01/02/2013

[EP] Monuments : "We Are The Foundation"

Artiste : Monuments
EP : We Are The Foundation
Sortie : 2010
Genres : Métal Progressif, Djent
Label : Autoproduction
♥♥♥♥
> Ecouter l'EP sur Youtube <

Une fois de plus, merci Internet pour aider un néophyte tel que moi à tomber sur des petites perles comme ça. C'est en cherchant des infos sur Matt Rose et sa participation en tant que chanteur pour The Qemists que je suis tombé sur Monuments. Le souci, c'est que le garçon n'officiait pas encore au sein de la formation lorsque ce trois titres est paru. Nous aborderons donc le sujet plus tard.

Que ce soit le nom du groupe ou le titre donné à cet EP, on sent un lien très fort à l'architecture, et pas uniquement dans le sens "BTP" du  terme. Commençons par les bases : le groupe se compose autour de John Browne et Neema Askari, deux anciens de chez Fellsilent, et Joshua Travis qui sera remplacé par Olly Steel. Le line-up se stabilise en 2010 et permet la parution de cet EP qui, bien que très court (trop court !), expose avec brio tout le potentiel du groupe.

Musicalement parlant, on est face à un travail consistant. Le groupe évolue dans un genre que je ne connais que trop peu (je n'ai jamais vraiment aimé, ni été attiré par la musique d'un "groupe référence" dans le genre tel que Meshuggah, entre autres), à savoir un Métal Progressif mathcoreux et groovy à souhait. Pas de refrains à proprement parler, pas de tempo fixe. La musique de Monuments est difficile à "prévoir" lors d'une première écoute à cause de la polyrythmie et des lignes pouvant changer d'une mesure à l'autre. On imagine facilement le boulot de composition qui se trouve derrière ! Et bien que l'ensemble soit une assez belle démonstration technique, ces trois titres n'en deviennent pas fatiguant à la longue, au contraire. Après plusieurs écoutes, on peut commencer à apprécier les petites subtilités du combo sept (et huit) cordes/basse/batterie (John/Adam/Mike), la guitare d'Olly pondant des notes cristallines en toile de fond ("Admit Defeat"), ces mêmes notes participant d'ailleurs très largement à l'identité musicale du groupe, bien qu'un meilleur mixage aurait permis d'en apprécier davantage la saveur.

Enfin, c'est au niveau des textes que le nom de cet EP prend tout son sens (des textes d'ailleurs pas faciles à trouver, même sur la toile !). Les deux interprètes Neema Askari et Greg Pope se complètent d'une façon étonnante, chacun évoluant dans un type de chant très personnel, entre le cri vengeur et le Rapcore nerveux à la voix braillarde ("The Uncollective", "Memoirs"), sans oublier des passages beaucoup plus aériens ("Admit Defeat", "Memoirs"). Les deux gaillards débitent des textes à fort esprit contestataire à l'encontre du système actuel avec en nappe de fond un objectif humaniste. C'est pas du Punk, mais ça y ressemble ! C'est d'ailleurs un des points faibles de cet EP : le chant, bien qu'original et puissant, n'est malheureusement pas suffisamment bien traité pour apprécier la richesse des textes. Dommage, surtout quand on n'est pas balèze en anglais... Ce qu'il faut retenir, du coup, c'est tout simplement que nous sommes tous les fondations du monde dans lequel on vit et que si on vient à s'en plaindre, il ne tient qu'à nous de faire bouger les choses. Un peu naïf dirons certains, mais diablement efficace !

Pour faire court, un EP qui expose tout le talent des (jeunes) musiciens et qui présente un potentiel riche. Une sacrée claque qui évite de tomber dans la démonstration technique et répétitive et qui communique une énergie positive délectable. Dommage que tout ça soit aussi court car une fois les trois titres passés, on en redemande !

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