30/06/2017

[Vidéo] Stupeflip : "The Solution"

Après tant d'années, ce serait mentir que de dire que l'on découvre l'ego trip et l'auto-centrisme du Stupeflip CROU. Malgré tout, il y a quelque chose d'assez mystique et envoûtant dans cette affaire... et ce n'est pas le clip de "The Solution" qui fera dire le contraire !

Au menu, toujours le même délire à base de costumes complètement fumés et concoctés avec les moyens du bord, une sorte de culte complètement perché et un trio gagnant pour un titre où chaque couplet possède une identité qui lui est propre. Le CROU, on connaît désormais très bien, mais ça reste chouette malgré le manque de surprise. L'album Stup Virus, sorti en mars 2017, est toujours en écoute intégrale sur Youtube et le clip de "Understup" est toujours visionnable ici.

26/06/2017

[Vidéo] Shaka Ponk : "Gung Ho"

Lorsque Shaka Ponk a déboulé sur la scène française en 2006 avec son premier album, il y avait réellement quelque chose de frais et différent chez le groupe à la tête de singe. Depuis, il faut bien admettre que la bande s'est tournée vers un Rock plus brut de décoffrage que le Métal Electro proposé à ses débuts et malgré un succès fulgurant et écrasant, tout ça a un peu perdu de sa saveur originelle.

Qu'à cela ne tienne, la troupe emmenée par Frah et Sam risque de continuer de faire parler d'elle en fin d'année avec l'annonce d'un nouvel album prévu pour le 17 novembre 2017 et une imposante tournée en 2018. Pour amorcer la promo de ce prochain opus, Shaka Ponk a balancé un clip de plus de six minutes à l'esthétique très particulière qui n'est pas sans rappeler des films de genre comme Sin City, Planète Terreur ou le court métrage très rétro Kung-Fury sorti en 2015. Bref, les références ne manquent pas et la réalisation est de qualité, preuve que Shaka Ponk a désormais pas mal de moyens ! Niveau textes, c'est encore un peu abstrait et semble cacher un concept et un scénario qui, on l'espère, se dévoileront avec le reste de l'album et d'autres clips à venir.

"Gung Ho" figure sur l'EP ApeTizer sorti le 26 juin 2017 aux côtés de quatre autres morceaux (tous en écoute via la page VEVO du groupe), histoire de patienter d'ici novembre.

24/06/2017

[Vidéo] Big Junior : "Shoot The Breeze"

Ils sont tout beau et tout frais : les quatre lyonnais de Big Junior ont publié un clip pour "Shoot The Breeze" extrait de l'EP Osiris sorti en avril 2017 et c'est sympa comme tout !

L'EP est en écoute intégrale sur la page SoundCloud du groupe et comme beaucoup d'autres formations lyonnaises, la bande nous promène sur les quais et à travers les rues de la capitale des Gaules dans un clip polyptyque tourné avec les moyens du bord. Fun.

23/06/2017

[Vidéo] Novelists : "The Light, The Fire" (Paroles / Lyrics)

Enfin ! Cela fait des mois que Novelists parle d'un second album pour l'année 2017 et on a finalement un aperçu de cet opus avec un premier extrait aujourd'hui : "The Light, The Fire" est présenté sous forme d'une vidéo relativement simple mais à l'image du nom du groupe, l'écrivain tapant les textes du morceau à la machine à écrire...

Les français avaient prévenu que ce second effort serait un peu différent du premier (Souvenirs est sorti en octobre 2015) et il faut bien admettre que les riffs paraissent ici moins... excentriques, sans parler du fait que Mattéo concentre ici sa voix sur un chant clair, toujours de très bonne qualité. Vivement la suite pour davantage se faire idée !

Your eyes tend to remind me so frequently
The cold and distant light of these heavenly bodies.
I know too well that I’m the only one to blame, I’m sorry.
I knew where we’d be led but I just kept walking.

Now, I see the light, the fire devouring the coal.
Now I’m used to singing with the monster I’ve become, 
To dream of the gold in the river.
Oh, the nights have become longer to stand,
And the dawn is harder to wake each day. 


These nights have stolen the best of me,
And what is left should never be yours.
I’m fading with the gleam of a far-off firmament.

My soul weeps an ocean I can’t seem to drain,
I’m drowning in these waters,
Sink as deep as I can sink.
I know too well that I’m the only to blame,
I’m sorry,
I knew where I’d be led.

I’ve spent my whole life
Dreaming of a brighter light,
But I doubt you can ever realize
That all these songs to call-off the jinx
Might be everything this world has left me. 

I can’t seem to live with these dreams of you.

20/06/2017

[Vidéo] Dance Gavin Dance : "Summertime Gladness" (Paroles / Lyrics)

Parfois, il y a des choses qui ne s'expliquent pas, ou alors très difficilement. Et c'est le cas ici avec ce clip concocté par Dance Gavin Dance pour le titre "Summertime Gladness", un morceau sorti de nulle part puisqu'il ne figure même pas sur la tracklist de l'album Mothership paru en octobre 2016 et duquel est d'ailleurs extrait "Inspire The Liars" qui profite d'un clip sorti en mars dernier.

Alors, certes, l'été c'est cool, on fait souvent des rencontres pendant cette période ensoleillée mais tout ça n'est bien souvent que passager, tristement temporaire. Et si il est assez difficile de percevoir un sens clair au morceau proposé ici, ces divers sentiments vis-à-vis de la saison la plus chaude de l'année pourraient être un début d'explication... ou alors il ne s'agit là que d'un pied de nez au "Summertime Sadness" de Lana Del Rey !

I followed / Making flirty faces, rounding out the bases
So you'd borrow  / Me for the night / Maybe for life

Endorphin orphan morphin
Lemon cheese equally 
You know my origin story, born in the cemetery
I'm into stupid apps, like cry-yo-own self back to sleep 
My rock is solidbucks, these people amenities 

Must have you misunderstood little girl you're a dangerous lady 
Just because it feels so good that don't make that don't make you my baby 
Fed me skittles on a burial ground  / Gave me rabies in the back of my car 
Shoved that dagger through the back of my heart / Now you're just another scar

Get another round of weirdo in em  / Turn around slow and rear yo head 
No one allowed to solve the riddle ha / 1+2 is nine times red

Kiss my kiss yo ass goodbye, Kiss yo ass goodbye 
Kiss my kiss yo ass goodbye, Kiss yo ass goodbye 
Only on occasion do lose my patience  / I just swallow 
All of my pride, but I can't this time / Ohh

I test this cable, i plugged into a tree
I play the tokin tone from straight off the leaf 
I got the smoothest roots that spew out the feet 
There's a clue in a plant and it can bite off the teeth of disease

Fed me skittles on a burial ground  / Gave me rabies in the back of my car 
Shoved that dagger through the back of my heart / Now you're just another scar

19/06/2017

[Vidéo] Gimmie : "How To Be A Heartbreaker" (Paroles / Lyrics)

Ce n'est pas le premier groupe français à s'exprimer dans la langue de Shakespeare mais lorsqu'on a la chance d'avoir un(e) chanteu(se)r qui possède un accent anglais impeccable, pourquoi s'en priver ?

Gimmie est un groupe de Pop Rock alternatif formé à Lyon et cette fois, avec "How To Be A Heartbreaker", c'est littéralement une recette infaillible pour briser les cœurs que Marlou donne à quiconque se retrouve dans la position de la bête noire d'une relation amoureuse. Une sorte de schéma infaillible qui se met en place bien souvent malgré nous. Et quand on lit les textes, on a cette désagréable sensation d'être tous déjà passés par là, que ce soit d'un côté comme de l'autre du triste dénouement de l'histoire... Un étrange sentiment qui est pourtant bien réel.

Let me explain just once / I’ll do it just once / How to be a heartbreaker
Find a boy / A real nice one
And gain his trust / First gain his trust

Tell yourself that he’ll try to get you
If you don’t try to get him first
So you’ll poison each one of his dreams
The best you has to come through
As he’ll try not to believe
Promise you’ll make it work
We’re gonna make it work

Deep inside
You know he’s right
But still you need
It to collide 


Let me explain just once / I’ll do it just once / How to be a heartbreaker
To this boy / Become essential
Give him a glimpse / Of what’s he’s missed

Until he can’t get enough of you
Then you’ll have him on a leash
That’s about when you’ll get enough, enough of him
But you won’t show, you can’t show anything
Cause you feel terrible and sick
You did promise you’d make it work
But you can’t make it work

18/06/2017

[Vidéo] Chinese Man : "Shikantaza"

Comme elle paraît bien loin cette époque de "Skank In The Air" ! Pourtant, l'esthétique visuelle des clips de Chinese Man n'a pas changé et la touche d'extrême Orient de la musique du groupe non plus ! Et c'est tout simplement un bonheur que de découvrir le travail de fou accompli par Fred & Annabelle (aidés par Lise Corriol et Julien Loïs) pour le clip de "Shikantaza", le morceau qui donne son nom au dernier album de Chinese Man sorti en février 2017 (en écoute intégrale sur Youtube).

Un clip puissant, avec une foule de personnages animés et des décors tout aussi splendides que monumentaux. La preuve que l'état d'esprit est le même qu'il y a presque dix ans mais que la technique (3D notamment), elle, a fortement évolué !

16/06/2017

[Vidéo] Youthstar : "Boogie Men" feat. Chill Bump & Illaman

Voilà qui sent bon le soleil, qui sent bon les potes et le Hip-Hop : l'EP SA.MOD de Youthstar est sorti le 9 juin 2017 et en plus, il est en écoute intégrale sur Youtube !

Après une première vidéo pour le titre "Vocabularious" qui était déjà une collaboration, le MC désormais établi à Bordeaux a balancé un nouveau clip pour le titre "Boogie Men" en collaboration avec non pas un mais deux autres MCs : Chill Bump et Illaman. Et une chose est sûre, si le nom de l'EP ne faisait déjà pas trop sérieux ("SA.MOD" pour so mad, il faut croire), cette vidéo avec les trois loustics ne fera pas penser le contraire et ça même a l'air de plutôt bien rigoler quand ces trois-là sont ensemble.

15/06/2017

[Vidéo] Korn : "Black Is The Soul" (Paroles / Lyrics)

On va pas s'mentir : depuis que Brian "Head" Welch a fait son retour au sein de Korn en 2013, le groupe a su remonter la pente d'une bien belle façon afin de faire oublier une période troublée et synonyme de mauvais disques.

Avec The Serenity Of Suffering - le douzième album de la bande, sorti en octobre 2016 et en écoute intégrale sur Youtube), Korn s'est assuré un sacré succès avec une tournée gigantesque et des clips vus plusieurs millions de fois (plus de 15 millions pour "Rotting In Vain", sorti il y a moins d'un an). Pour "Black Is The Soul", l'atmosphère est soignée, la photo aussi, le noir est de rigueur et on a l'agréable sensation de (re)découvrir un groupe qui a su traverser les décennies en conservant son identité tout en mûrissant. Solide !

As it all falls down, do I walk away
Or do I stand my ground and accept my fate
And there's the faceless cries, that twist my every dream
And almost every night, I hear the demon sing

Why are we going on this way
Why do we play these games in vain
Nothing's gonna break it down and build us back again
So why did the path have to lead this way
Black is the soul that's led astray
You're leading me to places I can never follow


Happiness is found in the darkest ways
And as I search around I knew nothing but mistakes
And there's the faceless cries, that twist my every dream
And almost every night I hear the demon sing

And when you scream you push me so much further than
And when I leave I always walk right back again
And when you cry the tears are cleansing bitterness
I'm out of time, I'm slowly dying give me back my LIFE!
Just give me back my life ! (x3)

As it all falls down do I walk away
Or do I stand my ground
There's nothing left to say

14/06/2017

[Vidéo] Johk : "Amnésiques Mais Sincères"

Johk, on en a parlé à l'occasion du passage du groupe originaire de Poitiers lors d'une soirée Punk Rock à Lyon avec Intenable. Cette fois, le quatuor fait parler de lui pour la sortie d'un clip vidéo pour le titre "Amnésiques Mais Sincères" extrait de l'album Aux Antipodes De l'Existence sorti à la fin de l'été 2016 et en écoute intégrale sur BandCamp.

Un clip aux belles images, présentant un paysage urbain en noir et blanc, pour un titre qui nous dresse un portrait de la vie citadine, une vie pleine de contradictions et de désillusions, un véritable terreau pour les difficultés sociales et morales. Fort !

On avance, on se perd dans les rues de nos rêves, 
Chacun dans sa misère contre le temps,
Les vices et la fatalité.
Si proche de l’éternel, mais dix ans en arrière,
Si loin du vide, au fond de nos corps empilés
 Sur les quais de l’histoire, mais quelle histoire. 
On a vu nos vêtements changer de couleurs au gré des hivers 

Qui ne laissent de place qu’à la pluie, sous les nuages de nos enfers. 
Détruits, enfermés de jour comme de nuit, à l’agonie mais dans la tradition de l’apathie dans nos quartiers

Au nom des écrasantes lois d’une minorité. 
Amnésiques mais sincères du mal qu’on s’est bien fait,

Bien avant qu’on s’enterre sous les gravats d’une ville qu’on rêvait éclairée.

12/06/2017

[Vidéo] Knocked Loose : "Billy No Mates" // "Counting Worms" (Paroles / Lyrics)

C'est assez dingue de voir à quel point les groupes de Métal-Hardcore sombre ou chaotique aiment faire des références à des petites bêtes considérées par beaucoup comme étant "dégueulasses".

Dans tous les cas, le Vans Warped Tour 2017 qui traversera les USA pendant presque deux mois cet été promet quelques prestations violentes avec notamment Knocked Loose qui a présenté une vidéo pour les deux morceaux "Billy No Mates" et "Counting Worms" extraits de l'album Laugh Tracks sorti en septembre 2016. Entre le public qui s'adonne à du crowd kill sans ménagement, des riffs pesant et quelques images de mains plongeant dans de la boue infestée de vers, on a comme l'impression d'avoir déjà entendu et vu ça quelque part, chez Code Orange (Kids, à l'époque) notamment, avec ici une basse à cinq cordes et des grattes à sept cordes. Parce que "toujours plus" ! Rude...

Maybe I'm the one who's so full of shit,
Point the finger,
Reject the blame,
Dig deep in a heart that breaks,
No spine to be found,
Pick me up from the ground,
Maybe I'm the one who's so full of shit,
Point the finger,
Reject the blame,
All my friends who have wasted their lives,
We are one in the same,
I was too quick to judge,
We're all alone in this,
I put the drugs in between us,
I told myself that it changed you,
But I'm the one who changed,
Point the finger,
Reject the blame,
I call out for help,
But I'll never call your fucking name,
Anguish,
I did away with the poison,
But I still feel like I'm dying.
______________________________________
I wrote a song about getting better,
It's a feeling I can't remember,
Counting worms.

09/06/2017

[Vidéo] Enter Shikari : "Supercharge" feat. Big Narstie

Certes, on pourra dire que ce n'est pas réellement un clip mais plutôt une lyrics video et après tout, peu importe : c'est la dernière production vidéo d'Enter Shikari et elle concerne le nouveau titre "Supercharge" sorti au mois de mai 2017 en featuring avec le rappeur londonien Big Narstie.

Comme à son habitude, Enter Shikari surprend un peu son monde en proposant cette fois un titre très différent de "Hoodwinker" publié en octobre 2016, l'Electro étant ici omniprésent. Mais les électrons libres du Rock et Post-Hardcore britannique n'ont que faire de l'avis partagé des fans et continuent d'avancer en faisant ce qui leur plaît, et tant mieux puisque ça passe pas mal.

08/06/2017

[Live Report] K-Nardage Assaut #1 Jour 1 (Le Café Charbon - Nevers)

Y a des endroits, comme ça, où tu sais que tu vas passer un bon moment et où la seule inconnue à l'équation "bière + musique + joyeux public" n'est autre que le programme de pitreries qui sera orchestré par le public lui-même. C'est désormais une sorte de rituel à Nevers : un concert au Café Charbon est synonyme de "fête au village", d'autant plus lorsque c'est K-Nardage Asso qui se charge d'organiser l'événement.

Cette fois, l'asso qui fait littéralement vivre et bouger la scène Punk et Hardcore de Nevers a tout simplement décidé d'organiser un fest' sur deux jours avec une belle tripotée de groupes de Pop/Punk/Rock/Hardcore. Un programme qui paraissait déjà alléchant sur le papier mais c'était sans compter sur l'ambiance que le public neversois réserve aux groupes qui viennent jouer entre les murs du Charbon. Pour tous ceux qui répètent sans cesse qu'il ne se passe jamais rien à Nevers, ce weekend-là les faisait carrément mentir puisqu'en plus de cette double soirée au Charbon se déroulait au même moment la seconde édition de l'Arrosoir (événement culturel s'étant tenu du 20 au 28 mai 2017) en plus de l'édition 2017 des Foulées de Nevers. Autant dire qu'il y en avait pour tous les goûts !

Début des opérations le vendredi 26 mai 2017 au soir avec une triplette de formations orientées Pop-Rock et Pop-Punk : autant dire le calme avant la tempête qui était annoncée pour le lendemain. Comme on est des gens bien éduqués, on arrive à l'heure pour s'enquiller une petite mousse. Et comme à Nevers, tout le monde est bien éduqué, il y a déjà un paquet d'habitués qui sont là, doigts de pieds en éventail et lunettes de soleil sur le nez, attendant patiemment l'annonce de Pærish dont le passage est prévu pour 21h. Il faut dire que ça tape sévère pour une fin de mois de mai et que l'ouverture du bar se fait attendre pour enfin se rafraîchir à grand coups de bière glacée directement sortie du fût.

Enfin, 21h arrive et ça commence. Pærish, ce sont quatre mecs estampillés "parisiens" (alors que la capitale n'est pas vraiment leur fief à la base) amoureux de tous ces groupes qui ont marqué le Pop-Punk et Punk Rock des années 90, que ce soit Sum41 - pour qui le groupe a d'ailleurs ouvert sur plusieurs dates de leur tournée européenne en début d'année 2017 - ou encore Blink-182, The Offspring et même Nirvana. Alors on pourrait croire que les quatre compères ont choisi la facilité de faire de la musique en copiant minablement leurs références mais on est bien loin de tout ça. Paerish, c'est intelligent, doux et envoûtant et ça ne ressemble finalement pas à grand chose d'autre. Pour résumer, ça te pose une ambiance feutrée et sucrée, un brin nostalgique et comme un poil (faussement) naïve. Le résultat, c'est un truc un peu hors du temps qui te donne envie de te dandiner en tortillant la tête, comme pour montrer que tu as bien saisi le message et que t'es un peu dans le même état d'esprit que ces mecs qui sont nés à la fin des années 80 et qui sont juste contents de jouer leur musique. Sur scène, Pærish profite de la justesse de la voix de Mathias pour te scotcher sur place : parce que brailler dans un micro aurait sans doute été trop facile, le bonhomme préfère souffler avec une voix aussi claire qu'habitée (voire parfois même éthérée) pendant que ses potes s'activent à porter cette dernière à grand coup de riffs bien pensés et de solos placés ça et là mais qui ne viennent pas perturber le fond du propos. Difficile d'exprimer avec des mots ce qu'il se passe dans nos entrailles et dans nos têtes pendant ce set : "C'est pas un peu mou du g'nou ?", "Ouais mais putain c'est quand même bien fait, faut avouer !", "Bordel faut l'assumer de balancer des "woohoo" comme ça, mais ça passe pas mal, en fait !". Bref, toutes ces sensations assez étranges partagées entre la surprise et le respect du parti pris par les quatre membres du groupe. Le mieux, c'est encore de se faire une idée soi-même en allant écouter le premier album que la bande a sorti en fin d'année 2016, Semi Finalists, qui est en écoute intégrale sur BandCamp. En tout cas, le set passe crème et il règne une atmosphère feutrée dans le Charbon, certes assez éloignée de l'ambiance torride qui peut régner après un concert de Punk, mais c'est tout simplement parce que les gens ont écouté et que c'est tout ce qu'il y a à faire devant Pærish : la fermer et profiter. Retrouvez le groupe sur Facebook et l'album Semi Finalists sur la plupart des plate-formes de streaming.


Il y a toujours un groupe à Nantes pour faire de la musique de qualité dans un genre donné (si vous aimez le Métal, allez faire un tour du côté d'Ellipse). Cette fois, c'est Heavy Heart qui a été désigné pour venir balancer une vague de fraîcheur et ses embruns Punk Rock du Sud de la Bretagne (attention, ne dites jamais à un breton que Nantes se trouve en Bretagne !) sur la scène brûlante du Charbon (trop facile). Malgré toute cette douceur et des tubes au goût délicieusement californien, Heavy Heart n'a clairement pas fait baisser la température dans la fosse du Charbon pour ce premier jour de festival : ça commence réellement à s'amuser dans le public qui accueille chaque refrain bien catchy et repris en gang vocals par les trois gratteux (paske la basse ça reste une "gratte") avec une joie non dissimulée. Heavy Heart, ça se la donne clairement sur scène (et les mecs transpirent), chaque membre participant vocalement avec une ferveur qu'on sent portée par des sentiments profonds et un esprit Punk bien réel (se repasser un titre comme "What We Lost" met tout le monde d'accord) et bienveillant, notamment à l'égard du public qui commence à s'exciter. Les nantais rappellent d'ailleurs bien à la fosse entre deux morceaux que "faire du slam ou du pogo, ça reste sympa tant qu'on fait gaffe aux gens autour de soi". Et comme l'emblématique bodyboard du Charbon est de sortie et que ça commence à se grimper sur la tête à pratiquement chaque morceau, les mecs d'Heavy Heart prennent légitimement un petit coup de tension à la vue de tous ces joyeux lurons venus là pour s'enjailler : Louis fait donc une pause et prend bien soin de demander si "tout le monde est à son aise et profite du show dans de bonnes conditions". Musicalement, Heavy Heart c'est tout simplement soigné, bien fait et efficace. Pro, aussi, car pas d'erreur sur scène avec un show bien calé. Avec la possibilité de jongler entre les voix de chacun des gus, le groupe s'offre le luxe de pouvoir offrir diverses facettes vocales qui viennent enrichir le propos de textes en anglais à la fois festifs, réfléchis et dégoulinants de sentiments. Bien que les puristes pourront toujours dire que "ça n'a rien à voir", on peut y retrouver quelque chose qui ressemble un peu à Intenable, la langue française en moins et une guitare en plus ici. Bref, Heavy Heart, c'est bien sympa et malgré une identité peut-être un peu moins marquée que Pærish, ça donne tout simplement du baume au cœur et c'est bien ça qui compte au final ! Une agréable surprise qui se déguste avant tout sur scène. Retrouvez le groupe sur Facebook ou sur son Tumblr et découvrez sa discographie avec les deux albums Discoveries et Distance en écoute intégrale sur BandCamp (ainsi que les textes de chaque morceau sur cette même page BandCamp).



Voilà déjà la fin de la soirée qui s'annonce. Qu'on se rassure, le dernier groupe de cette triplette d'ouverture ne va pas faire retomber l'ambiance dans la salle du Charbon. Et on pourra vraiment dire que ce fest' démarre sur les chapeaux d'roues ! Afin de boucler le show, ce sont les lyonnais de Not Scientists qui ont été missionnés. Et c'est peu dire que la bande est attendue. Formé par d'anciens membres des groupes Uncommonfrommars et No Guts No Glory, Not Scientists est un combo qui a "de la bouteille", et ça se ressent sur scène : c'est juste, très pro et y a pas grand chose qui déborde. Alors, évidemment, faut être un amoureux du Pop-Punk gentillet avec des grattes sans disto pour véritablement apprécier mais niveau festivités, les lyonnais savent y faire ! Avec son album Leave Stickers On Our Graves sorti en mars 2016 (et en écoute sur BandCamp), le groupe traîne dans ses valises de quoi bien faire danser et sauter une fosse. Et ça marche ! Le Charbon devient soudainement une sorte de kermesse, à mi-chemin entre le bal du village et la salle de sport du "n'importe quoi" tant le Punk Rock aux touches Pop fortement marquées fait son effet. Certains perdent leurs chaussures, d'autres tentent de battre le record du plus long slam sur bodyboard et même une chenille dont le parcours formera une boucle entre la scène et la fosse est improvisée histoire de témoigner aux lyonnais l'appréciation de leur travail. Qu'on fasse partie de ceux qui se donnent à fond devant la scène ou de ceux qui assistent au spectacle avec le sourire, dans le fond, on passe tout simplement un bon moment. Et on en sort en sueur avec la furieuse envie de boire une bière fraîche !


Une première soirée réussie pour cette première édition du K-Nardage Assaut avec une belle entrée en matière, certes doucereuse mais bien amenée et parfaitement orchestrée. De bien belles découvertes et un public évidemment toujours au top qui ne donnent qu'une envie : revenir le lendemain pour continuer de faire la fête.

07/06/2017

[Vidéo] Whist : "Growing Stronger"

La scène lyonnaise se porte plutôt bien et ça n'a pas l'air de vouloir changer. Il n'y a cependant pas que de l'Electro ou du Métal à Lugdunum et Whist a eu la bonne idée de s'aventurer sur les terres du Rock alternatif en touchant du doigt pas mal d'autres sous-genres.

Avec deux EPs au compteur (à retrouver sur la page BandCamp du groupe), le groupe était cette année sur la scène du LongLive Rockfest pour ouvrir le festival qui se tenait au Transbordeur de Lyon. Un pas de plus pour la formation qui sortira bientôt un nouvel EP, encore et toujours enregistré chez Homeless Records. Le clip de "Growing Stronger" nous emmène en balade dans l'ancienne capitale des Gaules, et ça n'est pas sans rappeler le clip d'Afterglow pour "Life Sickness".

06/06/2017

[Vidéo] Sólstafir : "Silfur-Refur"

Ahhh l'Islande, ses paysages sauvages, ses montagnes, ses prairies, sa neige... C'est bien joli et souvent mis en valeur dans des clips, et la musique islandaise en a toujours été très imprégnée. Cette même musique à l'identité si forte qu'il est difficile de ne pas reconnaître des groupes originaires de cette île perdue tout au Nord de l'Europe.

On pense évidemment à Sigúr Ros lorsqu'on aborde le sujet de groupes de Rock islandais mais il ne faudrait pas oublier Sólstafir (formé à la même période, au milieu des années 1990) qui revient avec un nouvel album en cette année 2017, Berdreyminn, chez Season Of Mist et dont ce "Silfur-Refur" est extrait.

05/06/2017

[Vidéo] Madchild : "Badchild"

Cela fait maintenant quelques temps que le prochain album de Madchild est annoncé et que les vidéos s'enchaînent. Pourtant, le rappeur canadien originaire de Vancouver n'a pas sorti que des titres extraits de ce futur album baptisé Darkest Hour prévu pour le 28 juillet 2017.

En effet, on peut rappeler des titres comme "Little Things" ou "Hands Dirty" en collaboration avec Joseph Rose mais qui n'apparaissent pas sur la tracklist de ce futur album. Seul "Write It Down" en fait partie ainsi que "Badchild" qui nous est désormais dévoilé. Introspectif et sombre : on sent que Madchild n'en a pas fini avec ses vieux démons...

04/06/2017

[Vidéo] Northlane : "Solar" (Paroles / Lyrics)

Northlane a sorti son dernier album Mesmer (en écoute intégrale sur Youtube) il y a de ça plus de deux mois, le 24 mars 2017, sur le label UNFD. Après avoir mis en ligne des vidéos pour les titres "Intuition" et "Citizen", c'est maintenant au tour de "Solar" d'avoir droit à son clip, plutôt joli dans le grain d'image et la photographie, il faut bien le reconnaître.

"Solar" est un titre plutôt calme (dont l'instru n'est pas sans rappeler ce qu'ont déjà fait des groupes de Néo-Métal ou Métal Alternatif à une certaine époque) qui trahit une orientation musicale générale de l'album vers quelque chose de davantage alternatif alors que la formation originaire de Sydney est davantage connue pour ses penchants Métalcore. Northlane prendrait-il la même route qu'un groupe comme Bring Me The Horizon ?


In an age where stars only draw us in 
Gaze is swept from our mother who birthed us here 
She’s stormy, doubted and over-relied on
Take a good long look at that horizon

We bleed it dry 
We multiply 
And soon we’ll say it’s time to fly
So scorch the host

Silenced by the solar wind 
Forests evergreen wither to sand
There’s still shade in this wasteland 
Shadows of towering glass span 
As far as you can set your sights on
Take a good long look at that horizon

She’s stormy, doubted and over-relied on
Take a good long look at that horizon
Open your eyes 
Two worlds collide 
Open your eyes

We bleed it dry 
We multiply 
And soon we’ll say it’s time to fly
So scorch the host and watch it die

02/06/2017

[Vidéo] Ultra Vomit : "Kammthaar"

Vous aimez Rammstein et les gros camions ? Ultra Vomit a exaucé votre vœu le plus cher dans sa nouvelle vidéo pour "Kammthaar", une habile et très bien foutue imitation de Rammstein extraite du dernier album du groupe français intitulé Panzer Surprise et sorti le 28 avril 2017. Un album d'imitations toutes aussi farfelues que parfaitement exécutées de grands groupes de Métal internationaux, avec notamment "Calojira" qui reprend "Face à la Mer" de Passi en featuring avec Calogero sur des gros riffs à la manière de Gojira. Tout un programme !

Derrière des airs de farce musicale, ce Panzer Surprise est pourtant un véritable hymne à l'amour du Rock et du Métal et voit le jour alors qu'Ultra Vomit n'avait pas sorti d'album depuis Objectif : Thunes en 2008, il y a de ça 9 ans ! Panzer Surprise est en écoute intégrale sur Youtube et il serait dommage de s'en priver !

01/06/2017

[Vidéo] Hacktivist : "2 Rotten"

Si vous avez écouté le premier album de Hacktivist, Outside The Box (en écoute intégrale sur Youtube), sorti le 4 mars 2016, vous vous souvenez sans doute du titre "Rotten", morceau le plus "épuré" de l'album de par son instru électronique et sa touche Grime ultra-prononcée. Le titre est d'ailleurs enregistré en collaboration avec Astroid Boys et Jot Maxi, des habitués du genre.

Alors, qu'un groupe ré-enregistre un morceau, ce n'est pas nouveau, notamment quand il y a un changement de chanteur. On a pu le voir avec Monuments, notamment, qui a enregistré son titre "Memoirs" pour sa sortie sur l'EP Foundation et plus tard avec Matt Rose dans une troisième version simplement appelée "Memoirs V.3".

Depuis le départ de Ben Marvin en janvier 2017 (qui voulait passer davantage de temps avec sa famille), Hacktivist cherchait un nouveau chanteur/MC pour le remplacer et c'est maintenant chose faite : le groupe a choisi de ré-enregistrer son titre "Rotten" en le rebaptisant "2 Rotten" et ainsi présenter son nouveau membre qui n'est autre que Jot Maxi. Cette nouvelle version gagne en consistance, en qualité instrumentale et vocale, Timfy, Jermaine et Jot Maxi apportant chacun une couleur avec leurs voix respectives. C'est solide et ça fait plaisir à entendre !

Retrouvez les textes de "Rotten" sur cette page.