19/07/2012

[Album] Zebrahead : "The Yellow Album"

Artiste : Zebrahead
Album : The Yellow Album
Premier Album
Sortie : 1998
Genres : Punk Rock, Funk Métal, Métal Alternatif, Rap Core
Label : Doctor Dream
Morceaux à écouter : All I Need, Swing, Mindtrip

>Zebrahead - Site Officiel<


Parmi tout ce que le zoo du Punk Rock californien a à offrir depuis que ce genre est reconnu, il a fallu compter sur Zebrahead (comprenez la "tête de zèbre") dès 1996. Cependant il faut avouer qu'il est difficile de se démarquer dans ce genre plutôt prolifique durant les années 1990. Pour palier à ce petit problème, le groupe opte pour une double voix en recrutant Ali Tabatabaee, rappeur à la base, aux côtés de Justin Mauriello, chanteur guitariste et leader du groupe.

Ce premier album sorti sans faire de bruit est bien souvent considéré comme une simple démo et baptisé "Zebrahead". Cependant sa pochette d'un jaune uni est plus souvent cité comme le "Yellow". Alors évidemment, chaque opinion est défendable pour plusieurs points : en effet, la playlist de dix morceaux dépasse à peine les vingt-cinq minutes de musique en boîte et il faut dire que c'est un brin léger pour un véritable album qui se respecte. Secondo : un grand nombre de titres ont été repris dans l'album qui suivra...

Comme prévu, Zebrahead se démarque de tout autre groupe du genre par sa seconde voix très Rapcore donc, qui délivre un flow soutenu sous un timbre de voix très contrasté avec celui de Mauriello. Une particularité qui évite de tomber dans un ennui mortel de Punk californien des plus basiques et il faut avouer que c'est loin d'être déplaisant.

Niveau compositions, on passe de couplets très Funky ("Swing") portés par un chant Rap à des refrains beaucoup plus chantés ("Walk Away"), la basse étant bien audible sur certains morceaux, notamment lors des couplets. En outre, on trouve un peu de tout avec une batterie très Hip Hop parfois ("Bootylicious Vinyl"), ou beaucoup plus énervée ("Hate"), les guitares alternant entre riffs épais et incisifs ("Mindtrip") et petites lignes presque comiques, dignes d'onomatopées sonores, dissonantes et aigües (couplets de "Walk Away"). Mais ce qui choque surtout, c'est la différence de qualité d'un morceau à l'autre parfois, comme si la production avait été purement modifiée : ainsi, le contraste entre "Crome" et "Jag Off" par-exemple, en surprendra plus d'un !

Bref, pas de quoi s'enflammer avec ce premier album "poussin" qui présentait ni plus ni moins les quelques points forts du groupe au niveau de sa composition et de son appropriation de divers genres musicaux. Une curiosité pour les amateurs du genre ou un in contournable des fans du groupe mais surtout une mise en bouche un peu maigre qui reste sympathique sans être d'un réel intérêt. C'est brouillon et, au final, un peu répétitif. Mais il y a un potentiel qui ne demandait qu'à être exploité, l'avenir ayant été plutôt agréable voire même radieux pour cette formation du Comté d'Orange. Un album qui rappelle, historiquement parlant et dans une toute autre mesure de style et de technique, le premier album d'Incubus.

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