12/07/2012

[Album] A Skylit Drive : "Adelphia"

Artiste : A Skylit Drive
Album : Adelphia
Deuxième Album
Sortie : 2009
Genres : Post Hardcore, Métalcore Mélodique
Label : Fearless
Morceaux à écouter :  Prelude To A Dream, Those Cannons Could Sink A Ship, The Children Of Adelphia

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Alors que j'avais pas mal apprécié le premier album de ce groupe de chevelus (et roux pour certains !), j'écoute en long, en large et en travers ce deuxième album mais bien qu'à force de le passer et le repasser, il commence à se laisser digérer, je vais rester sur ma toute première impression. Notons que ce deuxième opus sort pratiquement un an seulement après "Wires... and the Concept of Breathing". Un très court délais qui s'explique sans doute par la signature chez Fearless, label de poids qui, comme beaucoup d'autres, impose sans nul doute ses délais et exigences...

Ces mêmes exigences qui, je le suppose sans avoir vérifié mes propos, ont du ternir la production de cet opus. Je pense que beaucoup ne seront pas du même avis que moi (les critiques pour ce deuxième effort ont même été plutôt bonnes) mais cette galette m'a laissé pantois : beaucoup d'arrangements (notamment sur la voix de Jagmin et les synthés ou autres effets) qui rendent l'ensemble assez plat finalement, bien que, paradoxalement, le tout soit "profond" avec pas mal de réverb' et de delay (à la sauce Fearless bien entendu !). La production arrondit donc les angles et laisse un côté très propre à la musique du groupe qui apparaissait bien plus "brute de décoffrage" sur le précédent album.

Mais ce n'est pas tout. N'oublions pas que le sextet compte dans ses rangs un claviériste que l'on n'entendait pas des masses auparavant en comparaison de sa présence mise bien en évidence sur certaines pièces de cette galette ("Running With The Light", "I Swear This Place Is Haunted") qui feraient presque penser ... à du Evanescence ! (oui, je l'ai dit ! et alors ?). Chacun en pensera ce qu'il veut mais là encore on gagne en Mélodique pour perdre en Post Hardcore, il n'y a aucun doute, et ça en devient un peu fatiguant...

Malgré pas mal de défauts, cet album reste tout de même sympathique car finalement très accessible, même pour les plus réticents. Enfin, on reconnaîtra la richesse de certaines lignes de guitares qui enchaînent les notes et alternent entre passages dissonants et aériens ("Thank God It's Cloudy Cause I'm Allergic to Sunlight" - quelle idée d'aller chercher des titres aussi longs ?) et la batterie de La Quay toujours aussi efficace et millimétrée. De plus, c'est avec joie qu'on retrouve la voix hurlée du bassiste Brian White ("Heaven", "The Children Of Adelphia") qui vient redonner un peu de hargne à cet ensemble noyé dans la "mielitude" de la voix de Jagmin incroyablement aigüe et douce (beaucoup trop même... mais cet avis n'engage que moi). D'autant plus que les textes restent profondément encrés dans cet esprit du malêtre ou autres problématiques (bien souvent) adolescentes...

Un deuxième album à la production léchée donc, mais qui perd fortement en saveur et en impact. C'est propre et clair mais ceux qui auront aimé le premier album pour les mêmes raisons que moi seront probablement déçus ou juste surpris. Pour les fans du groupe ou du genre uniquement.

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