07/11/2012

[Album] Limp Bizkit : "Significant Other"

Artiste : Limp Bizkit
Album : Significant Other
Deuxième Album
Sortie : 1999
Genres : Néo Métal, Rap Métal, Hip Hop
Labels : Flip, Interscope
Morceaux à écouter : Break Stuff, Nobody Like You, Trust
♥♥
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On aurait tendance à oublier qu'avant Linkin Park et ses multiples "erreurs commerciales" dont la première répondait au doux nom de "Meteora", il y a d'abord eu la touche Limp Bizkit. En effet, après un premier album profondément ancré dans l'esprit du Néo Métal des premières heures, ce "Significant Other" voyait le jour deux ans après mais sonnait bien moins juste que le précédent. Un syndrome qui a eu les effets qu'on connaît sur le genre dans le début des années 2000...

Commercial vous avez dit ? Il y a de ça, en effet. Pourtant, ce n'est pas vraiment à nous, Français, qu'il fallait demander de voir ce genre de détail (généralement caché dans des textes bien fades et sans réel intérêt écrits dans un anglais que trop peu d'entre nous décryptent et comprennent). Cependant, hormis ce point pourtant évident (il n'y a qu'à se pencher sur "No Sex" pour voir que le sujet est un peu facile et inintéressant), il n'y a qu'à faire la comparaison avec le premier album pour éclaircir la chose, et je parle bien évidemment sur le plan musical.

Les biscuits ont bien ramolli depuis 1997 ! Le Hip Hop devient de plus en plus exploité dans cet album qui offrait pourtant plus d'une heure de son en boîte et une tracklist conséquente de quinze morceaux dont certains sont cependant des petites bombes ("Break Stuff"). Il y a donc du bon et du moins bon. On retrouve un Fred Durst au flow bien travaillé, dégainant des punchlines à tour de bras mais qui a bien renié sa rage d'antan au chant, s'éternisant sur des refrains languissants et sucrés ("Re-Arranged", "I'm Broke"). Peut-être un souci d'être plus accessible à un public moins porté sur la rage qui faisait toute la force du premier effort, allez savoir...

Comme dit plus haut, il y a du bon et du moins bon. Certes, le son est d'une propreté impeccable et la production est irréprochable, excepté peut-être dans le fait qu'elle arrondit tous les angles. Le son crade et gras à souhait est remplacé par un ensemble aseptisé, bien que la guitare de Borland délivre toujours des accords et riffs pêchus ("Nookie"), alternant avec des lignes plus mélodiques et employant multitude d'effets pour des couplets plus Hip Hop ("Show Me What You Got"). Batterie et basse remplissent elles aussi leurs rôles comme il se doit et on peut même y reconnaître un certain bonheur en les écoutant au casque.

Alors de quoi se plaint-on finalement ? Tout simplement de ne pas retrouver cette énergie destructrice et entraînante du premier album, de ne pas sentir que Durst se lâche comme il se doit sur des refrains qui auraient mérité d'être bien plus braillards et surtout de la présence dans cet album de pistes comme "A Lesson Learned" ou encore de cette "Outro" un peu prétentieuse où cet irritant "Limp Bizkit is funking cool, you guys are cool, the new record is great" vient définitivement faire perdre toute crédibilité à ce morceau qui clôture un album certes cool à écouter, "qui passe bien", mais dont la saveur ne reste pas longtemps dans les oreilles malgré un déferlement de têtes connues (Jonathan Davis, Method Man ou encore Aaron Lewis). Un peu dommage.

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