29/08/2012

[Album] Hollywood Undead : "Swan Songs"

Artiste : Hollywood Undead
Album : Swan Songs
Premier Album
Sortie : 2008
Genres : Rap Métal, Hop Core, Hip Hop Alternatif
Labels : Octone Records, Polydor
Morceaux à écouter : Undead, Young, This Love, This Hate
♥♥
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Qui a dit que le Rap Métal était mort ? Bon, évidemment, il y a bien quelques survivants des années 1990 comme Limp Bizkit (Linkin Park ayant bien du mal à continuer de porter les étiquettes de Rap et Néo Métal...) mais voir apparaître un groupe en plein courant des années 2000 n'était pas un pari aisé à gagner. Pourtant, Hollywood Undead pointe le bout de son nez en 2005 et ce n'est que trois ans plus tard, après plusieurs démos et morceaux postés sur MySpace, que sort ce premier album répondant au nom de "Chants du Cygne". Composés d'une triple paire de MCs arborant des masques ou autres bandanas, la bande n'est pas là pour se prendre la tête ni pratiquer le "très sérieux". Certains crieront au plagiat de groupes comme Slipknot mais il y a fort à parier qu'il faut plutôt y voir un brin d'humour et de festivité.

Alors, évidemment, tout le monde s'accorde à dire que l'étiquette "Rap Métal" est plus ou moins justifiée. En effet, on est face à un petit dilemme : sur les quatorze pistes de cet album, on distingue deux types de productions. Celles qui sont effectivement (plus ou moins) ce qu'on pourrait qualifier de Rap Métal, et celles qui le sont beaucoup moins, voire pratiquement pas.

L'album s'ouvre pourtant sur une bonne dose d'énergie avec "Undead" au refrain rageur (qui prennent davantage d'impact en live, même si on évitera de remercier Vevo pour sa censure qui gâche totalement la plupart des productions du groupe à cause d'un certain niveau de vulgarité dans le vocabulaire employé par les MCs) et aux textes hésitant entre coup de gueule et dérision (et auto-dérision). Une sorte de credo qui se retrouve dans la plupart des pistes de cet album, d'où le côté un peu décalé de l'ensemble et ce côté dit "festif" ("Everywhere I Go"), même si on reconnaîtra un goût prononcé pour la critique gratuite ("California"), un certain amour (s'exprimant souvent par la haine) pour Los Angeles et la ville au sens large du terme ("City"). On reconnaîtra donc une certaine facilité dans les sujets et thèmes abordés, voire même une redondance qui passe pourtant inaperçue tant les morceaux arrivent à se différencier les uns des autres (musicalement parlant, j'entends).

En effet, même si les instruments restent peu nombreux (guitare, batterie et clavier/synthé), le groupe arrive à produire des mélodies contrastées et des refrains entêtants à l'identité propre. Une sorte de machine de guerre pour partir à l'assaut des ondes et qui fonctionne plutôt bien. Cependant l'hétérogénéité existant entre certaines pièces poussent l'auditeur à s'arrêter sur certaines pistes et à très peu écouter les autres (exemple avec "Young" qui fonctionne très bien et "Bottle and a Gun" qui reste bien trop lancinant et plat pour soulever les foules). Il n'en reste pas moins que malgré un manque d'originalité certain, l'album fonctionne assez bien dans son ensemble.

"Swan Songs" est donc un album qui ne se démarque pas du reste, sauf peut-être dans la dégaine de ses MCs et encore... Mais on lui reconnaîtra tout de même une énergie sympathique et un côté décalé qui lui permet d'excuser pas mal de faiblesses. En gros ça s'écoute, ça se laisse écouter mais il faut évidemment faire preuve d'indulgence. Personnellement, j'avoue qu'il n'y a pas grand chose de recherché ici mais on peut, nous Français, comparer ça à du Svinkels (plus précisément leur dernier album "Dirty Centre" un peu moyen), voire même du TTC parfois, à base de "bitch", "shit" ou autres "fuck" qui reviennent facilement à la volée, sans oublier les thèmes récurrents que sont l'alcool ou la violence gratuite. Tout ça est évidemment à prendre au second degré (voire même plus) et une fois ce travail d'acceptation effectué, on se laisse prendre au jeu... ou pas du tout.

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