17/02/2012

[Album] System Of A Down : "System Of A Down"

Artiste : System Of A Down
Album : System Of A Down
Premier Album
Sortie : 1998
Genres : Métal Alternatif, Rock Alternatif, Heavy / Expérimental
Label : American
Morceaux à écouter : Know, Sugar, P.L.U.C.K.
♥♥♥♥
>Ecouter l'album sur Grooveshark<

Kevin est un ado comme les autres. Né au beau milieu des années 1990, il a grandi en écoutant la radio comme la plupart des jeunes de son âge. Il a donc découvert des trucs comme Tokio Hotel ou encore Kyo. Kevin se découvre un attrait pour la guitare et tout ce qui sonne plutôt "Rock". Un jour, il décide de s'offrir son premier skeud avec les vingt euros que lui a offerts sa grand-mère pour son anniversaire. Kevin part donc à la Fnac du coin et décide de se pencher sur le rayon Rock/Métal, histoire de voir ce qui pourrait lui plaire car lui-même reconnaît que ce qui passe à la radio, c'est bien mollasson. Au détour du rayon, une pochette attire son attention : une main grande ouverte directement reprise d'une affiche du Parti communiste d'Allemagne sous le troisième Reich.

Pas de nom de groupe ni de titre d'album sur cette fameuse pochette. Sur la tranche, Kevin découvre "System Of A Down", un truc dont il n'a encore jamais entendu parler mais qui est pourtant sorti il y a une grosse dizaine d'années. Il repose le CD dans son bac et continue sa promenade. Poussé par sa curiosité, en rentrant chez lui, il se dit qu'il est sans doute possible d'écouter ce fameux album sur Internet. Evidemment, il ne tarde pas à trouver ce qu'il cherchait : un groupe et surtout un album du même nom. Kevin se doute qu'il s'agit de ce qu'il a vu plus tôt dans la journée.

Dès les premières secondes de "Suite-Pee", Kevin est d'abord surpris par le son qui déferle dans ses oreilles. Un son gras et épais comme il n'en a jamais entendu auparavant, une sorte d'ambiance phonique qui donne l'impression de palper la moquette qui tapisse les murs du studio dans lequel ce premier morceau a été enregistré (si toutefois les murs étaient recouverts de moquette...). Une guitare saturée qui alterne entre notes torturées et riffs bien lourds, une batterie qui martèle et une basse bien bien ronde qui enrobe le tout. Puis cette voix, une voix qui ne lésine pas sur les cris gerbés dans le micro mais qui reste d'une clarté déconcertante. Une voix qui se permet des ritournelles, des changements de tonalité et des envolées surprenantes, comme sur "Sugar"

Tout ça plaît bien à Kevin et il continue d'écouter. La suite ne faiblit pas, bien au contraire et Kevin n'est pas au bout de ses surprises. La batterie dégaine à la vitesse de l'éclair dès l'intro du morceau suivant ("Know") et tous les ingrédients qui accrochaient l'oreille sur le premier morceau se retrouvent ici. Une énergie et une puissance qui stupéfie, voire qui hypnotise. Pour en savoir plus, Kevin fouille sur le net et ne tarde pas à découvrir que les membres de ce groupe sont tous d'origine arménienne et qu'ils sont connus pour leurs textes engagés, leur défense de grandes causes, notamment la reconnaissance du génocide arménien par l'Empire Ottoman au début du XXème siècle.

En écoutant l'album dans sa totalité, Kevin se rend compte qu'il ne peut mettre la musique de cette galette dans telle ou telle case. Non, ce qu'il vient d'écouter reste quelque chose à part qui ne ressemble qu'à trop peu de choses à sa connaissance. Un truc particulier qui aurait gardé toute son identité et qui n'aurait (presque) pas pris une ride. En achevant les quelques quarante minutes d'écoute de cette tracklist clôturée par un "P.L.U.C.K." d'une rare rage, Kevin regrette soudainement de ne pas avoir acheté cette galette lorsqu'il l'avait entre les mains et se dit qu'il le fera dès le lendemain...

NB : Kevin est un personnage de fiction mais, pour la petite histoire, je me souviens avoir découvert cet album bien trop tard à mon goût, alors que j'étais déjà au lycée et que cette galette fêtait déjà dignement ses cinq ans d'existence et, par la même occasion, sa certification disque de platine lui offrant aisément une place parmi les "1001 Albums You Must Hear Before You Die"... Et non, je n'ai jamais écouté Tokio Hotel...

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