auraient pu figurer dans cette sélection :
- Toucan : "Destinations" (Post-Rock Synth Wave) > Écouter l'album sur BandCamp
- No Money Kids : "Trouble" (Electro-Blues-Pop) > Écouter l'album sur Youtube
- Frog & Beef : "Possessed By Pride" (Rap / Hip-Hop en anglais) > Écouter l'album sur Youtube
- Orelsan : "La Fête Est Finie - Épilogue" (Rap / Hip-Hop) > Écouter l'album sur Youtube

● Albums catégorie INTERNATIONAL

Rolo Tomassi : "Time Will Die And Love Will Bury It" (Royaume-Uni)
Genre : Mathcore, Post-Hardcore expérimental
Que dire ? Qu'il n'est pas prêt d'arriver, le jour où les groupes britanniques arrêteront de faire de la bonne musique. Rolo Tomassi signe en 2018 un véritable bijou oscillant constamment entre Rock poétique et lumineux et Mathcore sombre et violent à souhait. Le groupe ne s'impose aucune limite dans l'expérimentation, touchant un peu à tout pour le transformer en quelque chose qui fascine et impose de toute façon le respect, la voix d'Eva Spence magnifiant l'ensemble de par ses incroyables capacités vocales. Et dire qu'entre "Aftermath" et "Rituals" il y a tout un monde est clairement un euphémisme. Bluffant ! (Écouter l'album sur BandCamp)

Marmozets : "Knowing What You Know Now" (Royaume-Uni)
Genre : Rock alternatif, Mathrock
Les quelques morceaux qui avaient été balancés pour assurer la promo avaient laissé perplexe presque tout le monde : ce nouvel album des britanniques n'allait pas vraiment dans la même direction que le précédent. Exit le Mathrock un peu brutal et à la place, un Rock nerveux mais davantage dosé : les jeunes se sont domptés eux-mêmes. Avec ce second effort, les deux fratries de Marmozets ne font pas moins bon : ils font juste différemment. Il en résulte un album qui ne comble peut-être pas toutes nos attentes, qui abuse peut-être d'une production trop fleurie, mais qui reste tout de même bien agréable à écouter ! (Écouter l'album sur Youtube)

Tiny Moving Parts : "Swell" (USA)
Genre : Pop Punk, Mathcore, Indie Rock
Une fois de plus, le trio emmené par Dylan Mattheisen a enchanté les oreilles des amateurs de Pop-Punk et de Punk Rock indépendant grâce à son talent et son ingéniosité dans les riffs et la composition en général. C'est fun, jovial malgré certains thèmes abordés dans les textes, et un vrai plaisir pour les oreilles tant cette guitare ne cessera de surprendre. Il y a une patte, une marque de fabrique chez Tiny Moving Parts, et il est difficile d'y rester insensible. Un album très agréable à écouter et des clips toujours plaisants à voir. En un mot : cool. (Écouter l'album sur BandCamp)

Night Verses : "From The Gallery Of Sleep" (USA)
Genre : Post-Métal/Post-Hardcore, Rock et Métal progressifs, Expérimental
Retour en grandes pompes pour Night Verses qui est devenu un trio instrumental. Avec un album imposant qui s'attaque à énormément de styles et où chaque musicien se libère des contraintes liées à du chant, le groupe délivre une véritable pépite où le Rock et le Métal progressif se parent de multiples effets de guitare, d'une basse lourde et d'une batterie toujours aussi surprenante grâce à l'inspiration sans limite d'Aric Improta. Un régal pour les oreilles où les compositions racontent véritablement des histoires. D'ores et déjà une référence. (Écouter l'album sur Youtube)

Vola : "Applause Of A Distant Crowd" (Danemark)
Genre : Métal/Rock progressif et expérimental
Si on connaît beaucoup de sous-genres au Métal, il faut reconnaître aux danois de Vola suffisamment de culot pour avoir créé leur propre genre. Avec un synthé omniprésent et une guitare évoluant dans une tonalité improbable, on oscille constamment entre Synth-Rock planant et Métal incroyablement épais et lourd. Et le résultat est tout simplement beau, l'ensemble étant porté par la voix angélique d'Asger Mygind. Un second album qui vient confirmer la place tant méritée de Vola sur la scène internationale. Une curiosité à découvrir si ce n'est pas déjà fait. (Écouter l'album sur BandCamp)

Architects : "Holy Hell" (Royaume-Uni)
Genre : Métalcore
C'est peu dire si ce premier album à voir le jour depuis le décès du guitariste Tom Searle était attendu. Et le groupe le savait très bien, tant et si bien que la promotion du disque n'a pas été prise à la légère et s'est accompagnée de la publication d'un grand nombre de clips. Bien que la prise de risque ne soit pas énorme, il faut une fois de plus reconnaître à Architects une maîtrise totale de son sujet, aussi bien musicalement parlant que dans les textes aux multiples niveaux de lecture. Certains y voient un opportunisme crasse tandis que les autres auront sans aucun doute versé une larme tant l'effet cathartique et l'émotion sont palpables. En bref, du solide. (Écouter l'album sur Youtube)

► Albums qui auraient pu figurer dans cette sélection :
- Gatherers : "We Are Alive Beyond Repair" (Post-Hardcore) > Écouter l'album sur BandCamp
- Long Distance Calling : "Boundless" (Post-Rock instrumental) > Écouter l'album sur Youtube
- Tesseract : "Sonder" (Métal progressif et atmosphérique) > Écouter l'album sur Youtube
- Atmospheres : "Reach" (Métal progressif et atmosphérique) > Écouter l'album sur BandCamp
- Kingcrow : "The Persistence" (Rock/Métal progressif) > Écouter l'album sur BandCamp
- Monuments : "Phronesis" (Métal progressif/Djent) > Écouter l'album sur Youtube

● Trois EPs à (ré)écouter

Thornhill : "Butterfly" (Australie)
Genre : Métalcore progressif
La scène australienne semble profondément marquée par la patte que Northlane a posée sur la scène Métalcore locale. Pourtant, certains groupes qui s'inspirent fortement de la musique de la bande arrivent à tirer leur épingle du jeu et à créer leur propre univers. Ce second EP de Thornhill sorti via UNFD permet au groupe de s'émanciper et de développer son identité avec brio, la puissance des ambiances et du chant étant mises à l'honneur avec "Reptile" qui a profité d'un clip n'ayant pas manqué de marquer les esprits. Il n'y a désormais plus qu'à concrétiser cette très bonne progression avec la sortie d'un premier album. (Écouter l'EP sur Youtube)

La Mathilde : "Déborder" (France)
Genre : Chanson française, Punk-Rock
Cela fait quand même une dizaine d'années que La Mathilde a vu le jour et il difficile de comprendre pourquoi un groupe comme ça n'a pas gagné davantage en notoriété au fil des ans. Quoiqu'il en soit, le groupe originaire de Melun a proposé en 2018 un nouvel EP chaleureux, sensible et tout en puissance par moment où l'accordéon et le saxophone ne sont pas en reste. Une décharge Rock servie par des textes en français, poétiques et toujours imprégnés d'une réalité sociale où la ville fait figure de personnage à part entière. Quatre titres qui prennent aux tripes. (Écouter l'EP sur BandCamp)

Covet : "Effloresce" (USA)
Genre : Math Rock, Rock progressif, Instrumental
Yvette Young remet les pendules à l'heure : la guitare n'est pas qu'une affaire d'hommes ! La talentueuse guitariste, accompagnée de ses deux amis David Adamiak et Forrest Rice, a proposé en 2018 ce magnifique EP, tant dans les mélodies que dans la technicité. La musique de Covet vient directement concurrencer celle de toute une vague d'artistes masculins pratiquant un Rock progressif teinté de Jazz tels que Plini (parmi tant d'autres). Un très joli recueil, onirique et charmeur. (Écouter l'EP sur BandCamp)

● Meilleur "Come-Back"

A Perfect Circle : "Eat The Elephant" (USA)

Genre : Rock progressif et alternatif
Cela faisait quand même presque quatorze ans que la bande de Maynard James Keenan et Billy Howerdel n'avait pas sorti de nouvel album. Et même si ce n'est peut-être pas l'album de la décennie, A Perfect Circle ne s'est pas moqué de ses fans avec un disque suffisamment long et riche pour excuser ces interminables années d'attente. Derrière un artwork plutôt dégueulasse se cache un quatrième disque aussi mature que ses compositeurs avec un Maynard à la voix toujours aussi juste et envoûtante. Un disque tout en finesse et fort agréable à l'écoute. Retour gagnant qui ne peut laisser présager que du bon pour le nouvel album de Tool prévu en 2019. (Écouter l'album sur Youtube)

● La Violence

Sectioned : "Annihilated" / Frontierer : "Unloved" (Royaume-Uni)
Genre : Mathcore, Grindcore, Beatdown, Noise, Hardcore électronique
Double dose de violence britannique cette année avec Sectioned et Frontierer. Difficile de départager les deux groupes puisque, justement, il se partagent plusieurs musiciens. Dans tous les cas, ces gars-là ont proposé cette année deux recueils d'une violence difficilement descriptible où les guitares ne sonnent plus tout à fait comme des guitares et où le vacarme ainsi produit porte une voix écorchée. Malgré tout (et aussi étrange que cela puisse paraître), l'ensemble reste audible et, dans un certain sens, appréciable. Enfin, pas pour tout le monde, c'est évident. Deux albums à (re)découvrir, mais exclusivement réservés aux amateurs de pure destruction auditive. (Écouter Sectioned sur BandCampÉcouter Frontierer sur BandCamp)

● La Déception

Good Tiger : "We Will All Be Gone" (Royaume-Uni)
Genre : Rock progressif et alternatif
Soyons clairs tout de suite : ce second effort du super-groupe emmené par Elliot Coleman n'est pas mauvais, loin de là. C'est simplement qu'après plus de deux ans de travail, on s'attendait à quelque chose de plus... consistant. Comme son prédécesseur, cet album est un peu court mais surtout, on a parfois l'impression que chaque musicien joue dans son coin et que, malgré des qualités certaines dans le travail de composition, chacun tente de se mettre en avant au détriment de l'alchimie du groupe. Certains passages semblent donc un peu brouillons ou expédiés. Dommage car il y avait véritablement moyen de faire quelque chose de plus posé en travaillant les ambiances et en s'attardant sur la touche progressive, quitte à proposer davantage de passages instrumentaux. Reste à voir ce que proposera le groupe par la suite étant donné que le batteur Alex Rüdinger a déjà annoncé son départ de la formation. (Écouter l'album sur BandCamp)

● Douze clips qui ont marqué l'année 2018

Bottle Next : "The Running Herd" (Visionner le clip)
Parce que les moyens mis en oeuvre sont considérables pour un groupe encore relativement peu connu. Les costumes, les décors, la photographie, les acteurs : tout est grandiose et a demandé un travail monstrueux digne du cinéma. En gros, une réalisation en béton armé pour un clip vidéo qui mériterait d'être davantage partagé et visionné ! Un making of est disponible sur Youtube.

Orelsan : "Défaite de Famille" (Visionner le clip)
Parce qu'Orelsan a toujours mis un point d'honneur à proposer des clips de qualité pour mettre des images sur ses chansons. Même si le clip pour "Rêves Bizarres" publié en fin d'année profite d'un travail de post-production monstrueux, c'est véritablement "Défaite de Famille" - où le rappeur se grime en une multitude de personnages - qui remporte la palme. Un making of est disponible sur Youtube.

Run The Jewels x Rick & Morty : "Oh Mama" (Visionner le clip)
Parce que voir Rick & Morty dézinguer des insectes humanoïdes à grands coups de fusils laser en tenues de men in black sur le Hip-Hop lourd de Run The Jewels a quelque chose de profondément jouissif. Et de toute façon, un clip animé, ça fait toujours son petit effet. Coloré et comportant plusieurs gun fights, ce clip n'est rien de plus qu'un exutoire prolongeant l'expérience de Rick & Morty dont la production d'une quatrième saison était loin d'être garantie à l'époque.

Skindred : "That's My Jam" (Visionner le clip)
Rien de bien fou dans cette vidéo si ce n'est un humour décalé très britannique, cette dernière mettant en scène un chat anthropomorphe en lui inventant une vie nocturne. Drôle, festif et dansant, ce clip sert un morceau qui l'est tout autant bien qu'il ne soit pas exceptionnel musicalement parlant. De toute façon, voir ce personnage à tête de chat s'exciter devant la lumière rouge d'un laser, cracher sa boule de poil, acheter du lait comme si c'était de l'alcool et sniffer de l'herbe à chat sont des raisons suffisantes pour regarder cette vidéo avec un sourire.

Gatherers : "Infinity & Gloom" (Visionner le clip)
Un décor unique, une bonne actrice et une bonne mise en scène : voilà les ingrédient nécessaires pour un clip qui prend aux tripes. Et que dire du morceau où la musique et les textes s'acharnent à nous tirer un frisson ? Une vidéo exceptionnellement efficace pour parler du manque physique, de la perte d'un être cher et du deuil. Moins de trois minutes pour ressentir la souffrance et se laisser percer par la musique de Gatherers : très fort !

Eminem feat. Joyner Lucas : "Lucky You" (Visionner le clip)
Parce qu'Eminem est tout simplement le king du Rap encore aujourd'hui et que lorsqu'il a envie de rembarrer tous ceux qui osent le défier, il ne fait pas dans la dentelle. C'est avec une pointe d'humour et de dérision non dissimulée que le rappeur américain se moque de toute une nouvelle génération d'artistes au style douteux, ce dernier se mettant en scène avec Joyner Lucas pour tourner en ridicule ceux qu'on appelle plus communément les "mumblers". Propre et efficace pour régler ses comptes.

Smash Hit Combo : "Falls Apart" (Visionner le clip)
Parce qu'il faut rendre à César ce qui est à César : qu'on aime ou qu'on n'aime pas la musique de geek de Smash Hit Combo, le groupe a toujours proposé de belles vidéos en guise de clips. Celle-ci va encore plus loin avec une mise en scène magnifique, de somptueux décors et ce qu'il faut de références bien senties à la sage Zelda pour en faire une très belle déclaration d'amour à l'univers de cette série de jeux de l'éditeur Nintendo. Du beau boulot qu'on doit une fois de plus à Brice Hincker, le batteur du groupe.

No Money Kids feat. Charles X : "Chains" (Visionner le clip)
Rien de plus fort qu'un clip à l'aspect cinématographique, sans montrer les musiciens. C'est sous la forme d'un court métrage où la musique dénote fortement avec le thème abordé dans la vidéo que le duo No Money Kids propose ce clip musical qui n'en est pas vraiment un. Une très belle photographie, un duo d'acteurs charismatiques et très bien dirigés et on a là quelque chose qui marque le spectateur. Du très bon boulot signé Leigh Powis.

Siamés : "Mr Fear" (Visionner le clip)
Une fois de plus, Siamés a bien joué son coup en confiant la réalisation de son nouveau clip au studio Rudo. Après la vidéo pour "The Wolf" qui figurait déjà dans la sélection de l'année précédente, "Mr Fear" profite d'un clip très coloré où le compositing des images rappellerait presque une bande dessinée. L'animation et le scénario sont toujours très bien gérés et, entre science-fiction et fantastique, le thème abordé s'avère être universel. En un mot : une réussite.

A Perfect Circle : "So Long, And Thanks For All The Fish" (Visionner le clip)
Parce que le retour d'A Perfect Circle s'est aussi accompagné de la publication de clips où le noir et blanc ont un impact fort. Après une vidéo prenante pour "Disillusioned", le groupe a proposé un clip à la fois acide et décalé nous plongeant dans une Amérique d'il y a plusieurs décennies pour l'un des morceaux les plus marquants du disque. Tout simplement une vidéo à (re)voir, pour le plaisir.

Thrice : "Only Us" (Visionner le clip)
On en le dira jamais assez : il n'y a pas plus réussi qu'un clip musical où les musiciens sont tout simplement absents. Lorsque la vidéo met en scène des acteurs, raconte quelque chose et présente plusieurs niveaux de lecture, on obtient tout simplement ce qui fonctionne le mieux pour accompagner une musique donnant vie à des textes lourds de sens. Rien à dire : c'est maîtrisé.

Riot Games : "K/DA - Pop/Stars" (Visionner le clip)
On peut détester la K-Pop. On peut détester les jeux vidéo et plus particulièrement League Of Legends. On peut aussi détester l'animation et les clips animés, ou tout simplement l'animation 3D. Mais peut-on réellement détester les trois en même temps ? Voilà une vidéo (promotionnelle) qui se targue de réunir les amateurs de tous ces domaines en proposant un clip animé, coloré et dynamique où se mêlent jeu vidéo, Rap et K-Pop. Il y aura toujours des gens pour dire qu'ils n'aiment pas mais le résultat final reste très réussi et atypique.

Bonus : Clip le plus WTF!

Doja Cat : "Mooo!" (Visionner le clip)
Alors, évidemment, comme chaque année, c'est difficile de choisir un clip dans cette catégorie. Il y en a toujours qui sont très perchés, très drôles ou surréalistes. Cette fois, on retiendra cette vidéo de Doja Cat parce qu'elle vaut quand même son pesant de cacahuètes : un fond vert à la qualité plus que douteuse et la rappeuse qui se prend pour une vache dans un costume de rigueur. Même la musique et les textes semblent être une vaste blague... ou un message féministe plutôt bien dissimulé. Dans tous les cas, ça vaut le détour !

[Vidéo] Jinjer : "Perennial" (Paroles / Lyrics)

Si on ne devait citer qu'un seul groupe de Métal ukrainien actuellement, il y a de fortes chances pour que ce soit le nom de Jinjer qui vienne rapidement à l'esprit.

Le groupe emmené par la charismatique Tatiana Shmailyuk vient de sorti un nouvel EP en ce début d'année 2019. Baptisé Micro, ce nouveau mini-recueil a déjà profité d'un clip puisque la vidéo proposée pour le titre "Ape" a été publiée dès le mois d'octobre 2018 via Napalm Records. Avec Micro, le groupe prouve une fois de plus que ses musiciens sont talentueux et que Tatiana dispose de capacités vocales impressionnantes.

Pour "Perennial", on a droit à une vidéo plutôt bien foutue où Tatiana se met en scène telle une personnification de la nature qui se "suiciderait" chaque année au moment de l'automne pour plus tard renaître, au moment du printemps. Un cycle, un éternel recommencement où la mort et la renaissance s'enchaînent, comme par magie.

This autumn feels like funeral to me / The longest song of grief
And not for what has passed, but for what shall last


Exhausted nature is so tragic and suicidal / Oh how spectacular she is when she kills herself
Death throes are slowly crawling to her toes / As the last leaf is falling off her head
I'm here with her undressed / With a few petals on my breasts
We shared opiates and let the landscapes do the same
I love your warmth but yet prefer to sleep in cold alone
We fixed our eyes up to the sky to see a flight send us farewell

Goodbye / May we see each other next time
So please, come back to celebrate this festival of life
Then as now fly, today you reached the point of no return
Now cry and then die / Tomorrow I will meet you with your cells restored

Annual tradition of mass destruction / In the name of total reconstruction
My biggest source of confusion / The reason of decay and disillusion
Under permanent ice we found a breathless paradise
No, we're not dead / No, we're not dead / Just enjoying coma

From the ashes of my roots / The new me will rise to live again
This is poetry of youth / This is poetry of me and you

04/01/2019

[Vidéo] Bring Me The Horizon : "Medicine" (Paroles / Lyrics)

Ouhhhh ! Voilà qui va encore faire jaser dans les chaumières ! Les britanniques de Bring Me The Horizon ont dévoilé le quatrième extrait de leur prochain album Amo prévu pour le 25 janvier 2019 et il risque de ne pas plaire à tout le monde !

C'est l'histoire qui se répète : le groupe avait déjà délaissé son Deathcore pour un Métalcore plutôt bien reçu par la critique en 2013 avec Sempiternal. Deux ans plus tard, c'est That's The Spirit qui avait vraiment commencé à faire grincer des dents les fans de la première heure avec une approche beaucoup plus Electro-Rock pourtant maîtrisée. Si les deux premiers extraits de Amo, "Mantra" et "Wonderful Life", restaient dans la lignée de ce précédent effort, ce "Medicine" est clairement une nouvelle étape dans l'évolution musicale du groupe. Malgré une (sur)production aux petits oignons, on a droit cette fois à un titre très édulcoré à la touche Synth-Pop où l'auto-tune semble avoir purement et simplement remplacé la guitare. Tout ça rappelle plus ou moins l'évolution suivie aux fil des années par un groupe comme Linkin Park. Reste à savoir ce que réserve le reste de l'album mais les fans de Bring Me The Horizon sont d'ores et déjà surpris. Et pas vraiment dans le bon sens du terme.

Niveau clip, c'est une animation 3D concoctée en grande partie par Oliver Latta qui nous est proposée. Le bonhomme est connu pour ses productions étranges largement diffusées par certains médias spécialisés ou sous la forme de GIFs visibles sur les réseaux sociaux. Son travail est à (re)découvrir sur sa page Instagram.

Some people are a lot like clouds you know, 'cause life’s so much brighter when they go. You rained on my heart for far too long, I couldn’t see the thunder for the storm. Because I cut my teeth and bit my tongue til’ my mouth was dripping blood But I never dished the dirt just held my breath while you dragged me through the mud. I don’t know why I tried to save you 'cause I can’t save you from yourself When all you give a shit about is everybody else And you just can’t quit / Why don’t you deal with it ? I think it’s time to stop. You need a taste of your own medicine Cos I’m sick to death of swallowing Watch me take the wheel like you / Not feel like you Act like nothing's real like you so I’m sorry for this, it might sting a bit.
Some people are a lot like clouds you know, 'cause life’s so much brighter when they go. And I spent too long in a place I don’t belong, I couldn’t see the thunder for the storm But you won’t admit / Why don’t you get a grip 'Cause you can’t keep going on and on and on like this No you just can’t quit / Why don’t you deal with it ? I think it’s time to stop

24/12/2018

[Vidéo] Lindemann : "Mathematik" feat. Haftbefehl (Paroles / Lyrics)

Du haut de ses cinquante-six ans, Till Lindemann en impose toujours autant. Toutefois, quand le bonhomme s'attaque à la musique Trap avec le projet qui porte son nom et en collaboration avec le rappeur allemand Haftbefehl, pour bon nombre de ses fans de longue date, ça a quand même du mal à passer.

Si le clip est complètement léché, que les images sont une fois de plus de qualité et que Till Lindemann joue beaucoup sur l'auto-dérision en se grimant en petite fille pour personnifier les mathématiques ("Algebra") qu'il baise littéralement en fin de vidéo (illustrant par la même occasion le trivial "Fick fick fick Mathematik"), il n'empêche que le Rock et le Métal sont totalement délaissés pour une production électronique à grosses basses qui fait tiquer tous les fans de Rammstein. Toutefois, il faut sans doute relativiser en comptant sur l'intelligence de Till Lindemann pour davantage faire un énorme doigt d'honneur à la musique Trap et sa tripotée de rappeurs en copiant ses codes plutôt que de crier au scandale et l'accuser de déviance artistique. En plus de cela, ce nouveau titre n'annonce la sortie d'aucun album et s'apparente davantage à un "one shot". Wait and see, comme on dit.

Fick fick fick / Fick fick fick / Fick fick fick / Fick sie richtig

Ich wollte nie zur Schule gehen / Ich wollte lieber Fernseh'n sehen
Statt blöde Summen zu addieren / Zu subtrahieren und zu dividieren
Das Gerechne kann man sich schenken / Warum soll ich denn noch so viel denken ?
Wozu sich noch mit Zahlen quälen ? Es gibt doch Maschinen zum Geld zählen

Fick fick fick Mathematik / Fick fick fick, fick sie richtig
Fick fick fick Mathematik / Algebra ist gar nicht wichtig

Fick fick fick Mathematik / Fick fick fick, fick sie richtig
Fick fick fick Mathematik / Algebra ist gar nicht wichtig


Ich wollte nie zur Schule gehen / Wurzelrechnung, Mengen, Integral
Geometrie und diese Quotienten / Sind doch später total scheißegal

Joint in meinem Mundwinkel und ich bin auf dem Weg zur Schule
Augen rot so wie Tomaten, Kool Savas LMS in meinem Walkman, Hure
Was für Algebra, Bitch, ich kenn nur Straßenmathematik
Rechnen lernte ich durch Hasch und Gras ticken, ich leg's auf die Waage und du bezahlst mich

Endlich müssen wir Test schreiben / Der Lehrer reibt sich, wenn wir leiden
Ich sprech nur aus, was alle denken / Den Mathe-Scheiß kann, kann man sich schenken


Eins plus eins ist zwei, zwei plus zwei ist vier / Mehr muss ich nicht wissen, ja, das reicht mir
Wozu sich denn noch mit Zahlen quälen ? / Es gibt doch Maschinen zum Kohle zählen


Und es gibt so viel Besserwisser, die alles besser wissen

Diese Besserwisser, die sollen sich verpissen
Sollen sich im Mathezirkel mal zusammenrotten / Haben gute Zensuren, aber Scheißklamotten

Wir wiegen Geld ab, wir brauchen nicht zu rechnen (Nein)
Wir wiegen Geld ab
Wir wiegen Geld ab, wir brauchen nicht zu rechnen (Nein!)

23/12/2018

[Vidéo] While She Sleeps : "Haunt Me" (Paroles / Lyrics)

Le temps passe de plus en plus vite et les sorties d'albums se succèdent... et celles prévues pour l'année 2019 pointent déjà à l'horizon ! Le premier trimestre de cette nouvelle saison musicale risque d'être doublement marqué par les gros sabots britanniques : tout d'abord Bring Me The Horizon et son Amo prévu pour le 11 janvier, puis While She Sleeps et son So What? prévu pour le 1er mars.

"Haunt Me" est le second extrait de ce quatrième effort, présenté un peu moins de deux mois après "Anti-Social". Concernant la vidéo, c'est Aaran McKenzie lui-même qui s'y colle (le bassiste du groupe) avec du noir et blanc dans un style très personnel. Le résultat est très réussi et le choix d'un diaporama scénarisé fonctionne tout aussi bien qu'un film à proprement parler. Deux clips où c'est le groupe lui-même qui bosse, ou son entourage proche : on est bien dans la continuité de You Are We et son DIY affirmé (et on retrouve, de jour, le décor ayant servi à la vidéo pour "Civil Isolation").


We won't leave til you realize
These are the reasons why we won't survive on our own
Nobody gets left behind

Don't say you didn't see it coming / Now the world's in disarray
And all that I have said comes back to haunt me


I didn't see the lights / Even though they're blinding me right in the eyes
Couldn't read the signs
Telling me to swim against the current as they're pulling me under
I'm intoxicated, led astray by the fake / Unconscious to the right solution
Our minds are barely moving / We might deserve a second chance
If I can prove we're alive

Don't say you didn't see it coming / Now the world's in disarray
And all that I have said comes back to haunt me
Don't say you couldn't see the warnings / Or the wolves outside the gates
And all that I have said comes back to haunt me

We won't leave til you realize
These are the reasons why we won't survive on our own
Nobody gets left behind

(Who told you it's) It's ours for the taking
Every man for himself / In favor of all who trade intelligence
Order for the selfish who don't deserve a second chance
If they're still picking a side

It's the dose that makes it poisonous
It tastes bitter but we're keeping our head above the surface
We're still alive although we've been bitten / It's like a sickness written into our anatomy
This is the sound of no one listening to you running your mouth
Are you thinking out loud or just can't see through the amount of shit
You feel the need to surround yourself with / You feel the need to surround yourself with
Back up, I'm sick of telling you enough is enough

It takes my breath away / But I don't feel like I deserve the taste
You're missing the point, can't understand my pain
Some people never change / It's like a fire without a flame

21/12/2018

[Vidéo] Cane Hill : "Acid Rain" (Paroles / Lyrics)

C'est confirmé : le nouvel EP de Cane Hill sera bien un recueil acoustique. Baptisé Kill The Sun, ce dernier paraîtra le 18 janvier 2019 via Rise Records.

C'est donc sous un nouveau jour qu'on découvre Cane Hill qui s'est fait connaître avec des titres et opus beaucoup plus violents que celui qui se profile ici à l'horizon. D'après son chanteur Elijah Witt, l'EP acoustique Jar Of Flies d'Alice In Chains paru en 1994 ainsi que toute la période Grunge (avec Nirvana en porte-étendard) auraient été de grosses influences pour Kill The Sun. En attendant la sortie de ce nouveau recueil dans son intégralité, il est toujours possible de visionner le clip pour "Kill The Sun" et d'écouter Too Far Gone, le dernier album du groupe, en écoute intégrale sur BandCamp.

I feel the spiral take me down / The ugly dog that’s kicked around Fill my lungs with the sound of my habitual intentions I hope that every god damn day / That the Dope Man comes my way And I don’t wanna go too far away / Rather stay in my acid rain Sinking deeper can’t escape this hole 'cause my soul aches for religious woe For my habitual ascension I’m sorry I was hard to love / It wasn’t you it was the drugs