07/09/2011

[Album] Limp Bizkit : "Gold Cobra"

Artiste : Limp Bizkit
Album : Gold Cobra
Sixième Album
Sortie : 2011
Genre(s) : Néo Métal, Rap Métal
Label : Interscope
Morceaux à écouter : Gold Cobra, Shark Attack, Get A Life
♥♥♥
>Ecouter l'album sur Grooveshark<

Rares sont les groupes de Néo Métal de la fin des années 90 qui ont survécu tant bien que mal à l'essoufflement du genre. Nous éviterons de parler de Linkin Park qui est sans doute le meilleur exemple de la régression musicale d'un groupe de ce genre. Limp Bizkit avait servi de bien médiocres opus il y a quelques années et on pouvait s'attendre à quelque chose de bien pire que ce nouvel album qu'est "Gold Cobra", un sixième album qui marque le retour de Wes Borland aux commandes de la guitare sur un album des "biscuits mous".

Après une intro pratiquement inutile (aucune amorce du morceau suivant et pas d'intérêt musical) mais au nom comique "Introbra" (qui tend à montrer l'esprit très désinvolte et satirique de l'album), on a droit à un très critiquable "Bring It Back". La guitare de Wes Borland toujours là mais accompagnée d'un beat lourd qui ferait penser aux super productions de Rap/R'n B qui passent à la radio : autant dire de la soupe. Heureusement, un pseudo refrain rassure tout le monde et la joie nous envahit avec le fameux "Gold Cobra" qui donne son nom à la galette. Un morceau qui frappe fort avec des riffs accrocheurs et, plus généralement, un son qui rappelle une époque qu'on croyait révolue pour le groupe. Mais c'est dans le clip qu'on découvre que les gaillards prennent un peu de recul sur leur production : des gonzesses en tenues plutôt légères, une grosse voiture, du skate. Que des clichés dont on sent qu'ils en rient et s'en amusent (un peu). En tout cas, on a envie de bouger la tête au rythme de la basse lourde qui appuie la batterie.

On est donc assez confiants quant à la suite de l'album, surtout parce qu'en quelques morceaux, on oublie la triste période de "Results May Vary" qui était bien catastrophique. On enchaîne donc avec "Shark Attack" et son attaque plutôt rapide, incisive et pêchue, suivi de "Get A Life" au ton rageur et aux couplets sombres malgré un bridge très aérien. Limp Bizkit s'attaque à l'humour subversif avec "Shotgun", un titre qui élève le fusil à pompe au rang d'étendard avec un solo de guitare de Borland en clôture pour appuyer les mots de Durst : "Everybody jumps from the sound of a Shotgun, In my neighbourhood, Everybody got one". La suite est cependant moins accrocheuse : sur "Douche Bag", ce sont essentiellement les instruments qui tiennent la belle part. On retombe dans le "biscuit mou" des mauvaises années avec "Walking Away" et "Loser" dont on ne retiendra que le solo et le final où Durst prétend s'essayer au synthétiseur de voix en considérant que "c'est l'enfer de chanter là-dedans", toujours une petit dose d'humour donc et au passage une petite critique de la musique servie à la radio.

En ce qui concerne le reste de l'album et les bonus de la version deluxe, on peut s'attarder (un petit peu) sur "Autotunage" et "Why Try" qui, avec sa (petite) fougue, est le parfait témoin du vrai retour en arrière du groupe et de l'énergie de ses débuts. Pas besoin de parler des bonus tracks, ils sont parfaitement inintéressants musicalement et ne font qu'apporter une touche d'exotisme au style développé dans l'album. Pour les curieux ou archi-fans du groupe donc.

On retrouve donc du bon vieux Limp Bizkit dans cet opus. Même si il n'y a rien de bien novateur, on peut au moins leur reconnaître la bonne idée de tenter un retour aux sources qui accroche et fait bouger. Un album qui s'écoute donc très bien et qui rafraîchit l'image et la musique du groupe. Sympa.

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