07/04/2012

[Album] Snot : "Get Some"

Artiste : Snot
Album : Get Some
Premier Album
Sortie : 1997
Genres : Métal Alternatif, Punk Métal, Funk Métal
Label : Geffen Records
Morceaux à écouter : Snot, The Box, Snooze Button
♥♥♥♥♥
>Ecouter l'album sur Grooveshark<

C'est en me baladant sur la toile à regarder par ci par là des vidéos de "drum cover" que je suis tombé il y a bien longtemps déjà sur Snot (voir la vidéo ici). Un nom à la "mords moi l'noeud" dont je n'avais encore jamais entendu parler (traduisez "snot" par "morve"...).

Fondé en 1995 en Californie, le groupe enregistre plusieurs démos avant de pondre ce premier album qui restera bien tristement le seul et unique album que le groupe ait pu enregistrer en entier. En effet, le chanteur Lynn Strait se tue en décembre 1998 alors qu'il rentrait du studio d'enregistrement. Autre détail macabre, son chien Dobbs meurt aussi dans cet accident, lui qui figurait sur la pochette de cet album et faisait office de véritable mascotte du groupe (il apparaît dans le clip de "Stoopid"). Alors, certes, le groupe n'aura pu enregistrer qu'un seul album, mais cela aura suffi à imposer la bande comme une référence incontournable du genre à la fin des années 1990. Tant et si bien que le deuxième album qui sortira après la mort de Lynn (en 2000) sera enregistré avec une foule de membres d'autres groupes cultes tels que System Of A Down, Korn, Limp Bizkit ou encore HeD pe, entre autres.

"Get Some" est un album qui se démarque de par toutes ses originalités. Ces dernières sont issues d'une sorte d'émulsion créée par la bande. Un esprit un peu tordu, jovial et surtout décalé. Pas de morceau d'introduction mais une phrase qui résume à elle seul un côté "j'men foutisme", un peu rebelle, voir Punk sur les bords, qui aurait de quoi faire passer le groupe pour une bande de comiques. Sauf que le son est là, le travail aussi et le tout impose le respect.

Dès les premières secondes de "Snot", morceau éponyme qui ouvre l'album, les guitares se lancent à la pédale wah-wah sur un rythme soutenu. La batterie suit le mouvement sans aucun problème et plutôt que de ralentir le pas, cette dernière s'engage à le renforcer. Un son de caisse claire presque métallique si particulier qui rappelle que cet instrument peut lui aussi s'accorder de différentes façons. Jamie Miller (qui ne ménageait pas son kit, surtout en live) attachait énormément d'importance au son que produisait son instrument et cela se ressent indéniablement. Tout l'album offre ainsi des lignes jouissives ("The Box") et et des roulements parfois improbables, sans oublier du deux temps rapprochant parfois davantage la musique du groupe du Punk que du Métal ("Mr Brett", enregistré en duo avec Theo Kogan).

Pratiquement rien n'est à jeter sur cette galette intense et riche : le groupe s'approprie des styles quelques peu surprenant comme la Country ("Deadfall") et Lynn alterne entre chant murmuré, voire soufflé, et cris hurlés. Les guitare pondent des solos bien placés et presque un peu trop rares compte tenu de leur intérêt et leur qualité, tout en se complétant efficacement en ne lésinant pas sur les effets, sans oublier les morceaux instrumentaux psychédéliques et groovy ("Get Some O'Deez"). Il y aurait de quoi vanter la musique du groupe pendant encore longtemps mais il suffit d'écouter cet album pour remarquer que malgré le nombre d'autres groupes du même genre, pratiquement aucun n'aura réussi à offrir quelque chose de comparable depuis cette époque.

Un album qui restera la preuve du passage et de l'existence d'un grand groupe qui n'aura duré que trop peu de temps, la fermeture de "Joy Ride" rappelant tristement le destin funeste de Strait qui aura su s'imposer et se faire respecter sur la scène du genre en très peu de temps.

Remarquable et surtout incomparable.

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