17/11/2011

[Album] Enter Shikari : "Common Dreads"

Artiste : Enter Shikari
Album : Common Dreads
Deuxième Album
Sortie : 2009
Genres : Post-Hardcore, Rock et Métal Alternatifs, Electronicore, Dubstep
Labels :  Ambush Reality, Tiny Evil
Morceaux à écouter : Step Up, Juggernauts, Antwerpen
♥♥♥♥
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Deux ans ont passé depuis un premier album aussi étonnant que prometteur et le quatuor offre sa seconde galette (déjà bien attendue par les fans de plus en plus nombreux suite à une longue série de concerts à travers la planète). Une pochette beaucoup plus sobre, une typographie différente. Une sobriété qui trahit davantage de maturité. Car ce deuxième album est une sorte d'aboutissement des débuts du groupe et de la musique explorée dans le premier : de la maturité, il y en a effectivement.

D'abord dans le son : un mixage propre qui laisse perceptible le moindre effet, la moindre note de synthé. Chaque instrument est audible et ne prend pas le dessus sur les autres, les voix restant elles-aussi très nettes. Ensuite la voix de Rou : quelle mue ! Et dans le bon sens du terme. En effet, finis les cris égosillés, les couplets étranglés dans une voix qui était très orienté Screamo. Non, là, on est dans quelque chose de clair, maîtrisé et à la profondeur et la portée plus grandes. Certes, ça crie toujours, mais d'une bien belle façon et surtout, ça chante ! "Step Up" est d'ailleurs le parfait hybride entre le son Post-Hardcore et Electro du groupe, alternant entre chant clair, crié et parlé. Un morceau propre aux nouvelles directions musicales du groupe, le tout toujours accompagné de la voix claire et perchée du bassiste Chris Batten.

Musicalement, des changements sont aussi perceptibles. Le côté Electro est davantage penché vers un Dubstep sur fond de Trancecore aux synthés étriqués ("Zzzonked"), et on touche même à la House ("The Jester"). Les interludes bizarroïdes du premier opus sont remplacés par des morceaux instrumentaux profondément orientés Dubstep au son de guitare Métal bien grasse ("Havoc A", "Havoc B"). Rou s'essaye à la guitare acoustique (notamment en live) sur "Gap In The Fence", les cuivres viennent enrober certains morceaux d'un côté orchestral ("Fanfare For The Conscious Man", "Wall") et on a même droit à une chorale dépaysante mais qui donne des frissons par sa chaleur (clôture de "Solidarity"). Toujours aussi étonnant mais quel régal !

Placé sous le signe du rassemblement, de l'unité et du sens commun, ce deuxième album donne une nouvelle dimension politique au groupe : engagé et ne se cachant plus derrière des métaphores lyriques, il se prononce directement sur la situation socio-économique actuelle et affirme sa volonté de rassembler les foules ("Common Dreads") en passant  par la musique.

Un album plus abouti qui ne renie pas ses origines (reprise des textes de "Enter Shikari" : "And still we will be here standing like Statues..."). Plus propre et plus accessible, un album qui a eu un grand succès lors des prestations live du groupe tant les passages instrumentaux tendent à se défouler, transmettant une énergie que le quatuor communique toujours avec joie à son public, sans oublier les textes repris en choeur à la sauce Hardcore. Jouissif.

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