19/05/2014

[Album] We Came As Romans : "To Plant A Seed"

Artiste : We Came As Romans
Album : To Plant A Seed
Premier Album
Sortie : 2009
Genres : Post-Hardcore, Métalcore, Electronicore
Label : Equal Vision Records
Morceaux à écouter : To Plant A Seed, We Are The Reasons, Searching Seeking Reaching Always
♥♥♥
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Ohhh, j'en vois certains faire la grimace ! "Comment a-t-il pu aimer ça ?" se demandent d'autres. C'est un fait, ce premier album de We Came As Romans m'a plu, et je dirais même volontiers qu'il me met la pêche. Alors, évidemment, ce genre de production est bourré d'éléments musicaux controversés et critiquables mais étrangement, c'est ce qui fait l'identité de l'album et ça fonctionne plutôt pas mal.

We Came As Romans fait partie de ces groupes que j'ai découverts il y a relativement peu de temps lorsque j'ai pris la peine de me pencher sur cette vague Métalcore tout droit venue des Etats-Unis. Certes, il y a bien quelques formations d'autres contrées qui tirent leur épingle du jeu, comme The Charm, The Fury aux Pays-Bas, mais il faut bien reconnaître qu'ils sont pour la plupart noyés dans cette immense déferlante de groupes distillant la même formule : de l'Electro pour être avec son temps (intro de "Broken Statues" par-exemple), des grosses guitares qui bourrinent et une double-pédale qui martèle (intro de "We Are The Reasons"), sans parler des incontournables jeux de voix claire et hurlée (sur tous les morceaux de cet album). Bref, un cocktail qui détonne mais qui est bien souvent critiqué pour son manque de recherche et son côté "attrape-minettes". Alors pourquoi ce genre de production a-t-elle pu me plaire ?

Parce que c'est un premier album et qu'il y a un petit je ne sais quoi qui me donne envie de chanter à gorge déployée tout en sautant sur place, surtout lors de gang vocals pas mal placés ("When We Are Dead !" repris sur la seconde moitié de "To Plant A Seed"). Je ne suis pourtant plus un adolescent pré-pubère... Le fait est que le fossé entre l'EP Dreams et ce To Plant A Seed est énorme, sur tous les plans. La production est évidemment à la hauteur de ce qu'on peut trouver ailleurs dans le même genre. Les guitares sont toutes deux audibles et facilement identifiables. Le jeu d'Eric Choi à la batterie est lui suffisamment riche et surprenant pour qu'on prenne la peine de s'attarder dessus, multipliant les roulements ça et là ou l'utilisation de ses cymbales splash. Enfin, les voix de Kyle et David sont quand à elles bien plus maîtrisées qu'auparavant, même si les fans de la première heure ont regretté de ne pas retrouver la "liberté" que prenaient celles-ci sur les titres de l'EP. Le fait est que David Stephens a très bien travaillé la sienne, offrant une constance retrouvée jusque dans les prestations Live du groupe, ce qui est loin d'être toujours le cas de Kyle Pavone justement. En bref, le travail musical est constatable et mérite d'être reconnu. On notera d'ailleurs que la majorité de ce travail repose sur les épaules du guitariste Joshua Moore qui écrit en grande partie les textes en plus de composer pour le groupe.

Il y a toutefois ces incontournables petits bémols présents dans toute production du même niveau. Tout d'abord cette voix claire, largement critiquée par les puritains du genre Métalcore, d'autant plus qu'ici, elle use de l'auto-tune à outrance pour des raisons pas toujours justifiables (le bridge de "Roads That Don't End And Views That Never Cease" est sans doute l'exemple le plus flagrant). On pourra ajouter à cela ces synthés parfois un peu trop Techno pour être pris au sérieux ou encore les thèmes abordés dans les textes, mais là c'est un sujet plus sensible. En effet, on pourra facilement reprocher au groupe de tomber dans le sucré positif, la bonne intention, parfois naïve. Mais il faut reconnaître que l'ensemble déborde de générosité et de positivité, chose qui est loin de courir les rues, notamment quand j'entends dire que la musique de ce genre de groupe est "violente" par des personnes écoutant du Rap où il est question d'aller tabasser son prochain ou de se plaindre de sa condition... Mais là, c'est un autre débat.

Tout ça pour dire que bien que cet album ne fasse pas l'unanimité et que je comprenne parfaitement qu'il ne puisse pas plaire à tout le monde, c'est exactement le genre de premier effort que j'aime écouter tout en reconnaissant ses nombreux défauts. Le genre de galette que je compare aisément au premier album d'A Skylit Drive : un truc d'adolescent qui arrive quand même à bien me mettre la patate.

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