05/06/2019

[Vidéo] Coheed And Cambria : "The Pavilion" (A Long Way Back)

Une vidéo en noir et blanc, une session de répétition, une promenade face à la caméra : il y a dans ce clip de Coheed And Cambria des similitudes avec les vidéos proposées par Metric pour les titres "Dressed To Suppress" et "Risk" !

Le dernier album de Coheed And Cambria, Vaxis  - Act I : The Unheavenly Creatures, est sorti depuis le 5 octobre 2018 et avec ses presque quatre-vingt minutes de musique pour quinze titres en boîte, il y a matière à produire du clip vidéo. "The Pavilion" est le quatrième extrait de l'album à recevoir des images (cinquième si on compte les animations proposées pour "The Gutter") après "Unheavenly Creatures", "Old Flames" et "True Ugly" qui propose des images du groupe en Live. L'intégralité de ce neuvième album studio s'écoute sur Youtube.

Carried them over your shoulders, you fear
The absence, the void you'll cause when you choose to leave them all here There's no turning back, it's time that you steer The wide open stares back alone at the cusp The self that you thought you lost the shine that burned well into rust You can’t hear my voice 'cause I'm not loud enough Believe me, when I say it's a long way back from here / Goodbye for now Hang on, it’s clear that the road’s about to get rough Oh, can you hear the ringing, it’s left in my ear Over and over the light hits the dust It's the choice that I've made but for us, I'd choose to give it all up If you want me here, well, then ask me to stay The glistening wet concrete the heat off the road The clamoring hands and the bus you call home. This is it ? Believe what you want in this space I don't fit Same day repeats with the things that you see Dirty dressing room carpets and broken TVs Is this it ? In this water I'll tread 'til the day that I'm dead Goodbye for now / Echoes, echoes / Mile marker / Minutes, hours If this it and there is no more and you believe you’re true It's a long way back from here / There's no going home

04/06/2019

[Vidéo] Fit For A King : "When Everything Means Nothing" (Paroles / Lyrics)

Dans la (large) famille du Rock/Métal chrétien d'outre-Atlantique, appelons cette fois Fit For A King.

Le groupe américain qui s'est formé dès 2007 a sorti le 14 septembre 2018 son dernier album baptisé Dark Skies. Ce cinquième effort, paru chez Solid State Records comme tous les opus précédents du groupe (le label chrétien compte notamment dans ses rangs Norma Jean et Silent Planet), présente dix titres et compte déjà deux autres vidéos, respectivement pour les titres "Oblivion" et "The Price Of Agony".

"When Everything Means Nothing" semble faire référence à la dépression ou à un état psychique qui s'en rapproche et comme la plupart des groupes chrétiens, Fit For A King emploie des textes à double-sens auxquels même les non-croyants peuvent s'identifier, l'interprète pouvant aussi bien s'adresser à un proche qu'à Dieu lui-même. Dans un sens, cette universalité dans l'écriture permet aux groupes de cette trempe de ne pas tomber dans le prêche ou l'idolâtrie ostentatoire. Et ça marche, tant et si bien que le Métalcore chrétien a véritablement la cote dans le large univers du Métal, surtout aux États-Unis. L'album Dark Skies est en écoute intégrale sur Youtube.

Ones and zeros fill my eyes / Am I supposed to be like everybody else ?
A prisoner of my own mind / Should I give up ? Should I give up ?

I try to smile, try to fight, just say I'm okay
But everyday feels like a hurricane
Yeah, I was born in the rain / Yeah, I was born in the rain


Answers never seemed so distant / The fear of missing out blurs my vision
Am I enough to live up to the expectations of a world that won't stop moving ?
I am so lost in the eye of the storm / I am so lost

But I try to smile, try to fight, just say I'm okay
But everyday feels like a hurricane
Yeah I was born in the rain / Yeah I was born in the rain


So tell me what I need [so tell me what I need]
The water's rising past my eyes
So tell me what I need : the water's rising past my eyes

The rain pours down / The clouds block the light
I can't find the help I need / Let this destroy me
Let this destroy me

I try to smile, try to fight, just say I'm okay
But everyday feels like it's killing me
Yeah I was born in the rain / Yeah I was born in the rain

03/06/2019

[Vidéo] Daniel Tompkins : "Limitless" (Paroles / Lyrics)

Si Daniel Tompkins est (re)connu pour être l'une des plus douces et belles voix de la scène Rock/Métal britannique (et internationale), il ne faut pas oublier de prendre en compte tout le talent d'écriture dont il sait aussi faire preuve. Qu'il s'agisse de son travail au sein de Tesseract ou de tous ses autres side-projects, les textes de Daniel Tompkins ont l'étrange particularité de mêler ésotérisme et universalité, ce qui élève son travail bien au-dessus de la grande majorité de celui de ses pairs.

L'artiste a sorti le 31 mai 2019 un album solo baptisé Castles (via Kscope) et "Limitless" est le second extrait à recevoir une vidéo après "Saved". Ce morceau, on avait pu le découvrir dans sa version composée en collaboration avec Acle Kahney, cette seconde version figurant de toute façon sur le recueil. Tout comme "Saved", "Limitless" existe en deux versions sur Castles : la première, aux sonorités Electro-Pop, est la version originale. La version concernée par ce clip est, quant à elle, enregistrée avec le producteur et compositeur Dmitry Stepanov et s'entiche d'une forme instrumentale où une batterie (programmée ou non) vient apporter une vraie valeur ajoutée au morceau, les arrangements et les textes étant eux aussi différents. Pour faire court : cette version est bien meilleure et plus agréable à écouter que l'originale.

Dans "Limitless", Daniel Tompkins fait référence à un amour perdu, toujours avec une sensibilité qui lui est propre. L'album Castles et en écoute intégrale sur Youtube.

Intoxicated by the silence of your cannons fire Understand your resignation and your contemptuous choir Separated by the silence : your stoic pacifier Endless gazing to discover through the limitless sky You said, “Goodbye” so long ago but I can’t remember why that it feels so wrong Goodbye I'm letting go but I’ll wash your sins away if you just stay strong Procession of your resignation your fallacy sublime But sweet the tongue of resurrection / The tangled to unwind Lay down your blade I’ll swallow mine And tell no-one your perfect lie

02/06/2019

[Vidéo] Vola : "Ruby Pool" (Paroles / Lyrics)

Les danois de Vola ont sorti leur dernier album baptisé Applause Of A Distant Crowd le 12 octobre 2018 et quoi qu'on puisse dire de la musique du quatuor, force est d'admettre qu'il y a quelque chose de fascinant dans cette dernière.

Évoluant dans un style à part qui se retrouve à la croisée du Métal technique et lourd de groupes comme Meshuggah et de la Pop aérienne teintée de Synth-Wave que des formations nordiques telles que A-Ha sont capables de produire, le groupe originaire de Copenhague a su se démarquer de la masse, c'est le moins qu'on puisse dire. Expérimental et organique, ce Rock-Métal progressif atteint avec "Ruby Pool" des sommets de douceur, le clavier de Martin Werner tenant une place toute particulière en transportant l'auditeur vers de hautes sphères.

"Ruby Pool" est le quatrième extrait de cet album à recevoir un clip vidéo après "Smartfriend", "Alien Shivers" et "Ghosts". Dans ce clip sobre, on découvre un plan séquence sur smartphone du chanteur et guitariste Asger Mygind. Il fait référence ici à tous ceux qui passent à côté de l'instant présent en observant le monde à travers leur écran de téléphone... ou qui préfèrent tout simplement observer ce même écran plutôt que le monde qui les entoure. C'est arrivé à pratiquement tout le monde, au moins une fois. Voici sa déclaration en entier : "Whether the screen is a window to happiness or a barrier for happiness is subjective, but I imagine that a lot of people have experienced a sense of lost opportunity after having been absorbed in the screen at the wrong time and place. I surely have. It was with this image in mind that I began working on a video for Ruby Pool. It was shot at 9 different outdoor locations on Zealand, Denmark, during April and May 2019".

L'album Applause Of A Distant Crowd est toujours en écoute intégrale sur BandCamp mais aussi sur Youtube.

I wanna lay my head down now. / I wanna turn the tide somehow. I wanna lay my head down now. / I wanna turn the tide somehow. We are the lonely kids falling away from this tedious swarm of bliss inside. We’re in a ruby pool left with a kingdom rule. / Shiny without a jewel in life. I wanna lay my head down now. / I wanna turn the tide somehow. I wanna peel my face in doubt. / I wanna wrap my arms around you.

01/06/2019

[Vidéo] Knocked Loose : "... And I Still Wander South" (Paroles / Lyrics)

Les choses se précisent concernant la sortie du prochain album de Knocked Loose : ce second recueil au format long est en effet prévu pour le 23 août 2019, il répondra au nom A Different Shade Of Blue (ce qui explique sans doute la présence non dissimulée de la couleur bleue dans cette nouvelle vidéo mais aussi et surtout dans celle proposée pour "Mistakes Like Fractures") et verra le jour via Pure Noise Records.

Concernant cette nouvelle vidéo, le format "quatre tiers" ne passe évidemment pas inaperçu et semble revenir en force dans les vidéos musicales ces derniers temps : réelle nostalgie ou simple effet de style et de mode ? Difficile à dire. Dans tous les cas, rien de bien fou ici puisque la scénarisation reste presque inexistante et on a une fois de plus droit aux musiciens jouant sur leurs instruments. Dommage.

I spent so much time focused on the difference  Eclipsed by the shadows of my past Nothing will sustain, nothing is built to last There’s a hole in the dark where the waters rest  No waves in a grave, in a grave unkept  As above so below, lost inside this hole  My mouth is a drain where no water flows A jaded infatuation nothing more I need lightning to strike in the same place twice I cast out a prayer for wings anything to remove this vice Trapped in my head where the waters rest I've spent so much of my life trying to get out and still I wander south

31/05/2019

[Vidéo] Epic Beard Men : "Pistol Dave" feat. Slug of Atmosphere & Blue Raspberry

Non, le real Hip-Hop n'est pas mort et il n'y pas que les mumblers ou autres rappeurs aux instrus gavées à la Trap music en 2019. Et les barbus de Epic Beard Men sont là pour nous le rappeler !

Le super duo formé par Sage Francis et B. Dolan depuis une paire d'années a déjà proposé un premier EP sobrement intitulé Season 1 en mars 2018. Un an après, en 2019, c'est au tour d'un premier album de voir le jour. Baptisé This Was Supposed To Be Fun, ce dernier est disponible en écoute intégrale depuis le 29 mars 2019 via la page BandCamp du groupe et le label indépendant Strange Famous.

Et du fun (grinçant parfois), il y en a dans ce recueil, à l'image de ce clip vidéo pour "Pistol Dave", un morceau en collaboration avec Slug et Blue Raspberry, connue pour son affiliation avec le Wu-Tang Clan. On y découvre l'histoire d'un certain Dave, sorte d'anti-héros et petite ordure des temps modernes qui doit régler ses comptes avec la Justice. Concernant le clip entièrement réalisé en animation 2D au style cartoonesque, certains auront peut-être reconnu le style graphique de Wasaru qu'on avait pu apprécier dans le clip du Peuple de l'Herbe pour "Yini Bo" en 2015 mais surtout pour son autre collaboration avec Sage Francis en 2014 pour le clip de "Make 'Em Purr".

L'album This Was Supposed To Be Fun est en écoute intégrale sur BandCamp.

30/05/2019

[Album] Glasslands : "Pariah"

Artiste : Glasslands
Album : Pariah
Premier Album
Sortie : 2016
Genre : Métalcore atmosphérique, Ambient
Label : Autoproduction
Morceaux à écouter : Fame, Soul Without A Home, Meaningless
♥♥♥♥
> Écouter l'album sur BandCamp <
> Écouter l'album sur Youtube <

De qui on parle ? Si Glasslands est considéré comme un trio depuis 2017, le groupe n'en a pas toujours été un. D'abord commencé en tant que projet solo par Josh Kincheloe qui propose quelques morceaux entre 2013 et 2014, le gaillard qui a été bassiste et chanteur pour le groupe Icon For Hire entre 2011 et 2016 est rejoint par Brandon Mullins dès 2016, ce dernier ayant quitté Beartooth après trois années de bons et loyaux services. Les deux compères sont finalement rejoints en 2017 par Jordan DiSorbo, guitariste chez Before Their Eyes. Ce premier album de Glasslands qu'est Pariah a donc été produit alors que le projet existait sous la forme d'un duo, Josh et Brandon étant néanmoins épaulés par Brian "Bone" Thornburn et Nick Reed à l'époque. On est donc face à un recueil qui a pu voir le jour grâce à pas mal de personnes, même si ces dernières ne font pas officiellement partie du groupe. Les joies et avantages, mais aussi les aléas, de la musique indépendante, en somme.

Premiers pas. Pour bien prendre les choses dans l'ordre et comprendre l'aboutissement que représente ce premier disque, il faut revenir au commencement, c'est-à-dire aux premières compositions de Kincheloe alors qu'il était encore seul aux manettes. C'est sur sa chaîne Youtube personnelle qu'on peut retrouver des morceaux datant de 2013, sortes de premiers jets et prémices de ce que cette aventure musicale allait devenir ensuite. Ces deux morceaux, respectivement baptisés "Resolution" et "Lost Times", apparaissent comme une forme d'exutoire musical, quelque chose de tellement personnel qu'il semble naturel qu'une seule personne puisse en être à l'origine et s'en emparer. Cela permettra à Kincheloe de ne s'imposer aucune limite et de n'avoir de compte à rendre à personne, mais aussi et surtout d'extérioriser des sentiments profonds à travers un Métal aérien au tempo lent, presque traînant, où sa voix est largement mise en avant. Ces deux titres sont en fait l'expression d'une émotion magnifiée par des textes simples mais forts, comme si les premiers mots qui venaient à l'esprit pour retranscrire une sensation étaient aussi les plus efficaces pour la communiquer. Alors, certes, le travail de composition et de production est loin d'être excellent mais le but est atteint : les rares personnes à avoir jeté une oreille sur le projet à l'époque ont pour la plupart été touchées par ce nouveau projet baptisé Glasslands.

Planant. Dès 2013, Kincheloe savait déjà très bien quelle musique il voulait produire étant donné que l'ambiance générale et les ingrédients de ses compositions sont restés sensiblement les mêmes au fil des années. Cela donne à Pariah une cohérence générale qui témoigne de la maturité du projet, chose assez rare pour un premier recueil. Le ton est d'ailleurs donné dès l'ouverture de l'album avec "Birth" qui nous plonge dans cet univers à la fois sombre, vaporeux et lumineux, les premières notes de guitares du morceau suivant, "Back And Forth", étant soulignées par des arrangements électroniques scintillants. La voix évolue dans ce décor musical qui fait écho à la grandeur, la fragilité et la beauté de la nature présentée sur le visuel de Pariah. Alternant entre chant doux presque murmuré par moment et scream égosillé (qui ne plaira sans aucun doute pas à tout le monde), Kincheloe laisse transpirer ses émotions, son chant clair étant sans conteste le plus efficace pour les transmettre à l'auditeur (le meilleur exemple étant "Fame" où le scream est exclusivement réservé à Ryan Kirby, frontman de Fit For A King, qui apporte une touche de couleur toute particulière à ce morceau). Derrière des ingrédients plutôt conventionnels pour du Métalcore américain - où l'Electro tient une place relativement importante - et des riffs simples, se cache un Métal atmosphérique qui développe un univers qui lui est propre, l'intérêt se trouvant ici dans les ambiances qui sont créées pour nous transporter au plus profond des textes de Kincheloe magnifiés par son chant caractéristique.

Émotionnel. On l'a déjà souligné, l'intérêt de ce projet pour Kincheloe est de mettre en musique ses émotions et sentiments les plus profonds, comme une confession intime où l'habillage sonore ne servirait qu'à renforcer la portée de ces derniers. Torturé, parfois mélancolique ou tout simplement touchant de par sa sensibilité et sa faiblesse face à des sentiments comme l'amour ("Deadman"), le bonhomme se livre sans concession en mettant un point d'honneur à produire une musique progressive parfois, toute en douceur par moments, organique et ô combien envoûtante, la production enrobant l'oreille pour créer une spatialité immense, toujours en rappel aux grands espaces sauvages soulignés par le visuel du recueil. Si certains trouveront la démarche ridicule ou caricaturale, on ne peut que reconnaître à Kincheloe une vraie sincérité dans son travail tant il met ici à mal sa pudeur et la prétention qui aurait pu découler de sa volonté d'évoluer en solo ("Soul Without A Home"). Au contraire, Glasslands lui permet justement de s'affranchir des choix ou goûts d'autres membres qui auraient participé à la création du projet, les musiciens qui l'accompagnent aujourd'hui ayant sans doute accepté de servir les intérêts du frontman par qui tout a commencé. En d'autres termes, Kincheloe se permet ce qu'il veut, créant à sa guise et se libérant de toute contrainte extérieure, chose qu'il revendique d'ailleurs au détour de certains textes ("Demons"). L'ensemble est donc fort en émotions et on se laisse percer par la voix et porter par le mélange tout en puissance de l'Electro et des instruments, à condition toutefois d'adhérer au propos et à la voix de Kincheloe.

Intense. Si la grande majorité de ce recueil apparaît comme plutôt mou en comparaison de ce qui se fait habituellement dans le Métalcore, on pourra tout de même se consoler avec certains passages plus "nerveux" (comme sur "Meaningless" par-exemple). Mais l'intérêt de Glasslands n'est clairement pas dans la violence pure et dure. La portée du projet est ailleurs et on le comprend assez rapidement si on accepte les codes imposés par le style musical (voix et instruments) de Kincheloe. Une fois pénétré dans l'univers de Glasslands, l'auditeur se laisse tout simplement porté par l'ensemble, traversant des zones mystérieuses ("Dark") ou arpentant des sentiers plus calmes menant vers de grands ensembles où la peur, l'amour et la violence se côtoient, à l'image du final magistral que représente "Go For Broke". Pariah est comme un parcours initiatique dans la tête de Kincheloe, un dédale à l'architecture pourtant cohérente et riche pour un résultat d'un peu plus de trente-sept minutes qui n'a finalement qu'un seul gros point faible : sa relative courte durée.

29/05/2019

[Vidéo] Oh Hiroshima : "Darkroom Aesthetics"

Les amoureux du Post-Rock le savent : ce n'est pas un genre musical très joyeux. Et les clips vidéos sont rarement colorés, lumineux ou scénarisés (il y a tout de même de rares exceptions), cette musique se présentant souvent comme instrumentale et invitant davantage à la contemplation et à la libre expression de l'imaginaire et des émotions.

Pour la sortie de son troisième album baptisé Oscillation prévu pour le 26 juillet 2019 via Napalm Records, le groupe suédois Oh Hiroshima originaire de la petite ville de Kristinehamn a décidé de présenter ce "Darkroom Aesthetics" en guise de premier extrait. Si les ingrédients musicaux sont sensiblement les mêmes que chez beaucoup de groupes de Post-Rock, on notera toutefois le fait que ce titre est intégralement instrumental, ce qui dénote avec l'album précédent, In Silence We Yearn paru en 2015 (en écoute sur BandCamp), où chaque titre présentait du chant, et donc des textes. Dernière anecdote à propos de cette vidéo : il s'agit du tout premier clip proposé par Oh Hiroshima depuis sa formation en 2009.

28/05/2019

[Vidéo] Rammstein : "Ausländer" (Paroles / Lyrics)

On aurait pu croire qu'après les deux impressionnants clips proposés pour les deux premiers extraits du dernier album de Rammstein paru le 17 mai 2019, à savoir "Deutschland" et "Radio", le groupe allemand se permettrait un peu de sobriété pour le troisième clips de ce septième album studio. Mais c'était sans compter sur la bande de Till Lindemann et son inconditionnelle volonté à toujours proposer des clips vidéo travaillés et à la réalisation soignée.

Pour "Ausländer" ("étrangers" en français), on a donc droit à un clip tout aussi dingue que les deux précédents, cette fois dans un décor de savane où le groupe se met en scène en tant que colons venus piller les trésors du continent africain qui a longtemps été sous la tutelle d'une Europe impériale et coloniale. Si le clip nous plonge dans un contexte historique considéré comme révolu, on peut tout de même y voir une critique du monde occidental qui continue encore aujourd'hui de profiter des richesses de l'Afrique sous couvert d'échanges commerciaux.

Toutefois, l'intelligence de Rammstein - si on met de côté la portée subversive et provocatrice de ce nouveau clip - est (une fois de plus) de jouer sur le double sens. En effet, en traduisant les paroles et en tenant compte de la touche Electro-Dancefloor de ce titre, on se rend compte qu'il y a aussi possibilité de faire un lien avec le monde de la nuit, le tourisme de masse et les soirées en boîte où les rencontres d'une nuit sont chose courante, notamment entre clubbeurs de différentes nationalités (des lieux comme Ibiza ou Berlin viennent rapidement à l'esprit). Cependant, le lien avec l'Afrique est ici plus difficile à faire, ce continent n'était pas réputé pour avoir des boîtes de nuit au rayonnement international... Bref.

Rammstein signe une fois de plus un clip marquant et au ton toujours aussi décalé. Plus d'infos dans la vidéo officielle du Making Of du clip, avec des sous-titres disponibles en français.

Textes en allemand

Ich reise viel, ich reise gern / Fern und nah und nah und fern 
Ich bin zuhause überall / Meine Sprache : International 
Ich mache es gern jedem recht / Ja, mein Sprachschatz ist nicht schlecht 
Ein scharfes Schwert im Wortgefecht mit dem anderen Geschlecht 

Ich bin kein Mann für eine Nacht / Ich bleibe höchstens ein, zwei Stunden 
Bevor die Sonne wieder lacht, bin ich doch schon längst verschwunden 
Und ziehe weiter meine Runden 
Ich bin Ausländer (Ausländer) / Mi amore, mon chéri 
Ausländer (Ausländer) / Ciao, ragazza, take a chance on me 
Ich bin Ausländer (Ausländer) / Mon amour, Я люблю тебя 
Ein Ausländer (Ausländer) / Come on, baby, c'est, c'est, c'est la vie 


Andere Länder, andere Zungen / So hab' ich mich schon früh gezwungen 
Dem Missverständnis zum Verdruss / Dass man Sprachen lernen muss 
Und wenn die Sonne untergeht / Und man vor Ausländerinnen steht 
Ist es von Vorteil, wenn man dann / Sich verständlich machen kann 

Du kommen mit, iche machen gut / Du kommen mit, iche machen gut 

Textes traduits en français

Je voyage beaucoup, j'aime voyager / Loin et près ; près et loin 
Je me sens partout chez moi / Ma langue : internationale 
J'aime bien plaire à tout le monde / Oui, mon vocabulaire n'est pas mal 
Une épée tranchante dans une joute verbale avec le sexe opposé 

Je ne suis pas l'homme d'une nuit / Au maximum, je reste une ou deux heures 
Avant que le soleil, à nouveau, ne sourie / J'ai déjà disparu depuis longtemps 
Quant à mes rondes, je les poursuis 
Je suis un étranger (Étranger) / Mon amour, mon chéri 
Étranger (Étranger) / Salut, ma jolie, tente ta chance avec moi 
Je suis un étranger (Étranger) / Mon amour, je t'aime 
Un étranger (Étranger) / Allez, bébé, c'est, c'est, c'est la vie 


Autres pays, autres langues (dans les deux sens du terme)
Je me suis donc obligé à me lever tôt / Entre incompréhension et frustration 
On doit apprendre les langues 
Et quand le soleil se couche, qu'on se trouve devant des étrangères 
C'est un atout de pouvoir se faire comprendre 

"Toi m'accompagner ; moi, bien t'aimer "

27/05/2019

[Vidéo] Imminence : "Saturated Soul" (Paroles / Lyrics)

Format quatre tiers et vidéos en noir et blanc : Imminence se la joue Pvris pour l'imagerie de son dernier album Turn The Light On paru le 3 mai 2019 via Arising Empire.

Les suédois emmenés par leur chanteur-violoniste Eddie Berg ont assuré la sortie de ce troisième effort à grands coups de vidéos avec la publication de quatre extraits servis par des images. Si "Paralyzed" et "Infectious" ont été présentés avec des vidéos en couleur, changement de ton pour "Satured Soul" et "Lighthouse" où l'emploi du noir et blanc marque un changement d'univers et d'ambiance pour des clips qui semblent pourtant tous liés par la scénarisation (apparition des mêmes personnages, mêmes vêtements pour Eddie dans la peau du premier protagoniste).

Si le groupe est de plus en plus comparé à Architects, notamment pour le traitement sonore des instruments mais aussi pour les passages les plus heavy, il faut reconnaître à Imminence une identité qui lui est propre. Le timbre de voix de son chanteur, les compositions incorporant le violon, des arrangements et du chant clair aux accents Pop justifiant l'étiquette de Métalcore alternatif : il y a suffisamment d'ingrédients pour se démarquer et on reconnaît là une "réappropriation nordique du genre" qui rapproche le groupe d'autres formations ayant elles aussi sorti un album cette année (Siamese avec Super Human ou encore Aviana et son Epicenter).

Avec ce troisième album, le groupe originaire de Trelleborg conforte donc sa place grandissante sur la scène européenne et internationale. On soulignera d'ailleurs la générosité du disque qui présente plus de cinquante minutes de musique en boîte. L'album s'écoute dans son intégralité sur Youtube.

Won’t you integrate my saturated soul Make my heart beat again / Make my heart beat again
Something’s pulling on my heartstrings / The way it makes me feel Like everyone’s against me / I don’t know what is real
Won’t you integrate my saturated soul Make my heart beat again Something’s weighing on my shoulders / The weight is all I feel Like everything’s about me / I don’t know what is real

I can’t separate the pain from the blood inside my veins I can’t find the cure to silence all the questions in my brain I can’t separate the pain from the blood inside my veins I can’t find the cure to silence all the questions in my brain I can’t separate the pain from the blood inside my veins

26/05/2019

[Vidéo] Resolve : "Of Silk And Straw" (Paroles / Lyrics)

Resolve n'est désormais plus qu'un trio : le groupe a en effet annoncé le départ de son guitariste en début d'année 2019, celui-ci ayant rejoint les rangs de Modern Error au poste de bassiste. Cela n'empêche toutefois pas le groupe lyonnais de continuer sa route... et de proposer une musique toujours aussi puissante et développant de plus en plus ses ambiances et son identité !

Après avoir présenté un (très bon) nouveau single baptisé "Pendulum" en mars 2019 qui a lancé un tout nouveau cycle pour Resolve, le trio lyonnais avec à sa tête Anthony Diliberto (ex-frontman de Happening) a récidivé à la fin du mois de mai 2019 avec cet impressionnant "Of Silk And Straw" servi par une vidéo sobre néanmoins marquée par un code couleur déjà présent pour "Pendulum" et qu'on retrouve beaucoup dans les blockbusters du cinéma américain (voir un film comme Pacific Rim par-exemple).

Avec ces deux couleurs, Resolve semble plutôt jouer sur la dualité et paradoxalement sur la combinaison décapante de deux forces que tout opposerait mais qui auraient la particularité d'avoir le même objectif (et d'engendrer la création musicale dans le cas présent). Avec ce nouveau titre, Resolve continue de s'imposer en tant que formation à suivre et possédant un gigantesque potentiel. On attend avec impatience ce que le groupe proposera par la suite, peut-être avec l'annonce d'un prochain EP ou d'un premier album ?

For a change, take a look at yourself 'Cause I see the way you look at me Living on the same land, breathing the same air We were born in the same place but raised in a different way In the end you and I we’re made of the same flesh So keep your fucking disdain Wealth is not what you seem to think I’ve never seen a hearse followed by a safe Wealth is so much more than this but you don’t seem to understand Overflowing pockets but you’re so fucking empty Drowning in your arrogance, I swear you’ll never fool me Born in silk / Born in straw / Everyone has a path to draw Heir to the throne / Farmer’s son / We’ll all end up at the same point Silk or straw / Yet the soil beneath is stronger than us all Pulling the strings in the shadow we can see through your disguise And when the final judgement starts well trust me, you will face the facts A divided structure led by men with no face, no heart From the top of their silver tower, watching us all fall apart The day will come the shelter will turn to mausoleum Man is a wolf to man You can’t run, you can’t hide / For the reaper picks no side Made of silk / Made of straw / Everyone has a path to draw Heir to the throne / Farmer’s son / We’ll all end up at the same point Silk or straw Doomed, crushed, plagued under the pressure to succeed Worship the breach in social classes united only by a common fear

24/05/2019

[Vidéo] Oakman : "Plastic World" (Paroles / Lyrics)

Grosse année 2019 pour le trio lyonnais Oakman : après la sortie d'un nouvel EP au mois d'octobre 2018 et l'enchaînement de plusieurs dates en Italie, le groupe emmené par Marine, sa chanteuse-guitariste, s'est ensuite envolé pour une mini-tournée aux États-Unis. Ont alors suivi plusieurs concerts en France avec notamment la première partie d'Enter Shikari (rien que ça !).

Le dernier EP du groupe, Plastic World, propose 5 titres aux tonalités Pop-Punk et Rock alternatif (qui peuvent difficilement nous empêcher de penser à Paramore, évidemment). Mais c'est pour le morceau éponyme planant qu'il a été décidé en mai 2019 de présenter une vidéo au format quatre tiers et aux couleurs électriques. Des arrangements sobres et une guitare vaporeuse pour porter une voix qui pourrait presque se suffire à elle-même : c'est tout simplement beau. Et si vous aimez le genre, allez faire un tour du côté de Bliss Sigh, le side-project de Nicolas Exposito, guitariste de Landmvrks.

L'EP Plastic World est en écoute intégrale sur BandCamp.

If you pray tonight I will be sitting by your side
If you cry tonight I will show you all the stars 

But you have to know there’s a place where we used to laugh
We can still find a light but you have to look for it carefully 
Because…
I want you to know / In a plastic world 
They do what they want with their plastic faith
I want you to see / In a plastic world
They take you away with their plastic truth

But if you go outside you can see all the tears of this planet
But If you walk outside you can watch all the fears we create

23/05/2019

[Vidéo] Aviana : "My Worst Enemy" (Paroles / Lyrics)

Casquette bien enfoncée sur la tête, voix épaisse et écorchée : voici Joel Holmqvist, frontman du groupe suédois Aviana. Si vous n'êtes pas familier de cette formation originaire du berceau du Métal local, Göteborg, sur la côte Ouest suédoise, ça risque de changer en 2019 depuis que le groupe a signé chez Arising Empire Records afin de sortir un deuxième album prévu pour le 23 août et baptisé Epicenter.

Le premier album d'Aviana, Polarize, est sorti en 2017 et est en écoute intégrale sur Youtube. Pour ce second effort, à moins de deux semaines de sa sortie, le groupe comptabilise déjà trois morceaux accompagnés d'un clip, celui présenté ici, le très bon "Heavy Feather" et "Red Sky" qui propose des images du groupe en tournée et sur scène. Difficile de ne pas penser à des formations comme Crystal Lake, Architects ou encore Wage War à l'écoute de ce qu'est devenu Aviana cette année : le son est lourd, l'accordage bas, la production soignée et le contraste entre les deux voix impressionnant. Reste à savoir si la sortie de ce deuxième opus suffira à faire grimper Aviana au même niveau que ses aînés.

Erase the line between dream and reality as gravity redefines. Erase the line between a defenceless witness or it’s vicious counterpart. The only way out ; through the mouth of the beast. It swallows me whole. Skin and bones. Another layer of fear. Another layer of this dream.

None of this is real. None of this I can believe. Thousands of nights blur into one. I know what’s to come. A battle with two defeats, my own worst enemy. Erase the line between dream and reality as gravity redefines. These walls were built to keep them out but I’m the one imprisoned. The sentence without conviction. Where do I run to ? Out of control, always heading the wrong direction. Where do I run to, where do I run to ? In a place like this there’s no room for affection.
None of this real. None of this I can believe Thousands of nights blur into one. I know what’s to come. A battle with two defeats, my own worst enemy. I can not move. I can not scream. I can not breathe but I can see. I can not move. I can not scream. I can not breathe but my eyes they still can see ; my worst enemy. But my eyes they still can see; my worst enemy.

22/05/2019

[Vidéo] Björk : "Tabula Rasa" (Paroles / Lyrics)

Björk et le motion design, c'est une longue histoire d'amour. Il suffit de se replonger dans certaines de ses vidéos, notamment pour "All Is Full Of Love", "Hunter" ou plus récemment "The Gate" pour en avoir la preuve. Il faut croire que l'artiste islandaise a toujours été fascinée par le fait de pouvoir transformer son apparence au gré de ses envies et surtout de son univers musical. La chanteuse née en 1965 a toujours évolué dans un style à part, entre Pop et Electro, multipliant les expérimentations et les mélanges de genres.

Le 24 novembre 2017, Björk a sorti son dixième album, Utopia, et a entamé un nouveau cycle visuel en publiant un certain nombre de nouvelles vidéos pour coller des images sur ce disque. Pour "Tabula Rasa", titre maternel et féministe, la chanteuse a travaillé avec Tobias Gremmler, l'un des désormais nombreux sorciers du motion design international. Le résultat est là : captivant, bizarre, surréaliste. Un peu comme la musique de Björk, finalement.

We are all swollen from hiding his affairs
Let's put it all on the table / Let it all out, it is time
He mustn't steal our light

Clean plate : Tabula Rasa for my children
Clean plate : Not repeating the fuckups of the fathers


My deepest wish is that you're immersed in grace and dignity
But you will have to deal with shit soon enough
I hoped to give you the least amount of luggage
You got the right to make your own fresh mistakes
And not repeat other's failures

Clean plate : Tabula Rasa for my children
Let's clean up : Break the chain of the fuckups of the fathers

It is time : For us women to rise and not just take it lying down
It is time : The world is listening

Oh how I loved you, embarrassed to pass this mess over to you
But he led two lives thought ours was the only one
You are strong

20/05/2019

[Vidéo] Sidilarsen : "Zéro Un Zéro" (Paroles / Lyrics)

Les français de Sidilarsen se sont fait remarquer cette année avec la sortie d'un nouvel album et la publication de plusieurs clips qui ont offert au groupe originaire de Toulouse un rayonnement international (certains commentaires sous les vidéos ayant été publiés par de nouveaux fans anglophones et d'ailleurs touchés par la musique du quintet).

"Zéro Un Zéro" est le second extrait de l'album baptisé On Va Tous Crever - septième effort de Sidilarsen - à recevoir des images. Après "À Vif", c'est donc le titre faisant référence au système binaire et mis en images par Brice Hincker (le batteur de Smash Hit Combo) qui est ici mis en avant. Et c'était plutôt un bon choix tant le thème abordé par Sidilarsen dans ce morceau est contemporain et s'accorde parfaitement avec le style musical du groupe. On a droit à une vidéo aseptisée où les membres du combo sont grimés en androïdes dont les visages semblent sourire sans communiquer aucune émotion. Un poil flippant mais efficace, ce clip est un bel hommage aux robots de science-fiction et interpelle sur les dangers de la robotisation de nos sociétés et de l'essor de l'intelligence artificielle.

L'album On Va Tous Crever est disponible via Verycords et en écoute intégrale sur Youtube.

Révolution technologique / Nos âmes en numérique / Nos affects synthétiques Comme des robots : Zéro un zéro
L’avenir qui se dessine / Écrasé par la machine
L’avenir qui nous décime / Élevés par des machines Les faces des totems devant lesquels on s’abaisse / Souvent insaisissables Ceux qui disposent du cash et des armes / Bientôt immortels, moitié irréels Comme des robots : Se faire envie de profil Zéro un zéro : Marcher seul en ville Le poids du système, auquel on acquiesce / De quoi péter un câble Ceux qui proposent du drame et des larmes aux simples mortels, collés au réel Comme des robots : Comme du bonheur mais futile Zéro un zéro : Toujours si seul en ville Rendus seuls au point sans retour / This is the point of no return Il faut déconnecter / This is the point of no return Déconnectés.