09/02/2013

[Album] A Skylit Drive : "Identity On Fire"

Artiste : A Skylit Drive
Album : Identity On Fire
Troisième Album
Sortie : 2011
Genres : Post Hardcore, Métalcore Mélodique
Labels : Fearless, Hassle
Morceaux à écouter : The Cali Buds, Tempt Me Temptation, Identity On Fire
♥♥
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C'est derrière un visuel respirant bien la classe que le groupe originaire de Lodi en Californie et emmené par son chanteur aux allures androgynes sortait son troisième effort toujours chez Fearless. A Skylit Drive prenait là une toute autre direction quant à la présentation d'un album : exit la photographie alléchante et léchée et apparition d'un logo étrange (un "X" dans un "O"), ce même logo faisant directement référence à un titre de cette galette ("XO Skeleton").

Je ne pense pas être très bien placé pour pouvoir parler du Post Hardcore que propose le combo tant le contraste entre la voix de Jagmin et la musique est fort et tant ma culture dans le domaine laisse encore à désirer. Le second album m'avait laissé perplexe et, il faut l'avouer, ne m'avait pas vraiment convaincu. Là, force est de constater que ce n'est guère mieux. Pourtant l'objet en lui-même est beau, classieux, et la tracklist laisse apparaître douze morceaux (quatorze pour la version Deluxe) pour un peu plus de quarante minutes en boîte. Honorable. Mais bien que, parfois, l'habit fasse le moine, on a souvent de mauvaises surprises.

Pour débuter, une (habituelle) petite intro ("Carry The Broken") aux allures épiques si on est sensible aux gang vocals. Le problème, c'est qu'on est vite dans un tout autre registre dès la seconde moitié de cette intro avec un Electro étrange où Jagmin annonce tout de suite la couleur : non, il n'a pas changé sa façon de chanter, ni la tonalité sur laquelle s'expriment ses cordes vocales. Il y a donc fort à parier qu'il n'y aura pas de grande surprise ici... et cette supposition est bien vite confirmée. Le second titre de l'album reprend tout ce qui fait l'identité du groupe depuis sa signature chez Fearless même si on sent un nouvel esprit Punk qu'on ne connaissait pas au groupe notamment grâce à ces fameux gang vocals justement ("Too Little Too Late"). J'entends par là que j'ai eu le même ressenti que pour "Adelphia" à l'écoute de ce troisième album, malgré quelques passages un peu plus "prenants", mais avec un petit plus non négligeable. Impossible cela dit d'être aussi touché que pour "Wires... and The Concept of Breathing", ce qui m'amène à me demander si ce n'est pas simplement dû au fait que ce premier album avait tout bonnement la saveur de la découverte, toute belle toute fraîche, ou alors que je ne fais pas partie du public visé ici.

Quoiqu'il en soit, malgré une petite facilité dans l'écriture, je reconnais qu'il y a de l'énergie, de l'entrain, parfois de la puissance, mais il n'y a pas ce petit truc qui fait que je serai atteint par la musique d'ASD dans cet album. Il n'y a pas de bon ou de mauvais morceaux ici mais plutôt du bon disséminé dans un flot de langoureux Métalcore Mélodique (excepté dans le très plat "Conscience Is A Killer"). C'est dans ces moments là que je pense ne pas faire partie du public visé tant on tombe dans le Pop Punk sucré et mou parfois ("500 Days Of Bummer") et encore, je ne parle pas du titre à la guitare acoustique présent sur la version Deluxe... ("Black And Blue"). Heureusement que les bassiste et batteur mettent un peu de couleur dans tout ça à coup de cris vengeurs et death growls ("Your Mistake"), sans oublier les quelques gang vocals bien placés ("Identity On Fire", le morceau le plus intéressant et pêchu de cette galette pour moi).

Cet "Identity On Fire" est donc difficile à juger : ni bon, ni mauvais. J'arrive quand même à prendre mon pied sur quelques rares titres plus "puissants" ("Identity On Fire", "Tempt Me, Temptation" et ce malgré les irritants "ho hoo !"). Dommage qu'il n'y ait pas davantage de morceaux qui soient, musicalement parlant, dans la même veine. La faute à Fearless ? La faute au groupe, tout simplement ? Aucune idée mais à part deux ou trois pistes, cet album ne restera pas dans ma mémoire. On notera toutefois une bonne qualité de production, un travail plus intéressant au niveau de la composition qui fait un peu passer "Adelphia" pour un brouillon de ce troisième album et un côté accessible pour les auditeurs d'habitude allergiques aux cris bestiaux que ce genre musical propose à l'accoutumée. Tristement, on s'éloigne quand même toujours un peu plus d'un premier album qui sonnait moins alambiqué...

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