Un clip qui arrive à point nommé pour faire la promo de la bande parisienne et de ses prestations scéniques en vue du Vans Warped Tour 2016 qui débutera le 24 juin à Dallas pour se terminer le 13 août à Portland. "Set It Straight" est extrait de l'album Get Lost, Find Yourself sorti en mai 2015 et c'est beaucoup moins bourrin que le premier effort Something For Nothing sorti en 2010.
21/06/2016
[Vidéo] Chunk! No, Captain Chunk! : "Set It Straight"
Non, ça ne suffisait pas qu'on nous dégoûte avec une vidéo montrant les joies d'avoir un groupe et de partir en tournée : il fallait en remettre une couche. Après We Came As Romans et son "Memories" sorti courant avril 2016, c'est au tour de Chunk! No, Captain Chunk! de proposer une vidéo avec des images tournée lors de leur virée aux Etats-Unis en début d'année 2016.
Un clip qui arrive à point nommé pour faire la promo de la bande parisienne et de ses prestations scéniques en vue du Vans Warped Tour 2016 qui débutera le 24 juin à Dallas pour se terminer le 13 août à Portland. "Set It Straight" est extrait de l'album Get Lost, Find Yourself sorti en mai 2015 et c'est beaucoup moins bourrin que le premier effort Something For Nothing sorti en 2010.
Un clip qui arrive à point nommé pour faire la promo de la bande parisienne et de ses prestations scéniques en vue du Vans Warped Tour 2016 qui débutera le 24 juin à Dallas pour se terminer le 13 août à Portland. "Set It Straight" est extrait de l'album Get Lost, Find Yourself sorti en mai 2015 et c'est beaucoup moins bourrin que le premier effort Something For Nothing sorti en 2010.
19/06/2016
[Vidéo] Nova Rockafeller feat. Hot Karl : "Who I Be"
Non, il ne s'agit pas du dernier flashmob qui fait le buzz sur internet mais du dernier clip de Nova Rockafelller. Elle a la vingtaine a peine entamée, aime le laser game, les RPGs comme Dragon Age, les super-héros, la série Battlestar Galactica et beaucoup d'autres choses : Nova Rockafeller est en train de se faire un nom sur la planète Rap US et un peu partout ailleurs grâce à ses vidéos colorées et pétillantes. Née au Canada et ayant grandi en Jamaïque, elle réside depuis quelques temps à Los Angeles, là où beaucoup de choses se passent niveau musique et où elle tourne la plupart de ses vidéos. Une énergie débordante sans aucun doute due à son jeune âge mais aussi à une mentalité très "garçon manqué" qu'elle doit à l'influence de son grand frère et qui rend la jeune femme tout à fait sympathique.
Pour "Who I Be", la jeune MC s'est entourée de ses amis pour tourner le clip, de Chest Rockwell à la production et Hot Karl (aka Jensen Karp) pour un featuring surprenant mais qui s'explique par le lien qui unit les deux artistes depuis leur rencontre sur une plage en Jamaïque. Le MC n'ayant pas produit grand chose depuis plusieurs années (il a dernièrement collaboré avec Mike Shinoda pour un morceau appelé "Like Riding A Bike"), il explique dans un livre sorti récemment et intitulé Kanye West owes me 300$ comment l'industrie musicale l'a détruit alors qu'il aurait pu devenir connu. Le clip de "Who I Be" rappelle ce qu'avait fait Sirah avec sa vidéo pour "Double Yellow Lines" il y a de ça quelques années.
Si l'univers de Nova Rockafeller ne vous est pas encore familier, jetez un œil à sa page Youtube et aux vidéos pour "Call Me (Batman)", "Problem", ou "1990s" - un morceau qui nous replonge dans tout ce qui a fait les années 90 - et "Lasers" tournée juste devant chez elle. C'est éclectique, les refrains sont catchy et ça passe "crème", comme on dit.
Pour "Who I Be", la jeune MC s'est entourée de ses amis pour tourner le clip, de Chest Rockwell à la production et Hot Karl (aka Jensen Karp) pour un featuring surprenant mais qui s'explique par le lien qui unit les deux artistes depuis leur rencontre sur une plage en Jamaïque. Le MC n'ayant pas produit grand chose depuis plusieurs années (il a dernièrement collaboré avec Mike Shinoda pour un morceau appelé "Like Riding A Bike"), il explique dans un livre sorti récemment et intitulé Kanye West owes me 300$ comment l'industrie musicale l'a détruit alors qu'il aurait pu devenir connu. Le clip de "Who I Be" rappelle ce qu'avait fait Sirah avec sa vidéo pour "Double Yellow Lines" il y a de ça quelques années.
Si l'univers de Nova Rockafeller ne vous est pas encore familier, jetez un œil à sa page Youtube et aux vidéos pour "Call Me (Batman)", "Problem", ou "1990s" - un morceau qui nous replonge dans tout ce qui a fait les années 90 - et "Lasers" tournée juste devant chez elle. C'est éclectique, les refrains sont catchy et ça passe "crème", comme on dit.
16/06/2016
[Live Report] Russian Circles + Deux Boules Vanille (L'Epicerie Moderne - Feyzin)
C'est dans le cadre des Nuits Sonores 2016 que le trio originaire de Chicago a décidé (ou eu la possibilité) de faire une halte dans les environs de Lyon pour sa tournée européenne. Avec seulement trois dates en France pour cette tournée de deux semaines, on pouvait s'estimer heureux de voir passer Russian Circles en province, la capitale elle-même n'étant pas sur le carnet de route du groupe américain.
C'était le 5 mai 2016 à l'Epicerie Moderne de Feyzin. Un peu excentré du cœur de la capitale des gaules, cette salle à la capacité d'accueil appréciable s'avère être une concurrente directe du CCO de Villeurbanne avec ses gradins permettant à certains spectateurs de profiter de concerts en étant assis. Dommage que sa situation géographique n'en facilite pas l'accès. Mais revenons à nos moutons et à cette curieuse programmation d'un groupe de Métal et Post-Rock dans le cadre des Nuits Sonores, festival réputé pour ses soirées Electro. Une curiosité plutôt bienvenue pour tous les fans du genre puisque le prix de la place était, de ce fait, plus que raisonnable. Aucune excuse, donc, pour ne pas faire le trajet et profiter des américains sur une scène leur offrant bien plus de place que nécessaire !
Pour ouvrir cette soirée, ce sont les deux lyonnais de Deux Boules Vanille (Site Officiel) qui ont été choisis. Une façon de rappeler que les Nuits Sonores sont avant tout un événement axé sur les musiques électroniques, le duo proposant un spectacle atypiques, tant pour les yeux que pour les oreilles. Sur scène, deux batteries et de gigantesques consoles (tout est relatif, mais à l'heure où tout est miniaturisé, ces machines semblent étrangement volumineuses) pour leurs synthés branchés aux kits et déclenchant un son à l'impact des baguettes. C'est surprenant et atypique visuellement et ça ne l'est pas moins au niveau du son. Le duo joue vite, mitraille même, mais le choix des sonorités peut déconcerter. Difficile de dire à quoi cette musique ressemble. Entre la musique de jeux vidéo, la Techno, la fanfare ou la samba parfois, le Dub Electro ou même tout ce qui touche au Grindcore, on a là un étrange mélange qui fait danser certains, laisse d'autres plutôt dubitatifs et rend les derniers totalement insensibles. Il faut admettre que niveau musicalité, on a connu mieux. Les morceaux sont relativement courts ou, au contraire, paraissent interminables. Tout dépend de ce que l'on peut ressentir aux sonorités qui sont proposées. Quoiqu'il en soit, c'est singulier et cette curiosité est bienvenue dans un festival comme les Nuits Sonores. Et comme Russian Circles, musicalement, ça n'a rien à voir, le contraste permet de ne tout simplement pas pouvoir comparer les deux formations. Tant mieux : les habitués du son de "teuf" auront pris leur pied sur cette première partie aux allures de "fête tribale électronique", tandis que les autres auront découvert les deux lyonnais tout en attendant sagement la suite.
C'est ensuite l'entracte. L'Epicerie Moderne a cet avantage de bénéficier d'un parking, d'un carré de pelouse et d'un bar pour profiter au mieux des conditions de ce début de soirée de mois de mai avec soleil et températures plus qu'agréables. Tout le monde boit sa mousse en patientant gentiment, dans la joie et la bonne humeur. Il faut dire que Russian Circles n'est pas le genre de groupe qu'on vient découvrir ou sur lequel on vient se déchaîner en sautant partout mais bel et bien celui qu'on vient admirer - en silence et dans le calme - pour sa justesse et sa précision sur scène. Malgré une reconnaissance mondiale dans le Post-Rock et Post-Métal instrumental, ces gars-là arrivent encore à passer pour des anonymes, Mike Sullivan se mêlant à la foule avant l'ouverture de la salle pour Deux Boules Vanille sans que personne ne vienne l'importuner. Ou alors est-ce seulement une forme de respect de la part d'un public qui n'est pas là pour se prendre en selfie avec les artistes ou obtenir d'eux une signature mais venu pour simplement apprécier leur travail sur scène ? Peut-être les deux.
C'est enfin l'appel : tout le monde se dirige tranquillement vers les portes pour pénétrer dans la salle, sans précipitation ni bousculade. Ce mouvement de foule a des airs de procession, comme si se presser pour avoir une place au plus proche de la scène n'avait aucun intérêt et gâcherait le plaisir de l'instant. On prend tranquillement place dans la fosse qui malgré le fait d'être bien remplie permettra à chacun d'avoir suffisamment d'espace autour de lui pour profiter du concert dans des conditions optimales. Il faut dire que la salle de l'Epicerie Moderne est relativement grande et permettrait d'accueillir un public beaucoup plus important que celui présent ce soir-là. Preuve que le Métal est encore loin de faire l'unanimité dans l'Hexagone. Mais, dans un sens, tant mieux pour nous tous qui étions présents. Le trio arrive sur scène sous un tonnerre d'applaudissement et entame son set dans le silence. Un silence rapidement rompu par les quelques notes d'introduction de "309" - extrait de l'album Empros sorti en 2011 - et son rythme soutenu. Pas le temps de se plonger doucement dans l'ambiance : on rentre dans le vif du sujet dès le début du set. Un set qui n'offrira que peu de répit tant la setlist sera chargée en morceaux pouvant être considérés comme faisant partie des plus bourrins de la discographie du groupe. Une certaine violence jusque dans le son : Russian Circles n'a jamais eu pour habitude de jouer mezzo forte mais plutôt forte, voire fortissimo. On a les tripes qui vibrent aux larsens de la guitare de Sullivan et Dave Turncrantz est contraint de changer une cymbale dès la fin de ce premier morceau. Il faut dire que le bonhomme ne ménage pas son kit et exploite au maximum son matériel. Le groupe jouera ensuite des titres de tous ses albums sauf Enter, premier effort apparemment boudé lors de cette soirée. S'enchaîneront "1777", "Harper Lewis", ou encore "Geneva" (parmi d'autres) mais aussi deux nouveaux morceaux dont le fameux "Vorel" avec lequel a débuté la promotion du prochain album. Un album qui sortira le 5 août 2016 et répondra au nom de Guidance, toujours chez Sargent House.
Comme toujours, Russian Circles impose le respect. Tout est parfaitement maîtrisé, des balances au moindre loop ou larsen exécuté à la perfection face aux enceintes placées sur scène. Ces gars-là sont tout simplement des monstres de justesse et malgré un volume excessivement fort dans la salle, on en sort sans acouphène notable. Tout était parfaitement audible et chaque passage solo (qu'il s'agisse d'un duo basse/batterie ou de notes au tapping à la guitare) facilement identifiable au milieu de ce qui peut sembler n'être que du bruit pour le premier néophyte venu. Malgré une exécution d'une justesse difficilement critiquable, les trois musiciens rappelleront tout de même ce soir-là qu'ils ne sont que des hommes et non pas des machines lorsque le lancement d'un morceau ne sera pas suivi par tout le monde. Grands sourires sur scène et une humilité bien réelle que le public n'aura aucun mal à ressentir. Un court instant de malaise, quelques brèves excuses et tout repart sans aucun souci, l'alchimie qui existe entre ces trois là - qui doivent se connaître par cœur - reprenant rapidement le dessus. Ce genre de petit moment qui permet à un groupe - dont les yeux sont plus souvent braqués sur leurs instruments et leurs pédales à effet que sur le public - de pouvoir échanger avec la foule quelques regards et communiquer quelques émotions dans un sourire sincère.
Le set aura duré environ une heure et quart. C'était fort, c'était bien bon et ça faisait plaisir de revoir Russian Circles sur scène avant la sortie d'un nouvel album (voir le Live Report de 2013 du concert à Paris). Une soirée largement rentable tant le prix de la place était indécemment bas et qui aura permis de découvrir Deux Boules Vanille. Fort sympa, donc.
Merci à l'organisation des Nuits Sonores d'avoir placé Russian Circles dans sa programmation et ce à un prix très raisonnable. Merci à Nesrine et Solène de m'avoir accompagné tout au long de la soirée ainsi qu'aux personnes croisées sur place pour partager un bon moment de concert, une discussion ou quelques gorgées de bière.
C'était le 5 mai 2016 à l'Epicerie Moderne de Feyzin. Un peu excentré du cœur de la capitale des gaules, cette salle à la capacité d'accueil appréciable s'avère être une concurrente directe du CCO de Villeurbanne avec ses gradins permettant à certains spectateurs de profiter de concerts en étant assis. Dommage que sa situation géographique n'en facilite pas l'accès. Mais revenons à nos moutons et à cette curieuse programmation d'un groupe de Métal et Post-Rock dans le cadre des Nuits Sonores, festival réputé pour ses soirées Electro. Une curiosité plutôt bienvenue pour tous les fans du genre puisque le prix de la place était, de ce fait, plus que raisonnable. Aucune excuse, donc, pour ne pas faire le trajet et profiter des américains sur une scène leur offrant bien plus de place que nécessaire !
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| Deux Boules Vanille8 aux Nuits Sonores 2014 © Le Progrès |
C'est ensuite l'entracte. L'Epicerie Moderne a cet avantage de bénéficier d'un parking, d'un carré de pelouse et d'un bar pour profiter au mieux des conditions de ce début de soirée de mois de mai avec soleil et températures plus qu'agréables. Tout le monde boit sa mousse en patientant gentiment, dans la joie et la bonne humeur. Il faut dire que Russian Circles n'est pas le genre de groupe qu'on vient découvrir ou sur lequel on vient se déchaîner en sautant partout mais bel et bien celui qu'on vient admirer - en silence et dans le calme - pour sa justesse et sa précision sur scène. Malgré une reconnaissance mondiale dans le Post-Rock et Post-Métal instrumental, ces gars-là arrivent encore à passer pour des anonymes, Mike Sullivan se mêlant à la foule avant l'ouverture de la salle pour Deux Boules Vanille sans que personne ne vienne l'importuner. Ou alors est-ce seulement une forme de respect de la part d'un public qui n'est pas là pour se prendre en selfie avec les artistes ou obtenir d'eux une signature mais venu pour simplement apprécier leur travail sur scène ? Peut-être les deux.
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| Russian Circles sur scène © Sargent House / Andrey Kalinovsky |
Comme toujours, Russian Circles impose le respect. Tout est parfaitement maîtrisé, des balances au moindre loop ou larsen exécuté à la perfection face aux enceintes placées sur scène. Ces gars-là sont tout simplement des monstres de justesse et malgré un volume excessivement fort dans la salle, on en sort sans acouphène notable. Tout était parfaitement audible et chaque passage solo (qu'il s'agisse d'un duo basse/batterie ou de notes au tapping à la guitare) facilement identifiable au milieu de ce qui peut sembler n'être que du bruit pour le premier néophyte venu. Malgré une exécution d'une justesse difficilement critiquable, les trois musiciens rappelleront tout de même ce soir-là qu'ils ne sont que des hommes et non pas des machines lorsque le lancement d'un morceau ne sera pas suivi par tout le monde. Grands sourires sur scène et une humilité bien réelle que le public n'aura aucun mal à ressentir. Un court instant de malaise, quelques brèves excuses et tout repart sans aucun souci, l'alchimie qui existe entre ces trois là - qui doivent se connaître par cœur - reprenant rapidement le dessus. Ce genre de petit moment qui permet à un groupe - dont les yeux sont plus souvent braqués sur leurs instruments et leurs pédales à effet que sur le public - de pouvoir échanger avec la foule quelques regards et communiquer quelques émotions dans un sourire sincère.
Le set aura duré environ une heure et quart. C'était fort, c'était bien bon et ça faisait plaisir de revoir Russian Circles sur scène avant la sortie d'un nouvel album (voir le Live Report de 2013 du concert à Paris). Une soirée largement rentable tant le prix de la place était indécemment bas et qui aura permis de découvrir Deux Boules Vanille. Fort sympa, donc.
Merci à l'organisation des Nuits Sonores d'avoir placé Russian Circles dans sa programmation et ce à un prix très raisonnable. Merci à Nesrine et Solène de m'avoir accompagné tout au long de la soirée ainsi qu'aux personnes croisées sur place pour partager un bon moment de concert, une discussion ou quelques gorgées de bière.
15/06/2016
[Vidéo] Ariel Ariel : "Mon Île"
Ariel Ariel a sorti son premier EP Mwen Menti le 6 mai 2016 et publiait trois jours plus tard un nouveau clip pour le titre "Mon Île".
Un mois et demi après la vidéo pour "Comme Toi", la formation bordelaise a donc mis cette fois des images en prise de vue réelle sur ce fameux mélange Indie Pop et sonorités créoles. Une ode à la Martinique, l'île qui a vu naître Ariel Tintar et dont il dépeint les beautés dans un titre léger porté par sa voix douce.
Le groupe Ariel Ariel est composé d'Ariel Tintar au chant et la guitare, de Louis Gaffney à la basse, Blande Millepied au clavier et chant et Swann Vidal à la batterie.
Un mois et demi après la vidéo pour "Comme Toi", la formation bordelaise a donc mis cette fois des images en prise de vue réelle sur ce fameux mélange Indie Pop et sonorités créoles. Une ode à la Martinique, l'île qui a vu naître Ariel Tintar et dont il dépeint les beautés dans un titre léger porté par sa voix douce.
Le groupe Ariel Ariel est composé d'Ariel Tintar au chant et la guitare, de Louis Gaffney à la basse, Blande Millepied au clavier et chant et Swann Vidal à la batterie.
09/06/2016
[Album] Landmvrks : "Hollow"
Artiste : LANDMVRKS
Album : Hollow
Premier Album
Sortie : 2016
Genre : Métalcore, Hardcore Moderne
Label : Homeless Records
Morceaux à écouter : Winter, Wrong Generation, Empty Place
♥♥♥(♥)
> Ecouter l'album sur Youtube ou BandCamp <
De qui on parle ? Ils sont français et originaires de Marseille et Toulon. Fondé en 2014 (le projet ayant apparemment débuté en 2011 mais le line-up actuel s'étant fixé trois ans plus tard seulement), Landmvrks (ou plutôt LANDMVRKS) évolue dans un genre oscillant entre Métalcore Mélodique et Hardcore Moderne pour un résultat à la fois puissant, énergique, mais ne boudant pas les passages plus aériens et chantés en voix claire. Après plusieurs morceaux balancés au fil des mois pour assurer une visibilité grandissante au groupe, ce premier album sort courant 2016, mettant fin à une attente de presque deux ans. Si le nom du groupe tend à laisser penser qu'on va nous parler de "repères" (peu importe la nature de ces derniers), le "V" remplaçant le "A" met plutôt en relief la perte de ceux-ci, remettant en question l'influence du monde qui nous entoure sur notre propre identité et nos sentiments. Une ritournelle qu'on retrouve désormais dans le nom de plus en plus de groupes, comme chez PVRIS par-exemple (à ne pas confondre avec celle employée par CHVRCHES où le "V" remplace un "U").
Un projet "DIY". Ce n'est un secret pour personne : vivre de sa musique en France est pratiquement impossible - en particulier quand on fait du Métal, du Hardcore ou tout autre genre non médiatisé. Seul moyen de pouvoir se faire remarquer et diffuser largement en dehors de nos frontières, se faire signer sur un (gros) label étranger ou s'acharner sur Youtube en postant des vidéos bien répertoriées. Certains ont eu cette chance (à titre d'exemples, Chunk! No, Captain Chunk chez Fearless, Novelists chez Arising Empire ou encore Our Theory chez We Are Triumphant) mais d'autres préfèrent fonctionner avec leurs propres moyens. Et c'est tout à leur honneur ! Landmvrks fait partie de ces groupes, Florent (au chant) et Nicolas (guitare) se chargeant de l'enregistrement, la production, le mixage et le mastering. En d'autres termes, avec Homeless Records, les gars de Landmvrks sont seuls maîtres à bord. C'est donc sans aucune aide et avec une totale liberté que le groupe travaille, ce qui est évidemment un très gros point fort. Respect.
Solide musicalement. Certes, on est ici face à un premier album mais ces gars-là ont un passé musical déjà relativement chargé. Avec Coldsight, certains ont même déjà sorti un album répondant au nom de Until Your Last Breath en 2011. Pour les autres, il faut aller voir du côté de Hate In Front et Where Eagles Dare. Des bases Métal bien ancrées et un goût prononcé pour la musique où ça crie et où ça joue fort et parfois vite. En d'autres termes, les gars de Landmvrks ne sont pas vraiment des débutants et ça se ressent quand même pas mal sur ce premier album qu'est Hollow. Tout cela ajouté à un savoir-faire évident au niveau de la production et on obtient un groupe qui sait où il va, qui a déjà une bonne idée de son orientation musicale. En gros, Landmvrks n'est pas là pour se chercher : la bande s'est déjà trouvée. Le résultat est donc sans appel : c'est maîtrisé et même classieux parfois dans le sens où il faut un peu de culot quand même pour placer des passages mélodiques et aériens dans des morceaux de pur Hardcore moderne à la sauce américaine. Le tout avec un chant clair bien maîtrisé. Les ambiances et textures sont travaillées et cela dès le premier morceau qui donne son nom à l'album ("Hollow"), sans parler d'un interlude instrumental planant ("November 15th") qui sépare le recueil en deux parties distinctes. Pour tout le reste, ça envoie la purée comme il se doit à base de gros riffs et double-pédale, tout ça avec un petit quelque chose en plus qui est évidemment le chant clair de Florent. Sans tomber dans la mièvrerie de beaucoup de groupes de Métalcore ou Post-Hardcore, cette touche personnelle apporte à Landmvrks une maturité qui n'est pas sans rappeler ce que fait Novelists dans un autre genre (voir "Endless Paradox" et son solo de guitare). La comparaison n'est pas anodine : Mattéo Gelsomino est en featuring sur "Winter" et on sent que les deux formations partagent le goût des bonnes choses, travaillées et réfléchies, en plus d'être bien "copaings".
Des influences évidentes. Même si Novelists est un groupe qui évolue dans un domaine musical très différent, on peut reconnaître des similitudes dans la façon de placer des passages plus calmes, aériens et chantés de façon claire. Si on ajoute à cela quelques ambiances composées à bases de notes de guitare, on a sensiblement la même manière de procéder pour ce qui est d'ajouter de la profondeur à la musique. Niveau son, par contre, on est face à des guitares beaucoup plus grasses, brutes, avec ce traitement qu'on pourrait qualifier de "rouillé" (ou "crasseux") caractéristique de groupes comme Beartooth. Une référence retrouvée sur le riff d'intro de "Wrong Generation" qui ressemble quelque peu à celui de "The Lines". Ce sixième morceau de l'album est d'ailleurs un concentré d'influences Hardcore, le riffs de clôture faisant quant à lui penser à l'instru de pas mal de groupes dans le genre (voir du côté de Comeback Kid, avec le riff de "Die Knowing" par-exemple). On soulignera aussi la ressemblance entre le riff d'introduction de "Empty Place" et celui de "Haters Gonna Die" de chez Chunk! No, Captain Chunk! sur l'album Pardon My French. Un détail qui n'aura pas échappé aux amateurs des deux formations. Enfin, quelques petits passage en downtempo, histoire d'offrir des moments bien lourds et de casser quelques nuques lors des concerts, et le tour est joué ! (bridge sur "World of Pain") Bref, les influences sont nombreuses mais Landmvrks arrive quand même à en faire quelque chose de singulier, à créer son propre Métalcore/Hardcore et à sortir du lot. Une jolie performance quand on sait que le genre a été revu et corrigé par un paquet de formations depuis quelques années !
Qu'est-ce qu'on nous raconte ? C'est sûr, certains diront que Landmvrks est un groupe de plus à choisir des textes en anglais pour s'exprimer. Bien évidemment, ça aurait été très couillu de chanter en français. Mais peut-on vraiment reprocher à un groupe pratiquant une musique n'ayant que trop peu de succès en France (en comparaison d'autres pays comme les Etats-Unis) de vouloir se faire entendre en dehors de nos frontières ? Difficile de répondre "oui". Et si en plus c'est bien fait, alors il n'y a rien à dire. En effet, Landmvrks se défend aussi au niveau de l'écriture. Les textes sont bien foutus et laissent une interprétation relativement libre. On est face à de la "Hardcore Poetry" diraient certains. Pas ou peu de revendications politiques et sociales mais une sensibilité mise en évidence par le chant clair et les ambiances et textures. La musique sert le propos et on a là un album très introspectif, sensible, avec beaucoup de "I" et "You" qui, à défaut d'être fédérateurs comme des textes revendicateurs de Punk Hardcore, ont le mérite de mettre en relief une forme de maturité psychologique. Dommage, dans un sens, car il y a de ce fait très peu - voire pas - de gang vocals, à l'exception de quelques chœurs, notamment sur les majestueuses clôtures de "Hollow" et "World Of Pain".
Un bon album made in France. Landmvrks a sorti là un premier album qui a des atouts non négligeables pour faire son trou dans le large monde du Métalcore/Hardcore français (et mondial ?). Malgré quelques sonorités vues et revues - notamment chez les grosses productions du même genre - Landmvrks exploite avec efficacité et intelligence des codes qui assurent au groupe de pouvoir peser à côté de poids lourds et de surtout continuer sur sa lancée. Avec le développement d'une identité qui peut être encore davantage marquée, les sudistes ont là un potentiel énorme pour s'assurer un bel avenir. Le deuxième album sera donc déterminant et il faudra transformer l'essai d'une façon encore plus nette avec peut-être une plus grande prise de risques. Et comme c'est possible, on attend d'entendre ça avec impatience ! Hollow est un album qui passe vite. Trop vite. Et on s'en serait bien payé quelques tranches de plus avec une tracklist plus imposante.
Album : Hollow
Premier Album
Sortie : 2016
Genre : Métalcore, Hardcore Moderne
Label : Homeless Records
Morceaux à écouter : Winter, Wrong Generation, Empty Place
♥♥♥(♥)
> Ecouter l'album sur Youtube ou BandCamp <
De qui on parle ? Ils sont français et originaires de Marseille et Toulon. Fondé en 2014 (le projet ayant apparemment débuté en 2011 mais le line-up actuel s'étant fixé trois ans plus tard seulement), Landmvrks (ou plutôt LANDMVRKS) évolue dans un genre oscillant entre Métalcore Mélodique et Hardcore Moderne pour un résultat à la fois puissant, énergique, mais ne boudant pas les passages plus aériens et chantés en voix claire. Après plusieurs morceaux balancés au fil des mois pour assurer une visibilité grandissante au groupe, ce premier album sort courant 2016, mettant fin à une attente de presque deux ans. Si le nom du groupe tend à laisser penser qu'on va nous parler de "repères" (peu importe la nature de ces derniers), le "V" remplaçant le "A" met plutôt en relief la perte de ceux-ci, remettant en question l'influence du monde qui nous entoure sur notre propre identité et nos sentiments. Une ritournelle qu'on retrouve désormais dans le nom de plus en plus de groupes, comme chez PVRIS par-exemple (à ne pas confondre avec celle employée par CHVRCHES où le "V" remplace un "U").
Un projet "DIY". Ce n'est un secret pour personne : vivre de sa musique en France est pratiquement impossible - en particulier quand on fait du Métal, du Hardcore ou tout autre genre non médiatisé. Seul moyen de pouvoir se faire remarquer et diffuser largement en dehors de nos frontières, se faire signer sur un (gros) label étranger ou s'acharner sur Youtube en postant des vidéos bien répertoriées. Certains ont eu cette chance (à titre d'exemples, Chunk! No, Captain Chunk chez Fearless, Novelists chez Arising Empire ou encore Our Theory chez We Are Triumphant) mais d'autres préfèrent fonctionner avec leurs propres moyens. Et c'est tout à leur honneur ! Landmvrks fait partie de ces groupes, Florent (au chant) et Nicolas (guitare) se chargeant de l'enregistrement, la production, le mixage et le mastering. En d'autres termes, avec Homeless Records, les gars de Landmvrks sont seuls maîtres à bord. C'est donc sans aucune aide et avec une totale liberté que le groupe travaille, ce qui est évidemment un très gros point fort. Respect.
Solide musicalement. Certes, on est ici face à un premier album mais ces gars-là ont un passé musical déjà relativement chargé. Avec Coldsight, certains ont même déjà sorti un album répondant au nom de Until Your Last Breath en 2011. Pour les autres, il faut aller voir du côté de Hate In Front et Where Eagles Dare. Des bases Métal bien ancrées et un goût prononcé pour la musique où ça crie et où ça joue fort et parfois vite. En d'autres termes, les gars de Landmvrks ne sont pas vraiment des débutants et ça se ressent quand même pas mal sur ce premier album qu'est Hollow. Tout cela ajouté à un savoir-faire évident au niveau de la production et on obtient un groupe qui sait où il va, qui a déjà une bonne idée de son orientation musicale. En gros, Landmvrks n'est pas là pour se chercher : la bande s'est déjà trouvée. Le résultat est donc sans appel : c'est maîtrisé et même classieux parfois dans le sens où il faut un peu de culot quand même pour placer des passages mélodiques et aériens dans des morceaux de pur Hardcore moderne à la sauce américaine. Le tout avec un chant clair bien maîtrisé. Les ambiances et textures sont travaillées et cela dès le premier morceau qui donne son nom à l'album ("Hollow"), sans parler d'un interlude instrumental planant ("November 15th") qui sépare le recueil en deux parties distinctes. Pour tout le reste, ça envoie la purée comme il se doit à base de gros riffs et double-pédale, tout ça avec un petit quelque chose en plus qui est évidemment le chant clair de Florent. Sans tomber dans la mièvrerie de beaucoup de groupes de Métalcore ou Post-Hardcore, cette touche personnelle apporte à Landmvrks une maturité qui n'est pas sans rappeler ce que fait Novelists dans un autre genre (voir "Endless Paradox" et son solo de guitare). La comparaison n'est pas anodine : Mattéo Gelsomino est en featuring sur "Winter" et on sent que les deux formations partagent le goût des bonnes choses, travaillées et réfléchies, en plus d'être bien "copaings".
Des influences évidentes. Même si Novelists est un groupe qui évolue dans un domaine musical très différent, on peut reconnaître des similitudes dans la façon de placer des passages plus calmes, aériens et chantés de façon claire. Si on ajoute à cela quelques ambiances composées à bases de notes de guitare, on a sensiblement la même manière de procéder pour ce qui est d'ajouter de la profondeur à la musique. Niveau son, par contre, on est face à des guitares beaucoup plus grasses, brutes, avec ce traitement qu'on pourrait qualifier de "rouillé" (ou "crasseux") caractéristique de groupes comme Beartooth. Une référence retrouvée sur le riff d'intro de "Wrong Generation" qui ressemble quelque peu à celui de "The Lines". Ce sixième morceau de l'album est d'ailleurs un concentré d'influences Hardcore, le riffs de clôture faisant quant à lui penser à l'instru de pas mal de groupes dans le genre (voir du côté de Comeback Kid, avec le riff de "Die Knowing" par-exemple). On soulignera aussi la ressemblance entre le riff d'introduction de "Empty Place" et celui de "Haters Gonna Die" de chez Chunk! No, Captain Chunk! sur l'album Pardon My French. Un détail qui n'aura pas échappé aux amateurs des deux formations. Enfin, quelques petits passage en downtempo, histoire d'offrir des moments bien lourds et de casser quelques nuques lors des concerts, et le tour est joué ! (bridge sur "World of Pain") Bref, les influences sont nombreuses mais Landmvrks arrive quand même à en faire quelque chose de singulier, à créer son propre Métalcore/Hardcore et à sortir du lot. Une jolie performance quand on sait que le genre a été revu et corrigé par un paquet de formations depuis quelques années !
Qu'est-ce qu'on nous raconte ? C'est sûr, certains diront que Landmvrks est un groupe de plus à choisir des textes en anglais pour s'exprimer. Bien évidemment, ça aurait été très couillu de chanter en français. Mais peut-on vraiment reprocher à un groupe pratiquant une musique n'ayant que trop peu de succès en France (en comparaison d'autres pays comme les Etats-Unis) de vouloir se faire entendre en dehors de nos frontières ? Difficile de répondre "oui". Et si en plus c'est bien fait, alors il n'y a rien à dire. En effet, Landmvrks se défend aussi au niveau de l'écriture. Les textes sont bien foutus et laissent une interprétation relativement libre. On est face à de la "Hardcore Poetry" diraient certains. Pas ou peu de revendications politiques et sociales mais une sensibilité mise en évidence par le chant clair et les ambiances et textures. La musique sert le propos et on a là un album très introspectif, sensible, avec beaucoup de "I" et "You" qui, à défaut d'être fédérateurs comme des textes revendicateurs de Punk Hardcore, ont le mérite de mettre en relief une forme de maturité psychologique. Dommage, dans un sens, car il y a de ce fait très peu - voire pas - de gang vocals, à l'exception de quelques chœurs, notamment sur les majestueuses clôtures de "Hollow" et "World Of Pain".
Un bon album made in France. Landmvrks a sorti là un premier album qui a des atouts non négligeables pour faire son trou dans le large monde du Métalcore/Hardcore français (et mondial ?). Malgré quelques sonorités vues et revues - notamment chez les grosses productions du même genre - Landmvrks exploite avec efficacité et intelligence des codes qui assurent au groupe de pouvoir peser à côté de poids lourds et de surtout continuer sur sa lancée. Avec le développement d'une identité qui peut être encore davantage marquée, les sudistes ont là un potentiel énorme pour s'assurer un bel avenir. Le deuxième album sera donc déterminant et il faudra transformer l'essai d'une façon encore plus nette avec peut-être une plus grande prise de risques. Et comme c'est possible, on attend d'entendre ça avec impatience ! Hollow est un album qui passe vite. Trop vite. Et on s'en serait bien payé quelques tranches de plus avec une tracklist plus imposante.
06/06/2016
[Vidéo] Synapses : "Le Poids des Cartes" (Paroles / Lyrics)
Synaspses (Facebook / BandCamp), c'est le nouveau projet musical des grenoblois à l'origine de San Francisco Red Corner.
Cette fois, ça chante en français, ça change de style et ça crie très fort. Davantage basé sur un Métal aux sonorités modernes, alternant entre riffs puissants et passages plus aériens, le groupe développe une musique bien loin du Post-Hardcore que SFRC proposait. L'Electro est toujours bien présent mais d'une façon nettement plus modérée. Et comme les membres du groupes arborent des t-shirts évocateurs, on notera les influences de Crossfaith et Beartooth ou encore Eight Sins, entre autres. Synapses a déjà eu l'opportunité de faire la première partie d'un concert d'Eths en avril 2016 et il n'y a plus qu'à souhaiter aux grenoblois de pondre un premier effort prochainement car le potentiel est énorme et vocalement, ça en impose ! Affaire à suivre.
Dès qu'on voit le jour, on subit le poids des cartes
Et depuis toujours, en quête de l'issue qui exalte
On visite nos doux rêves avant que la vérité éclate
On ne cesse de s'acharner pour provoquer l'inespéré
En revanche, l'esprit est faible en ce monde si dispersé
On a beau se débattre, qui peut savoir combien de rounds le match va durer ?
Dès qu'on voit le jour, on subit le poids des cartes
Et depuis toujours, en quête de l'issue qui exalte
Au lieu de camper sur nos défaites, on se dit que chaque jour peut être marqué
D'une belle croix noire sur un calendrier
Ou bien celle-ci peut être en bois, symbole d'une soi-disant foi
Sur une boîte satinée, morbide et bien ornée
La base de données est plus qu'altérée, inverse la polarité
Et on rage de se voir brisé
Nos vies sont consacrées à des causes bradées
Si triste de voir qu'une majorité
A accepté de perdre toute identité
Dès qu'on voit le jour, on subit le poids des cartes
Et depuis toujours, en quête de l'issue qui exalte
Cette fois, ça chante en français, ça change de style et ça crie très fort. Davantage basé sur un Métal aux sonorités modernes, alternant entre riffs puissants et passages plus aériens, le groupe développe une musique bien loin du Post-Hardcore que SFRC proposait. L'Electro est toujours bien présent mais d'une façon nettement plus modérée. Et comme les membres du groupes arborent des t-shirts évocateurs, on notera les influences de Crossfaith et Beartooth ou encore Eight Sins, entre autres. Synapses a déjà eu l'opportunité de faire la première partie d'un concert d'Eths en avril 2016 et il n'y a plus qu'à souhaiter aux grenoblois de pondre un premier effort prochainement car le potentiel est énorme et vocalement, ça en impose ! Affaire à suivre.
Dès qu'on voit le jour, on subit le poids des cartes
Et depuis toujours, en quête de l'issue qui exalte
On visite nos doux rêves avant que la vérité éclate
On ne cesse de s'acharner pour provoquer l'inespéré
En revanche, l'esprit est faible en ce monde si dispersé
On a beau se débattre, qui peut savoir combien de rounds le match va durer ?
Dès qu'on voit le jour, on subit le poids des cartes
Et depuis toujours, en quête de l'issue qui exalte
Au lieu de camper sur nos défaites, on se dit que chaque jour peut être marqué
D'une belle croix noire sur un calendrier
Ou bien celle-ci peut être en bois, symbole d'une soi-disant foi
Sur une boîte satinée, morbide et bien ornée
La base de données est plus qu'altérée, inverse la polarité
Et on rage de se voir brisé
Nos vies sont consacrées à des causes bradées
Si triste de voir qu'une majorité
A accepté de perdre toute identité
Dès qu'on voit le jour, on subit le poids des cartes
Et depuis toujours, en quête de l'issue qui exalte
05/06/2016
[EP] DeLaurentis : "Brand New Soul"
Artiste : DeLaurentis
EP : Brand New Soul
Sortie : 2016
Genre : Electro Pop
Label : Peermusic, Les Airs à Vif
♥♥♥
> Ecouter l'EP sur SoundCloud <
De qui on parle ? Il y a en France une scène dont on parle peu. Une scène où les artistes évoluent dans l'ombre et restent bien en retrait de tout ce que les ondes radiophoniques diffusent à longueur de journée. Cécile DeLaurentis fait partie de cette scène et apparaît comme un rayon de lumière blafarde transperçant l'obscurité. Chantant en anglais et originaire de Toulouse, la chanteuse/compositrice/productrice a d'abord appris la musique au Conservatoire de Perpignan puis à Toulouse à l'Université du Mirail en Musicologie Jazz. Au fil des années, son apprentissage la pousse a davantage se tourner vers la musique électronique jusqu'à arriver à la production musicale ayant donné naissance à l'EP que voilà.
Les possibilités électroniques. La musique Electro a cette particularité de ne nécessiter que peu de ressources pour proposer mélodies et ambiances afin de poser ensuite une voix sur l'ensemble. DeLaurentis l'a bien compris et, à l'aide de machines, synthés, piano et loopers, a créé son propre univers pour un résultat aux allures d'Electro Pop éthérée et lunaire. Il y a toutefois quelque chose de cinématographique dans l'ensemble. Pas via l'approche musicale, mais plutôt des références et expériences personnelles marquantes. Ainsi, tous ceux qui ont vu L'Exorciste de William Friedkin sorti en 1973 ne peuvent écouter "10000 Things" - qui ouvre l'EP et qui profite d'un clip - sans avoir des images de ce film qui leur reviennent en mémoire. Ce titre, qui est une reprise du thème introductif de l'album Tubular Bells de Mike Oldfield sorti en 1973, est d'ailleurs la première version chantée depuis sa création. Pour l'anecdote, le compositeur britannique aurait d'ailleurs apprécié cette adaptation. Mais la voix suave de Cécile DeLaurentis fait rapidement oublier l'horreur et le drame qui sont désormais indissociables de ce thème devenu culte grâce au film. Les sonorités lumineuses qui sont ici appuyées par un beat électronique dansant viennent porter une voix légère, presque murmurée, pour un voyage spatial, voire spectral. Les bases sont posées et la suite restera dans le même ton, non sans quelques petites surprises bienvenues. Ainsi, "8mm" débute sur des notes qui font inévitablement penser à un balafon pour ensuite voir des roulements de tambour entraîner l'ensemble au son d'une voix qui s'envole par moment. C'est élégant et la spatialité de l'ensemble fait oublier que l'artiste est seule. C'est un peu comme si Emily Haines, de chez Metric, décidait de faire de l'Electro Pop plutôt que du Rock. Et ce timbre si particulier, si doux, fait passer l'ensemble comme un souffle, comme une brise fraîche. Une fraîcheur rappelée par le visuel de l'EP d'un blanc immaculé.
Blanc et noir. Le piano (ou ce qui y ressemble) a aussi une place importante et fait souvent office de pièce maîtresse, un titre comme "As A Wink" n'étant accompagné que de samples de voix et joué aux pads. Des samples qui rappellent évidemment certains morceaux de Camille, pour son album Le Fil par-exemple. Enfin, "Brand New Soul" et "Wardrobe", qui clôturent l'EP, sortent vraiment du lot car libérant une énergie qu'on ne supposait pas pouvoir sommeiller dans tout ça. Le beat est plus marqué, les influences beaucoup plus évidentes et on reste hypnotisé par toujours ces quelques touches électroniques qui scintillent. C'est sobre et il n'en faut pas davantage. La musique fait son travail et on voyage entre lumière éclatante et nuit étoilée, un contraste qu'on retrouve dans l'espace infini où se perdent les réverbérations de la voix claire de Cécile.
Une histoire de famille. N'est pas chanteur, compositeur et producteur qui veut. Si Cécile de Laurentis s'est lancée dans une carrière musicale en solo, c'est parce qu'elle en a les moyens et que la musique est un univers dans lequel elle baigne depuis son enfance. Son père était d'ailleurs musicien de Jazz et pianiste-arrangeur de Claude Nougaro. Sur scène, sa sœur Julie est aux commandes d'un show visuel qui accompagne sa musique et composé en partie d'images trouvées sur des pellicules de 8mm tournées par sa famille, et plus particulièrement leur grand-père d'origine italienne duquel les deux sœurs ont hérité du patronyme. Sur ces pellicules, des films montrant la méditerranée des années 60 et à l'authenticité sans nul doute touchante. DeLaurentis met donc un point d'honneur à allier musique et compositions visuelles sur scène, ce qui ajoute de l'intérêt au projet.
Un EP qui glisse. Ce Brand New Soul est un moment agréable. Ni plus, ni moins. Cinq titres qui défilent sans aucun souci, à l'atmosphère vaporeuse et baignée de lumière malgré un obscur vide alentour. C'est poétique, sensible, sincère et sobre. DeLaurentis offre là un court voyage dans son univers musical qui se suffit à lui-même. Trop d'arrangements auraient sans aucun doute détruit ce fragile équilibre entre voix et machines qui font la force de sa musique. Une artiste à découvrir, au moins par curiosité.
EP : Brand New Soul
Sortie : 2016
Genre : Electro Pop
Label : Peermusic, Les Airs à Vif
♥♥♥
> Ecouter l'EP sur SoundCloud <
De qui on parle ? Il y a en France une scène dont on parle peu. Une scène où les artistes évoluent dans l'ombre et restent bien en retrait de tout ce que les ondes radiophoniques diffusent à longueur de journée. Cécile DeLaurentis fait partie de cette scène et apparaît comme un rayon de lumière blafarde transperçant l'obscurité. Chantant en anglais et originaire de Toulouse, la chanteuse/compositrice/productrice a d'abord appris la musique au Conservatoire de Perpignan puis à Toulouse à l'Université du Mirail en Musicologie Jazz. Au fil des années, son apprentissage la pousse a davantage se tourner vers la musique électronique jusqu'à arriver à la production musicale ayant donné naissance à l'EP que voilà.
Les possibilités électroniques. La musique Electro a cette particularité de ne nécessiter que peu de ressources pour proposer mélodies et ambiances afin de poser ensuite une voix sur l'ensemble. DeLaurentis l'a bien compris et, à l'aide de machines, synthés, piano et loopers, a créé son propre univers pour un résultat aux allures d'Electro Pop éthérée et lunaire. Il y a toutefois quelque chose de cinématographique dans l'ensemble. Pas via l'approche musicale, mais plutôt des références et expériences personnelles marquantes. Ainsi, tous ceux qui ont vu L'Exorciste de William Friedkin sorti en 1973 ne peuvent écouter "10000 Things" - qui ouvre l'EP et qui profite d'un clip - sans avoir des images de ce film qui leur reviennent en mémoire. Ce titre, qui est une reprise du thème introductif de l'album Tubular Bells de Mike Oldfield sorti en 1973, est d'ailleurs la première version chantée depuis sa création. Pour l'anecdote, le compositeur britannique aurait d'ailleurs apprécié cette adaptation. Mais la voix suave de Cécile DeLaurentis fait rapidement oublier l'horreur et le drame qui sont désormais indissociables de ce thème devenu culte grâce au film. Les sonorités lumineuses qui sont ici appuyées par un beat électronique dansant viennent porter une voix légère, presque murmurée, pour un voyage spatial, voire spectral. Les bases sont posées et la suite restera dans le même ton, non sans quelques petites surprises bienvenues. Ainsi, "8mm" débute sur des notes qui font inévitablement penser à un balafon pour ensuite voir des roulements de tambour entraîner l'ensemble au son d'une voix qui s'envole par moment. C'est élégant et la spatialité de l'ensemble fait oublier que l'artiste est seule. C'est un peu comme si Emily Haines, de chez Metric, décidait de faire de l'Electro Pop plutôt que du Rock. Et ce timbre si particulier, si doux, fait passer l'ensemble comme un souffle, comme une brise fraîche. Une fraîcheur rappelée par le visuel de l'EP d'un blanc immaculé.
Blanc et noir. Le piano (ou ce qui y ressemble) a aussi une place importante et fait souvent office de pièce maîtresse, un titre comme "As A Wink" n'étant accompagné que de samples de voix et joué aux pads. Des samples qui rappellent évidemment certains morceaux de Camille, pour son album Le Fil par-exemple. Enfin, "Brand New Soul" et "Wardrobe", qui clôturent l'EP, sortent vraiment du lot car libérant une énergie qu'on ne supposait pas pouvoir sommeiller dans tout ça. Le beat est plus marqué, les influences beaucoup plus évidentes et on reste hypnotisé par toujours ces quelques touches électroniques qui scintillent. C'est sobre et il n'en faut pas davantage. La musique fait son travail et on voyage entre lumière éclatante et nuit étoilée, un contraste qu'on retrouve dans l'espace infini où se perdent les réverbérations de la voix claire de Cécile.
Une histoire de famille. N'est pas chanteur, compositeur et producteur qui veut. Si Cécile de Laurentis s'est lancée dans une carrière musicale en solo, c'est parce qu'elle en a les moyens et que la musique est un univers dans lequel elle baigne depuis son enfance. Son père était d'ailleurs musicien de Jazz et pianiste-arrangeur de Claude Nougaro. Sur scène, sa sœur Julie est aux commandes d'un show visuel qui accompagne sa musique et composé en partie d'images trouvées sur des pellicules de 8mm tournées par sa famille, et plus particulièrement leur grand-père d'origine italienne duquel les deux sœurs ont hérité du patronyme. Sur ces pellicules, des films montrant la méditerranée des années 60 et à l'authenticité sans nul doute touchante. DeLaurentis met donc un point d'honneur à allier musique et compositions visuelles sur scène, ce qui ajoute de l'intérêt au projet.
Un EP qui glisse. Ce Brand New Soul est un moment agréable. Ni plus, ni moins. Cinq titres qui défilent sans aucun souci, à l'atmosphère vaporeuse et baignée de lumière malgré un obscur vide alentour. C'est poétique, sensible, sincère et sobre. DeLaurentis offre là un court voyage dans son univers musical qui se suffit à lui-même. Trop d'arrangements auraient sans aucun doute détruit ce fragile équilibre entre voix et machines qui font la force de sa musique. Une artiste à découvrir, au moins par curiosité.
04/06/2016
[Vidéo] OH BOY! : "Radio"
Comme le disait Orelsan dans "Changement" il y a de ça quelques années : "Les vieux [...] sont nostalgiques de la bonne vieille époque". Est-ce que les gars de OH BOY! se sentiraient vieux ? L'Euro 2016 de football n'a pas encore débuté que les compères lyonnais nous balancent un clip qui ressemble à un hommage au sport de balle au pied, mais qui est aussi une nouvelle version du titre "Radio" sorti huit ans plus tôt avec le groupe Apple Jelly.
Au menu, des images de l'équipe de France... d'un autre temps. Le carré magique Tigana, Fernandez, Giresse et Platini est mis à l'honneur à grand renfort d'animations 16 bits extraites de jeux de foot de nos bonnes vieilles consoles d'une époque qui rend un paquet de monde nostalgique. Un clip acidulé, comme pour "Space Invaders", qui fera et fait déjà parler de lui, le foot étant au centres de (presque) toutes les attentions avec la compétition européenne qui approche... Un coup de com' efficace ! Bien vu, les gars.
Au menu, des images de l'équipe de France... d'un autre temps. Le carré magique Tigana, Fernandez, Giresse et Platini est mis à l'honneur à grand renfort d'animations 16 bits extraites de jeux de foot de nos bonnes vieilles consoles d'une époque qui rend un paquet de monde nostalgique. Un clip acidulé, comme pour "Space Invaders", qui fera et fait déjà parler de lui, le foot étant au centres de (presque) toutes les attentions avec la compétition européenne qui approche... Un coup de com' efficace ! Bien vu, les gars.
02/06/2016
[Album] Novelists : "Souvenirs"
Artiste : Novelists
Album : Souvenirs
Premier Album
Sortie : 2015
Genre : Métalcore Progressif, Djent
Label : Arising Empire Records, Nuclear Blast
Morceaux à écouter : Gravity, Ouroboros, Souvenirs
♥♥♥♥(♥)
> Ecouter l'album sur Youtube <
De qui on parle, déjà ? Il aura fallu à peine deux ans et six morceaux pour que le groupe Novelists obtienne une certaine notoriété dans le (petit) monde du Métal/Métalcore Progressif et Djent. Les parisiens avaient largué, au compte-goutte, courant 2013 et 2014, des morceaux répertoriés sous forme d'une démo qui n'aura pas laissé grand monde indifférent, y compris Arising Empire qui s'est empressé de signer le groupe français pour sortir son premier album. Souvenirs voit donc le jour en novembre 2015 et permet enfin (!) de pouvoir écouter la musique du groupe via un support physique.
Un album généreux. Bien qu'on ait déjà pu écouter (et réécouter) les six titres de la fameuse démo via BandCamp ou même Youtube en attendant la sortie de cet album, aucune édition physique de ces morceaux n'avait été faite. C'est donc avec joie qu'on voit apparaître quatre de ces six morceaux sur la tracklist de l'album - "Twenty Years" et "Heartfelt" faisant office de pièces bonus - amenant cette dernière à quatorze titres. Un nombre conséquent pour un album sorti après 2010 - il faut bien le souligner - et qui fait donc plaisir. Seuls "Delusion" et "Immedicable" passent à la trappe. Pourtant, ces deux morceaux auraient tout autant mérité d'apparaître sur cette galette. Choix du label ? Choix du groupe ? Peu importe, il est toujours possible de les télécharger gratuitement via la page BandCamp de Novelists.
Du Djent et un peu plus encore. Novelists a su imposer son identité musicale bien avant la sortie de ce premier album. Le Métalcore Progressif aux sonorités Djent que les parisiens pratiquent se démarque du lot par cette incontournable construction basée sur des ambiances en toile de fond entièrement composées à la guitare. Des nappes lumineuses - étincelantes même, parfois - qui donnent cette spatialité si particulière à la musique de Novelists et nous plongent dans quelque chose de bien plus grand et profond qu'un simple combo basse/batterie/guitares pour accompagner la voix. On notera toutefois la présence de ce qui semble être un piano sur "Black Lights", un morceau qui, avec "5:12 AM", contraste avec le reste de l'album de par sa douceur et sa légèreté tout en faisant écho à "Inanimate" en introduction (magique) de ce dernier. L'essentiel de la force de Novelists se trouve pourtant dans des riffs musclés et des mélodies travaillées qui offrent une puissance imparable à la musique des parisiens et insuffle une énergie bien réelle à l'auditeur. Avec des intros courtes mais efficaces, on se plonge directement dans l'univers de chaque morceau, comme dans une nouvelle aventure, avec toutes les promesses, leçons et surprises qu'elle peut comporter. Que ce soit "Gravity", "Ouroboros" ou encore "Voyager", il y a un côté ludique à la musique de Novelists : les oreilles sont surprises, s'amusent à reconnaître les riffs et on est agréablement déstabilisé à la découverte de chaque titre, la progression nous amenant à enchaîner les ambiances, qu'elles soient beaucoup plus lourdes et violentes ou au contraire aériennes et poétiques. C'est donc un succulent mélange de légèreté et de puissance, de mélancolie et d'énergie communicative que Novelists propose dans ce premier album. C'est riche, fort et surtout inspiré, sans parler de certains soli qui semblent empruntés au Heavy Métal ou au Hard Rock (voir ceux de "Echoes" et "5:12 AM"). Pour tout ça, le Djent de Novelists est agréable à l'oreille et est bien loin du côté parfois indigeste qu'on peut reconnaître au genre.
Une touche française ? C'est vrai que le Djent n'est pas mal représenté en France et il faut bien reconnaître une certaine french touch dans la façon de pratiquer ce style musical dans l'Hexagone. Entre Uneven Structure, Kadinja et bien sûr Novelists - entre autres -, on retrouve quelques petites touches sonores partagées par tous ces groupes. La famille du Djent français est d'ailleurs relativement soudée, Novelists ayant invité Pierre Danel à jouer sur "Echoes", le bonhomme étant guitariste chez Kadinja, autre formation parisienne.
Une voix solide. Mattéo Gelsomino avait déjà fait bel étalage de ses talents vocaux sur les six titres de la Demo mais l'expérience va encore plus loin avec ce premier album qu'est Souvenirs. Outre sa tendance à alterner entre chant clair et scream avec aisance, il faut surtout reconnaître au parisien de solides capacités vocales - malgré une diction parfois hachée - qui collent très bien à la musique. Un exercice difficile dans le sens où ses textes sont assez loin d'une succession basique de couplets et refrains et au vu de la diversité des riffs au sein d'un même morceau. La polyrythmie oblige le gaillard à s'adapter sans cesse, le chant donnant tout autant leurs identités aux morceaux que la composition musicale en elle-même. Les rimes sont parfois inexistantes mais tout passe très bien à l'oreille. On regrettera seulement le fait que Mattéo soit seul à enregistrer tous les chants et que lors des versions Live, il soit tout simplement impossible de retrouver cette double voix (chant clair et hurlement combinés) comme sur le refrain de "Voyager" ou le final de "Souvenirs" par-exemple. Toutefois, la force vocale de Mattéo en fait un frontman charismatique qui est d'ailleurs sollicité par d'autres groupes comme sur le titre "Winter" de Landmvrks dernièrement, ou encore sur "Desolate" de PROS\PECT et "Dark Hase" de VIA. Malgré un chant hurlé appuyé, Mattéo laisse parfois sa voix faiblir, comme pour feindre la rupture, laissant apparaître cette sensibilité et cette sincérité si particulières pour interpréter ses textes ("Earth Grazer"). Enfin, on notera la présence d'une voix féminine sur "5:12 AM" en la personne de Lotti Buchholz qu'on a déjà pu entendre en featuring avec Burning Down Alaska en 2014 sur le titre "Savior", par-exemple.
Qu'est-ce qu'on nous raconte ? Un rapide coup d’œil au titre de certains morceaux et une recherche Wikipedia plus tard, on comprend tout de suite que la simplicité n'est pas de mise là non plus. Tout comme Tesseract qui a choisi un nom de groupe à tendance scientifique ainsi qu'une musique complexe, Novelists aborde des thématiques relativement compliquées comme la figure de Lichtenberg ("The Lichtenberg Figure") ou encore le dessin du serpent (ou dragon) qui se mord la queue et répondant au nom grec ancien Ouroboros ("Ouroboros") pour mettre l'individu humain au centre de ses sujets d'écriture. En résulte des textes matures, conscients, métaphoriques, et à portée philosophique, voire humaniste. Comme une sorte de thérapie qui viendrait naturellement avec l'âge. Une introspection complète sur notre rapport au monde, aux autres et à nous-même. C'est un peu compliqué parfois mais les décortiquer devient un véritable travail de "littérature" (dans la traduction) qui justifie pleinement le nom de "nouvellistes" pour le groupe. La boucle est bouclée et tout cela s'avère être maîtrisé, travaillé et surtout loin d'être anodin. Un plaisir à l'écoute qui reste cependant énigmatique parfois, sans parler de certaines tournures syntaxiques remises en cause par des natifs anglophones, l'anglais n'étant évidemment pas la langue natale des parisiens...
Un premier album remarquable. Avec Souvenirs, Novelists proposait là un excellent premier album qui s'écoute un paquet de fois avant de lasser. Travaillé, bien pensé, agréable à l'oreille : du très bon boulot. Sans aucun doute l'une des sorties les plus remarquables (et remarquées) de l'année 2015 pour un groupe français qui a très bien su s'exporter à l'étranger, notamment grâce à une promotion et une communication efficaces. En quelques mots : du talent, tant dans la musique que dans l'écriture. Et avec un visuel pareil, on pourrait tout simplement parler de classe. La barre ayant été mise très haut, on attend avec impatience de voir ce que les parisiens serviront par la suite !
Album : Souvenirs
Premier Album
Sortie : 2015
Genre : Métalcore Progressif, Djent
Label : Arising Empire Records, Nuclear Blast
Morceaux à écouter : Gravity, Ouroboros, Souvenirs
♥♥♥♥(♥)
> Ecouter l'album sur Youtube <
De qui on parle, déjà ? Il aura fallu à peine deux ans et six morceaux pour que le groupe Novelists obtienne une certaine notoriété dans le (petit) monde du Métal/Métalcore Progressif et Djent. Les parisiens avaient largué, au compte-goutte, courant 2013 et 2014, des morceaux répertoriés sous forme d'une démo qui n'aura pas laissé grand monde indifférent, y compris Arising Empire qui s'est empressé de signer le groupe français pour sortir son premier album. Souvenirs voit donc le jour en novembre 2015 et permet enfin (!) de pouvoir écouter la musique du groupe via un support physique.
Un album généreux. Bien qu'on ait déjà pu écouter (et réécouter) les six titres de la fameuse démo via BandCamp ou même Youtube en attendant la sortie de cet album, aucune édition physique de ces morceaux n'avait été faite. C'est donc avec joie qu'on voit apparaître quatre de ces six morceaux sur la tracklist de l'album - "Twenty Years" et "Heartfelt" faisant office de pièces bonus - amenant cette dernière à quatorze titres. Un nombre conséquent pour un album sorti après 2010 - il faut bien le souligner - et qui fait donc plaisir. Seuls "Delusion" et "Immedicable" passent à la trappe. Pourtant, ces deux morceaux auraient tout autant mérité d'apparaître sur cette galette. Choix du label ? Choix du groupe ? Peu importe, il est toujours possible de les télécharger gratuitement via la page BandCamp de Novelists.
Du Djent et un peu plus encore. Novelists a su imposer son identité musicale bien avant la sortie de ce premier album. Le Métalcore Progressif aux sonorités Djent que les parisiens pratiquent se démarque du lot par cette incontournable construction basée sur des ambiances en toile de fond entièrement composées à la guitare. Des nappes lumineuses - étincelantes même, parfois - qui donnent cette spatialité si particulière à la musique de Novelists et nous plongent dans quelque chose de bien plus grand et profond qu'un simple combo basse/batterie/guitares pour accompagner la voix. On notera toutefois la présence de ce qui semble être un piano sur "Black Lights", un morceau qui, avec "5:12 AM", contraste avec le reste de l'album de par sa douceur et sa légèreté tout en faisant écho à "Inanimate" en introduction (magique) de ce dernier. L'essentiel de la force de Novelists se trouve pourtant dans des riffs musclés et des mélodies travaillées qui offrent une puissance imparable à la musique des parisiens et insuffle une énergie bien réelle à l'auditeur. Avec des intros courtes mais efficaces, on se plonge directement dans l'univers de chaque morceau, comme dans une nouvelle aventure, avec toutes les promesses, leçons et surprises qu'elle peut comporter. Que ce soit "Gravity", "Ouroboros" ou encore "Voyager", il y a un côté ludique à la musique de Novelists : les oreilles sont surprises, s'amusent à reconnaître les riffs et on est agréablement déstabilisé à la découverte de chaque titre, la progression nous amenant à enchaîner les ambiances, qu'elles soient beaucoup plus lourdes et violentes ou au contraire aériennes et poétiques. C'est donc un succulent mélange de légèreté et de puissance, de mélancolie et d'énergie communicative que Novelists propose dans ce premier album. C'est riche, fort et surtout inspiré, sans parler de certains soli qui semblent empruntés au Heavy Métal ou au Hard Rock (voir ceux de "Echoes" et "5:12 AM"). Pour tout ça, le Djent de Novelists est agréable à l'oreille et est bien loin du côté parfois indigeste qu'on peut reconnaître au genre.
Une touche française ? C'est vrai que le Djent n'est pas mal représenté en France et il faut bien reconnaître une certaine french touch dans la façon de pratiquer ce style musical dans l'Hexagone. Entre Uneven Structure, Kadinja et bien sûr Novelists - entre autres -, on retrouve quelques petites touches sonores partagées par tous ces groupes. La famille du Djent français est d'ailleurs relativement soudée, Novelists ayant invité Pierre Danel à jouer sur "Echoes", le bonhomme étant guitariste chez Kadinja, autre formation parisienne.
Une voix solide. Mattéo Gelsomino avait déjà fait bel étalage de ses talents vocaux sur les six titres de la Demo mais l'expérience va encore plus loin avec ce premier album qu'est Souvenirs. Outre sa tendance à alterner entre chant clair et scream avec aisance, il faut surtout reconnaître au parisien de solides capacités vocales - malgré une diction parfois hachée - qui collent très bien à la musique. Un exercice difficile dans le sens où ses textes sont assez loin d'une succession basique de couplets et refrains et au vu de la diversité des riffs au sein d'un même morceau. La polyrythmie oblige le gaillard à s'adapter sans cesse, le chant donnant tout autant leurs identités aux morceaux que la composition musicale en elle-même. Les rimes sont parfois inexistantes mais tout passe très bien à l'oreille. On regrettera seulement le fait que Mattéo soit seul à enregistrer tous les chants et que lors des versions Live, il soit tout simplement impossible de retrouver cette double voix (chant clair et hurlement combinés) comme sur le refrain de "Voyager" ou le final de "Souvenirs" par-exemple. Toutefois, la force vocale de Mattéo en fait un frontman charismatique qui est d'ailleurs sollicité par d'autres groupes comme sur le titre "Winter" de Landmvrks dernièrement, ou encore sur "Desolate" de PROS\PECT et "Dark Hase" de VIA. Malgré un chant hurlé appuyé, Mattéo laisse parfois sa voix faiblir, comme pour feindre la rupture, laissant apparaître cette sensibilité et cette sincérité si particulières pour interpréter ses textes ("Earth Grazer"). Enfin, on notera la présence d'une voix féminine sur "5:12 AM" en la personne de Lotti Buchholz qu'on a déjà pu entendre en featuring avec Burning Down Alaska en 2014 sur le titre "Savior", par-exemple.
Qu'est-ce qu'on nous raconte ? Un rapide coup d’œil au titre de certains morceaux et une recherche Wikipedia plus tard, on comprend tout de suite que la simplicité n'est pas de mise là non plus. Tout comme Tesseract qui a choisi un nom de groupe à tendance scientifique ainsi qu'une musique complexe, Novelists aborde des thématiques relativement compliquées comme la figure de Lichtenberg ("The Lichtenberg Figure") ou encore le dessin du serpent (ou dragon) qui se mord la queue et répondant au nom grec ancien Ouroboros ("Ouroboros") pour mettre l'individu humain au centre de ses sujets d'écriture. En résulte des textes matures, conscients, métaphoriques, et à portée philosophique, voire humaniste. Comme une sorte de thérapie qui viendrait naturellement avec l'âge. Une introspection complète sur notre rapport au monde, aux autres et à nous-même. C'est un peu compliqué parfois mais les décortiquer devient un véritable travail de "littérature" (dans la traduction) qui justifie pleinement le nom de "nouvellistes" pour le groupe. La boucle est bouclée et tout cela s'avère être maîtrisé, travaillé et surtout loin d'être anodin. Un plaisir à l'écoute qui reste cependant énigmatique parfois, sans parler de certaines tournures syntaxiques remises en cause par des natifs anglophones, l'anglais n'étant évidemment pas la langue natale des parisiens...
Un premier album remarquable. Avec Souvenirs, Novelists proposait là un excellent premier album qui s'écoute un paquet de fois avant de lasser. Travaillé, bien pensé, agréable à l'oreille : du très bon boulot. Sans aucun doute l'une des sorties les plus remarquables (et remarquées) de l'année 2015 pour un groupe français qui a très bien su s'exporter à l'étranger, notamment grâce à une promotion et une communication efficaces. En quelques mots : du talent, tant dans la musique que dans l'écriture. Et avec un visuel pareil, on pourrait tout simplement parler de classe. La barre ayant été mise très haut, on attend avec impatience de voir ce que les parisiens serviront par la suite !
01/06/2016
[Vidéo] Happening : "Like A Noise"
Chemises blanches et bretelles noires : voilà une tenue vestimentaire bien sobre et propre pour les gars de Happening pour la vidéo de "Like A Sound". Un clip simple où les musiciens jouent leur musique. Mais il n'est guère nécessaire d'en faire des tonnes niveau images quand la musique suffit à faire le boulot.
Depuis la sortie de son premier album In The Middle Of The Seas en septembre 2015 chez Send The Wood, Happening a largement gagné en visibilité et en reconnaissance sur la scène française et frontalière. Avec une identité affirmée, le trio originaire d'Aix-les-Bains a su mélanger ses influences Post-Hardcore, Rock et Grunge pour un cocktail efficace et explosif. Servi par une production léchée, l'album s'écoute en entier via la page BandCamp du groupe ou sur Youtube.
Depuis la sortie de son premier album In The Middle Of The Seas en septembre 2015 chez Send The Wood, Happening a largement gagné en visibilité et en reconnaissance sur la scène française et frontalière. Avec une identité affirmée, le trio originaire d'Aix-les-Bains a su mélanger ses influences Post-Hardcore, Rock et Grunge pour un cocktail efficace et explosif. Servi par une production léchée, l'album s'écoute en entier via la page BandCamp du groupe ou sur Youtube.
23/05/2016
[Vidéo] KIZ : "Voyelle" (Paroles)
Voilà, ça y est : KIZ a annoncé la sortie de son premier album. Prévu pour février 2017, c'est donc avec plusieurs mois d'avance que débute la promotion. Avec le clip de "Voyelle", le duo formé par Marc Parodi et Alice Chiaverini s'affiche avec ses musiciens pour aborder un sujet plutôt "chaud".
Derrière des textes où pirouettes de lettres et double sens s'amusent de la définition première des mots, on a droit à quelques allusions plutôt osées - notamment un clin d’œil à DSK -, le tout dans un décor d'hôtel de luxe. Et toujours avec la même (auto)-dérision et la créativité sonore qui font l'identité du groupe. En un mot : fun, comme d'habitude.
J’aime quand tu dis oui Et quand tu le dis pas J’aime quand tu piges Et quand tu piges pas J’aime quand tu cries Et si tu ne cries pas J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime quand tu parles Et quand tu parles plus C’est que tu te perds Dans tes « A » dans tes « u » J’aime quand tu vibres Et si tu ne vis plus J’aime ton « A » j’aime ton « U » J’aime ton « O » j’aime ton « Q » Prend tes IL et mes ELLE Tous tes sens sensuels Le « I » s’envoie en « L » Pour consonne en voyelle Ecris moi des mots Décris moi comme il faut Faut que tu me haches HI gicle MNO B.A. BA du A dans tous ses éclats Claque moi claque toi C’est partout le même K J’aime quand tu dis oui Oui mais tu ne dis pas J’aime quand tu piges Mais tu piges pas J’aime quand tu cries Cries le moi J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime ton « I » j’aime ton « O »
Derrière des textes où pirouettes de lettres et double sens s'amusent de la définition première des mots, on a droit à quelques allusions plutôt osées - notamment un clin d’œil à DSK -, le tout dans un décor d'hôtel de luxe. Et toujours avec la même (auto)-dérision et la créativité sonore qui font l'identité du groupe. En un mot : fun, comme d'habitude.
J’aime quand tu dis oui Et quand tu le dis pas J’aime quand tu piges Et quand tu piges pas J’aime quand tu cries Et si tu ne cries pas J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime quand tu parles Et quand tu parles plus C’est que tu te perds Dans tes « A » dans tes « u » J’aime quand tu vibres Et si tu ne vis plus J’aime ton « A » j’aime ton « U » J’aime ton « O » j’aime ton « Q » Prend tes IL et mes ELLE Tous tes sens sensuels Le « I » s’envoie en « L » Pour consonne en voyelle Ecris moi des mots Décris moi comme il faut Faut que tu me haches HI gicle MNO B.A. BA du A dans tous ses éclats Claque moi claque toi C’est partout le même K J’aime quand tu dis oui Oui mais tu ne dis pas J’aime quand tu piges Mais tu piges pas J’aime quand tu cries Cries le moi J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime ton « I » j’aime ton « O »
19/05/2016
[Live Report] Rise Of The North Star + Hightower + Landmvrks (Café Charbon - Nevers)
Retour sur Nevers pour une soirée placée sous le signe du Hardcore entre les murs du Café Charbon. Un joli coup de chapeau pour K-Nardage Asso, ce dimanche 15 mai 2016 affichant complet. L'occasion de se taper trois groupes aux origines musicales identiques mais évoluant chacun dans un registre bien différent. C'était bien, c'était beau : c'était la bagarre et tout le monde a pu prendre son pied, que ce soit sur le Métalcore nerveux et mélodique des marseillais de Landmvrks, le Punk Rock/Hardcore beaucoup plus rétro de Hightower ou encore Rise Of The NorthStar et leur style bien à eux.
Une soirée qui débutait relativement tôt avec une ouverture des portes dès 18h, l'occasion de profiter d'une (ou plusieurs) bière(s) au soleil du mois de mai malgré un fond d'air bien frais. Mais comme chacun sait, il faut peu de temps au Charbon pour se réchauffer - et s'enflammer -, le public neversois (et d'autres horizons, certains s'étant déplacés depuis Lyon ou Clermont-Ferrand, voire de plus loin) étant suffisamment friand de Punk Hardcore pour mettre l'ambiance et faire monter la température rapidement.
Le début de soirée était assuré par les marseillais de Landmvrks venus se perdre au fin fond du trou du cul de la France pour présenter leur premier album Hollow sorti le 10 mai 2016. Un groupe un peu plus "jeune" que les deux autres formations qui partageaient la scène ce soir-là mais qui a le mérite de proposer un Métalcore à la fois nerveux et mélodique. Un point fort pour chauffer une salle lorsqu'on est relativement méconnu du public. Sur scène, Landmvrks assure le show malgré quelques soucis techniques, un lâché de baguette dès le premier ou second morceau et un micro aux allures de savonnette. Le professionnalisme n'est pas tout à fait de mise en ce qui concerne le jeu de scène mais tant pis, les sudistes ne relâchent pas la pression, posant un "Winter" qui tient toutes ses promesses en Live même si la partie normalement assurée par Mattéo Gelsomino (Novelists) n'a évidemment pas la même saveur que sur la version studio. Qu'à cela ne tienne, les "Empty Place", "Outside And In" ou encore "Wrong Generation" font tout aussi bien le travail pour mettre l'ambiance dans un Charbon déjà bien rempli pour une première partie. Sur scène, Florent s'active et fait vivre ses textes d'une façon qui rappelle Jacob Field de chez The One Hundred. Il faut dire que les deux bonhommes ont, à quelques détails près, le même gabarit, la même allure vestimentaire et des capacités vocales similaires, sans parler d'une gestuelle aux mimiques communes. Même si le genre musical n'est ici pas le même que les britanniques, il y a une ressemblance frappante. Vocalement, c'est solide et bien exécuté, tout comme les instruments d'ailleurs. Malgré quelques chœurs enregistrés, Landmvrks met un point d'honneur à faire chanter certains passages sur scène par l'un de ses guitaristes et ce détail est un indéniable point fort. Le set se termine avec les applaudissements du public. Certains n'ont pas vraiment aimé et d'autres ont carrément adoré. Reste que Landmvrks a offert une solide première partie qui a surtout permis au groupe de se faire connaître (et se faire remarquer) ce soir-là. Et pour une formation qui a encore (presque) tout à prouver, c'est déjà une bonne chose. Les marseillais ont un potentiel bien réel et semblent bien lancés pour être un groupe à suivre car ayant encore beaucoup de choses à offrir, tant sur scène que dans de futures compositions. Fort sympa.
C'est ensuite Hightower qui a pris les commandes de la soirée, le groupe étant connu comme le loup blanc à Nevers. Avec un style qui n'a rien a voir avec Landmvrks, Higthower a retourné la fosse du Charbon. Coup double pour une formation à cheval entre Paris et d'autres villes de province : revenir jouer en terrain conquis, un peu comme à la maison, et présenter son nouveau frontman, un hongrois répondant au nom de Attila et chanteur de Makeshift Promise. L'ambiance dans la fosse est électrique et on voit voler un bodyboard dans tous les sens. On se croirait en bord de plage californienne et ce ne sont pas les innombrables slams qui feraient dire le contraire. La fanbase est bien réelle dans le public et les textes repris en chœurs dans leur intégralité (voir la vidéo pour "Aqua Tiger"). Il faut dire que l'album Sure. Fine. Whatever. a eu un certain impact depuis sa sortie, la galette ayant été enregistrée à Los Angeles chez Knives Out Records, ce qui a permis au groupe de se faire connaître bien au-delà des frontières de l'Hexagone. Tous les textes sont en plus disponibles via la page BandCamp du groupe : quoi de mieux pour se faire la main (ou plutôt la gorge) avant un concert du groupe ? Sur scène, l'énergie est communicative, les sourires sur tous les visages et l'efficacité des riffs rallie aisément n'importe quel aficionado de Punk Rock et Hardcore. En ce qui concerne Attila, sa voix est bien moins hargneuse que celle du précédent frontman mais reste dans la même tonalité. En cela, Higtower n'est pas devenu un groupe meilleur ou moins bon au niveau du chant mais est tout simplement différent sans toutefois perdre son identité. Le hongrois ne cache pas sa joie de voir un public si réceptif et bien que s'exprimant exclusivement en anglais sur scène, on le sent ému. Et surtout heureux. Ce qui, lors d'une prestation scénique, ne peut que pousser le public à se donner davantage. Beaucoup monteront sur l'estrade pour partager un instant de ce set mémorable ainsi que le micro pour une véritable communion comme seuls les concerts de Punk peuvent offrir. C'était fort et beau, un vrai moment de musique avec toute la sincérité qu'on pouvait en attendre.
Juste le temps de souffler et boire un godet avant d'entendre des voix crier "Hey ! ça commence !". Rise Of The Northstar a finalement pris possession de la scène du Café Charbon dans une ambiance brûlante, la fosse s'étant entièrement remplie pendant l'entracte. Les parisiens sont évidemment en tenue, tout de noir vêtus, ce qui fait partie de leur identité. Certains reprochent souvent à des mecs de porter sur scène des vêtements arborant le nom de leur propre bande, mais il faut bien admettre qu'en ce qui concerne ROTNS, cela participe grandement au spectacle tant leurs fringues sont personnelles (et évidemment inspirées du "folklore" et mangas japonais). Le rouleau compresseur se met alors en marche et retourne en un rien de temps la fosse du Charbon qui se met à vibrer au son des riffs musclés du combo parisien. Les titres s'enchaînent sans que le set ne baisse en pression à l'exception d'un court instant de répit où Vithia fera s'asseoir toute la fosse lors du bridge de "Demonstrating My Saiya Style". Les parisiens ont le sens du spectacle et pratiquent un Hardcore à forte influence new-yorkaise qui puise sa force dans son côté participatif, les cris et autres punchlines étant repris en chœurs par les membres du groupe et la fosse, évidemment. Il y a d'ailleurs en tout et pour tout quatre micros sur scène, histoire de pouvoir laisser chaque musicien s'exprimer comme bon lui semble. Le résultat est sans appel : communicatif, puissant et efficace. Des points forts qui viennent contrebalancer une musique un peu répétitive sur la durée mais qui ne perd toutefois jamais son énergie. Le groupe peut d'ailleurs compter sur son guitariste aux doigts de fée, véritable guitar hero alignant des soli monstrueux qui rappelleraient presque la branlette de manche de groupes comme Dragon Force. En moins pompeux tout de même. Rise Of The Northstar enchaîne les imparables tubes de sa discographie : "Again and Again", "Samourai Spirit", ou encore "Sound Of Wolves" et "Phoenix" - parmi d'autres - et s'offre les louanges d'un public aux anges (justement !) qui obtiendra un rappel pour deux morceaux supplémentaires. Rien à dire : c'est monstrueusement efficace et bien exécuté. Ces gars-là sont des bêtes, tant musicalement que sur scène et ça envoie la purée. Mamie en aurait souillé son froc !
Encore une soirée mémorable entre les murs du Café Charbon. Encore un plaisir coupable que de retrouver Nevers et son public toujours présent pour ce genre d'événement. Un grand merci à l'équipe du Charbon et à K-Nardage Asso pour l'organisation. Merci à Loïc, Mathias et Clément pour la sympathique compagnie. Un merci tout particulier à Mika pour m'avoir offert un toit pour la nuit. C'était parfait. Et enfin, merci à Manon Nadolny et Rui Lourenco pour avoir pris des photos lors de cette soirée. Retrouvez le reste de l'album photo de cette soirée par Rui Lourenco via Facebook.
Une soirée qui débutait relativement tôt avec une ouverture des portes dès 18h, l'occasion de profiter d'une (ou plusieurs) bière(s) au soleil du mois de mai malgré un fond d'air bien frais. Mais comme chacun sait, il faut peu de temps au Charbon pour se réchauffer - et s'enflammer -, le public neversois (et d'autres horizons, certains s'étant déplacés depuis Lyon ou Clermont-Ferrand, voire de plus loin) étant suffisamment friand de Punk Hardcore pour mettre l'ambiance et faire monter la température rapidement.
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| Florent (Landmvrks) © Manon Nadolny |
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| Hightower © Rui Lourenco |
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| Rise Of The North Star © Rui Lourenco |
Encore une soirée mémorable entre les murs du Café Charbon. Encore un plaisir coupable que de retrouver Nevers et son public toujours présent pour ce genre d'événement. Un grand merci à l'équipe du Charbon et à K-Nardage Asso pour l'organisation. Merci à Loïc, Mathias et Clément pour la sympathique compagnie. Un merci tout particulier à Mika pour m'avoir offert un toit pour la nuit. C'était parfait. Et enfin, merci à Manon Nadolny et Rui Lourenco pour avoir pris des photos lors de cette soirée. Retrouvez le reste de l'album photo de cette soirée par Rui Lourenco via Facebook.
15/05/2016
[Vidéo] Guillaume Perret Solo : "Inside Song"
Guillaume Perret n'est peut-être pas l'artiste français le plus connu mais dans le monde du Jazz, son nom l'est tout de suite un peu plus. Après avoir passé pas mal de temps au sein du Bocal, le collectif de Jazz avec lequel il participe à trois albums, et son groupe The Electric Epic, le voilà lancé pour une carrière solo où le saxophone s'entiche de sonorités insoupçonnées. Avec l'aide de pédale à effets, loopers et autres machines, Guillaume Perret compose un premier album singulier dont le titre "Inside Song" est extrait. Un album répondant au nom de Free et qui paraîtra le 23 septembre 2016 chez Kakoum Records. Pour les puristes, ce Jazz "libre" apparaîtra sans aucun doute comme une sorte d'hérésie tant l'électronique semble avoir une place de choix. Pour les autres, il s'agira plutôt d'une incroyable expérimentation novatrice et salutaire, comme une forme de renouveau du genre. Le clip est une vidéo réalisée par Serge Sang montrant le travail d'illustration de Benjamin Flao. Une vidéo passée en négatif pour obtenir cette surprenante vision des couleurs.
03/05/2016
[Vidéo] Radiohead : "Burn The Witch"
Cinq ans que Radiohead se faisait discret et voilà que le groupe sort un album, d'un peu nulle part, "presque" par surprise (A Moon Shaped Pool est sorti le 8 mai 2016 en téléchargement et sera disponible en version physique à partir du 17 juin).
Et pour faire les choses bien, quoi de mieux qu'un clip ? Et pas n'importe quel clip : un clip animé. Un véritable court métrage, en stop motion, réalisé par Chris Hopewell et quelques animateurs de chez les studios Aardman. Mais ce qui marque plus que l'animation, c'est l'ambiance dérangeante de ce clip qui a été conçu en 14 jours, écriture, réalisation des décors et personnages et tournage inclus. On y découvre ce qui semble être un représentant officiel venu visiter ce qu'on pourrait appeler un village "modèle". Il y découvre des habitants vivant dans le calme et préparant des festivités où tout semble se dérouler pour le mieux. Malgré tout, ce lieu de vie semble cacher un mal bien établi, comme une banalité du quotidien. Une allégorie qui tend à montrer combien il est facile de s'habituer à des atrocités que seules des personnes extérieures pourraient relever. D'où la nécessité de prendre du recul, parfois...
Un clip à l'interprétation assez large qui s'inscrit dans un contexte politique et social contemporain malgré l'allure plutôt moyenâgeuse des petits personnages qui y sont représentés. On notera évidemment la troublante ressemblance avec le géant de bois du Burning Man brûlé chaque année au terme du festival du même nom, mais aussi le film Le Dieu d'Osier (The Wicker Man) sorti en 1973 et réalisé par Robin Hardy (qui a eu droit à un remake en 2007 avec Nicolas Cage).
Radiohead a aussi sorti un clip pour le titre "Daydreaming" quelques jours plus tard.
Et pour faire les choses bien, quoi de mieux qu'un clip ? Et pas n'importe quel clip : un clip animé. Un véritable court métrage, en stop motion, réalisé par Chris Hopewell et quelques animateurs de chez les studios Aardman. Mais ce qui marque plus que l'animation, c'est l'ambiance dérangeante de ce clip qui a été conçu en 14 jours, écriture, réalisation des décors et personnages et tournage inclus. On y découvre ce qui semble être un représentant officiel venu visiter ce qu'on pourrait appeler un village "modèle". Il y découvre des habitants vivant dans le calme et préparant des festivités où tout semble se dérouler pour le mieux. Malgré tout, ce lieu de vie semble cacher un mal bien établi, comme une banalité du quotidien. Une allégorie qui tend à montrer combien il est facile de s'habituer à des atrocités que seules des personnes extérieures pourraient relever. D'où la nécessité de prendre du recul, parfois...
Un clip à l'interprétation assez large qui s'inscrit dans un contexte politique et social contemporain malgré l'allure plutôt moyenâgeuse des petits personnages qui y sont représentés. On notera évidemment la troublante ressemblance avec le géant de bois du Burning Man brûlé chaque année au terme du festival du même nom, mais aussi le film Le Dieu d'Osier (The Wicker Man) sorti en 1973 et réalisé par Robin Hardy (qui a eu droit à un remake en 2007 avec Nicolas Cage).
Radiohead a aussi sorti un clip pour le titre "Daydreaming" quelques jours plus tard.
02/05/2016
[Vidéo] Ocean Grove : "Lights On Kind Of Lover" (Paroles / Lyrics)
Décidément, les australiens sont des gens un peu fous. En tout cas, musicalement. Dans la liste des groupes décalés et dingues, on pouvait déjà compter sur Twelve Foot Ninja et ses clips déjantés voire tordus, une formation originaire de Melbourne et au style musical indescriptible tant le mélange des genres est surprenant.
Désormais, il faudra aussi faire avec Ocean Grove qui, depuis sa formation en 2010, en est arrivé à signer chez UNFD, label au carnet d'adresse aussi chargé qu'éclectique (c'est chez eux qu'Hacktivist ou encore The One Hundred sont allés se loger). Avec la sortie de son EP Black Label en 2015, Ocean Grove a largement gagné en visibilité et a déjà sorti des clips (parfois totalement barrés) pour les morceaux "I Told You To Smile" et "B.L.U.D". C'est maintenant un nouveau titre que présente le groupe avec un clip acidulé visuellement (et un poil WTF!) qui reflète assez bien l'état d'esprit de la formation elle aussi originaire de Melbourne.
Ocean Grove fait partie de cette nouvelle "génération" de groupes désireux de remettre l'humain au centre de ses textes et sa musique, mais aussi du "reste". La bande de Luke Holmes a d'ailleurs balancé sur le net une sorte de "code moral" répondant au nom de The Rhapsody Manifesto dont certaines lignes peuvent faire penser à ce que des groupes comme Enter Shikari ont toujours essayé de respecter durant leurs années de carrières. En voici quelques extraits, à propos de divers sujets : "We're not going to buy your respect, we're going to earn it" ; "Show weaknesses and flaws, realness" ou encore "We strongly believe in social connection and death of the ego". Tout un programme qui donne à ce groupe un côté franchement sympathique !
Stop me. Don’t stop. Now I won’t go
Sit slack with back to wall
Not my time to give and now you’re into it?
Could crush velvet down the hall
Man shot into sand, the famous formulation
Shot into sand; the famous formulation
I can see you looking on my way
Why don’t you do something about it?
I don’t feel I’m welcome in this space
But I won’t let you unnerve me
THIS I THINK IS THIS / THIS I THINK IS THIS
(Sit slack with back to wall
Could crush velvet down the hall)
Man shot into sand, the famous formulation
Shot into sand, the famous formulation
- INTRODUCING THE SKINNY 6 -
Still stuck at the Laundromat, still stuck
“Will it be nickels and dimes?
Will it pounds and pence?
No dollars, no sense”
Angel, sweet angel. Sing for the teardrops, the TV dinners.
SUCK ON THE KICK STICK
BEFORE YOU’RE TOO FUCKED UP AND MISPLACE IT
I’m a lights on kind of lover, see these fang-made rings? BUT SHE SAID
“Don’t sink them in, punching walls this thin”
I’ll clutch my belly at your trouble, although those few
They’ve all said, they’ve all said, they’ve all said…
Désormais, il faudra aussi faire avec Ocean Grove qui, depuis sa formation en 2010, en est arrivé à signer chez UNFD, label au carnet d'adresse aussi chargé qu'éclectique (c'est chez eux qu'Hacktivist ou encore The One Hundred sont allés se loger). Avec la sortie de son EP Black Label en 2015, Ocean Grove a largement gagné en visibilité et a déjà sorti des clips (parfois totalement barrés) pour les morceaux "I Told You To Smile" et "B.L.U.D". C'est maintenant un nouveau titre que présente le groupe avec un clip acidulé visuellement (et un poil WTF!) qui reflète assez bien l'état d'esprit de la formation elle aussi originaire de Melbourne.
Ocean Grove fait partie de cette nouvelle "génération" de groupes désireux de remettre l'humain au centre de ses textes et sa musique, mais aussi du "reste". La bande de Luke Holmes a d'ailleurs balancé sur le net une sorte de "code moral" répondant au nom de The Rhapsody Manifesto dont certaines lignes peuvent faire penser à ce que des groupes comme Enter Shikari ont toujours essayé de respecter durant leurs années de carrières. En voici quelques extraits, à propos de divers sujets : "We're not going to buy your respect, we're going to earn it" ; "Show weaknesses and flaws, realness" ou encore "We strongly believe in social connection and death of the ego". Tout un programme qui donne à ce groupe un côté franchement sympathique !
Stop me. Don’t stop. Now I won’t go
Sit slack with back to wall
Not my time to give and now you’re into it?
Could crush velvet down the hall
Man shot into sand, the famous formulation
Shot into sand; the famous formulation
I can see you looking on my way
Why don’t you do something about it?
I don’t feel I’m welcome in this space
But I won’t let you unnerve me
THIS I THINK IS THIS / THIS I THINK IS THIS
(Sit slack with back to wall
Could crush velvet down the hall)
Man shot into sand, the famous formulation
Shot into sand, the famous formulation
- INTRODUCING THE SKINNY 6 -
Still stuck at the Laundromat, still stuck
“Will it be nickels and dimes?
Will it pounds and pence?
No dollars, no sense”
Angel, sweet angel. Sing for the teardrops, the TV dinners.
SUCK ON THE KICK STICK
BEFORE YOU’RE TOO FUCKED UP AND MISPLACE IT
I’m a lights on kind of lover, see these fang-made rings? BUT SHE SAID
“Don’t sink them in, punching walls this thin”
I’ll clutch my belly at your trouble, although those few
They’ve all said, they’ve all said, they’ve all said…
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