10/08/2017

[Vidéo] Token : "Dirty Flesh" (Paroles / Lyrics)

Hé bah on pourra dire que le succès fulgurant de Token ne l'aura pas rendu des plus joyeux et positifs... Après "New Problems", Token continue de raconter sa rapide transformation suite à ses pérégrinations à travers le monde pendant sa tournée. Et ça a l'air de travailler le garçon qui a du mal à encaisser tous ces changements... et toutes ces expériences, qu'elles soit charnelles ou pas.

"Dirty Flesh" se pare d'une instru qui change un peu de ce à quoi Token nous avait habitués, mais cela permet au jeune rappeur US de prouver qu'il peut aussi évoluer dans un autre style. Retrouvez les paroles de "Dirty Flesh" sur son site officiel.

09/08/2017

[Vidéo] Majora : "Aphotic"

Ah ça, on pourra dire que la mer ou l'océan, ça aura inspiré un bon paquet de groupes de Post-Rock ou autres genres du même acabit !

Majora présente son nouvel EP Aphotic (sortie prévue pour le 15 septembre 2017) en proposant un clip pour le morceau du même nom. Le groupe originaire de Newcastle, en Australie, pratique un Rock progressif instrumental plutôt massif et surtout rudement bien produit lui donnant une profondeur délectable. Le premier EP de Majora, Iridsecent, est toujours en écoute intégrale sur la page BandCamp du groupe.

06/08/2017

[Vidéo] Madchild : "Black & White" (Paroles / Lyrics)

Difficile de nier la productivité de Madchild quand on voit la régularité avec laquelle le rappeur canadien âgé de presque 42 ans poste des vidéos ou morceaux sur Youtube.

Son dernier album The Darkest Hour est sorti le 28 juillet 2017 et Madchild a décidé de mettre des images sur "Black & White", un titre où le rappeur revient sur sa vie passée et semble chercher l'absolution. Le clip semble avoir été tourné en Inde lors de la Holi ou d'une autre fête à base de lancers de pigments de couleurs. On est donc bien loin du "noir et blanc"...


See I'm not insane, in fact I'm kind of rational
When I be asking you, "Who is more dramatical?"
This one or that one, the white one or the black one


Yo
I take a few men’s advice and guidance
Came from a life full of fights and violence
Two different crews. Both rivals I guess
Death slowly entered like frightened silence
Fire in the eyes of a psycho’s eyelids
One too many times like a knife in my ribs
Had enough. All these years I’ve wasted
Lost a section of my life like I just misplaced it
Freedom so close I can almost taste it
But end up ice cold in an acquaintance’s basement
Relationships ain’t shit
Like “Bro, I fucking love you”
That’s the fakest engagement
I could no longer take it
Like standing in the middle of a satanic snake pit
Evil all around and hatred
Had to make some changes, now every day is sacred


Going where I shouldn’t go. Seeing who I shouldn’t see
Doing what I shouldn’t do. Being who I shouldn’t be
Sometimes falling, it feels like flying
At least in the beginning ‘till you feel like dying

Going where I shouldn’t go. Seeing who I shouldn’t see
Doing what I shouldn’t do. Being who I shouldn’t be

Never meant to hurt no one. I just had to have my way
Losing everything except my life, that’s the price I pay..
Falling, it feels like flying
At least in the beginning ‘till you feel like dying
‘Till you feel like crying
I didn’t feel like trying
Had to pick myself back up, ain’t nobody gonna help
To make ‘em all believe in me, had to believe in myself
Picking up the pieces ‘till the beast is wide awake again
Winning over someone, love this, don’t know what to make of it
Now I’m making cake, making bread like I’m a bakery, but soft like the pastry
Lifestyle is make-believe
Clashing personalities are breaking up the fight
Don’t let the darkness take me, lead me safely to the light

Falling feels like flying, ‘till you feel like dying
Sometimes falling..
At least in the beginning ‘till you feel like dying
‘till you feel like dying
‘till you feel like dying

05/08/2017

[Vidéo] The Foxy Ladies : "Under Control"

Fondé en 2013 à Lyon, The Foxy Ladies est, comme son nom l'indique, un groupe de filles (ou femmes, comme vous préférez) donnant corps à un Rock mordant et pêchu aux accents Punk et Grunge.

Le quatuor sortira bientôt son premier album, Blackbone, lors d'une release party à Lyon le 16 septembre 2017. Pour "Under Control", le groupe s'offre un clip de presque cinq minutes avec de bien belles images et, en prime, une voix masculine en featuring. Parce que, finalement, pourquoi pas ? Vous pouvez aller écouter et voir les autres vidéos des Foxy Ladies sur leur page Youtube.

04/08/2017

[Vidéo] The Brave : "Ethereal" (Paroles / Lyrics)

Au cas où on ne le saurait pas encore, The Brave vient nous rappeler que la ville, c'est un peu l'enfer sur Terre pour vivre et que la nature, bah c'est beaucoup mieux...

On ne compte plus les groupes qui se ressemblent et après que Northlane semble avoir été beaucoup inspiré par la nouvelle direction musicale prise par Bring Me The Horizon ces dernières années, c'est un autre groupe australien qui semble cette fois avoir été inspiré par Northlane... En France, on a aussi des groupes comme 7 Years Back qui semblent avoir été charmés par ce Métal plutôt soft aux influences Métalcore, avec comme un air bien lointain de Linkin Park. Cela dit, The Brave propose un joli clip pour "Ethereal" où on ne voit pas les musiciens avec leurs instruments et ça, c'est déjà pas mal.

Can you feel the darkness
creeping over the skies
Turning day into night
Born to love but forced to fight
As we move up and down

These Hollow vessels of the dark
will never win at all
Will never win at all
We are the sparks that light up the sky
We are Ethereal
Ethereal !


Press your ears to the stillness,
do you hear the muted cries
Close your eyes to the truth,
now see these blinded lives
Do you, do you
hear the muted cries
Close your eyes to the truth

They turn day into night
born to love but forced to fight
So we go round and round
As we move up and down

03/08/2017

[Vidéo] Comeback Kid : "Surrender Control"

Le temps passe... et la sortie du prochain album de Comeback Kid arrive. Outsider est prévu pour le 8 septembre 2017 et après avoir balancé une vidéo pour "Somewhere, Somehow" courant juillet et montée à partir d'images Live, le groupe de Hardcore canadien continue sa promo avec un nouveau clip, cette fois pour "Surrender Control".

Un clip où on comprend aisément que le message, c'est de ne surtout pas "baisser les bras"... Simpliste et générique pour certains - notamment dans la composition de la chanson basée sur une simple alternance couplets/refrain - mais la patte de Comeback Kid fait toujours mouche avec de chaleureux gang vocals et des riffs entraînants.

02/08/2017

[Vidéo] Crossfaith : "Freedom" feat. Rou Reynolds

Que ceux qui ont trouvé le nouveau morceau d'Enter Shikari un peu "mou du genou" se rassurent, il n'y a pas que les britanniques qui ont sorti un clip et un nouveau titre ce 1er août 2017. En effet, les japonais de Crossfaith ont balancé une vidéo pour "Freedom", extrait de l'EP du même nom qui sortira le 4 août.

Et si "Freedom" met en scène les membres du groupe, on peut aussi y apercevoir Rou Reynolds d'Enter Shikari, justement. Au programme, environnement urbain pratiquement désert et autres images étranges.

01/08/2017

[Vidéo] Enter Shikari : "Live Outside"

Le futur n'avait jamais semblé aussi triste et déprimant depuis la sortie de la série britannique Black Mirror en 2011.

Enter Shikari en remet une couche avec une vidéo très parlante pour "Live Outside", premier extrait du futur album The Spark qui sortira le 22 septembre 2017. Voilà un titre très orienté Indie/Pop/Rock/Electro qui s'éloigne encore un peu plus des bases Post-Hardcore et Transe que le groupe avait présentées en 2007. Reste à savoir quelles seront les autres surprises que ce nouvel album nous réserve...

31/07/2017

[Vidéo] Resolve : "Rapture" (Paroles / Lyrics)

Le projet musical Resolve basé à Lyon prend véritablement forme avec un troisième titre en écoute, évidemment accompagné d'une vidéo.

"Rapture" avait été présenté sur la scène du Longlive Rockfest au mois de juin 2017 et il est désormais possible de l'écouter en boucle via la chaîne Youtube Dreambound. Après "Exposed" et "Abyss", "Rapture" semble s'attaquer à un problème de taille : la religion dans nos sociétés modernes. Un titre aux textes engagés et dénonciateurs. Vivement la sortie d'un recueil au format physique !

This atmosphere, this smell
All those people sane inside their holy places
This icy silence, the ringing of the bell
A bunch of liars, trying to hide themselves


I'm sick of being fooled by a book
Sick of being blinded by a veil
Blood flows, do they just enjoy the show?

They say white, I see gold
Too many untold stories, too many secrets
They say doves, I see crows
I'll never be the lamb of their fold


Broken homes in the name of those ghosts
So much energy wasted for the sake of wasting
Nourishing lies, dazzling light
We pay the price of your own fight
Breaking the bricks assembled by our own hands

I've been told they're listening, and blaspheme is a crime
I've been told they're watching, I guess they're fucking blind

Should we trust someone living in the sky
When we can't trust those by our side?

I'm sick of being fooled by a book
I'm done being blinded by a veil
Don't turn us into your martyrs
We won't save this world with prayers

27/07/2017

[Vidéo] Stupid Karate : "Stand Out Of My Sunlight" (Paroles / Lyrics)

Oubliez la HD et les effets spéciaux de qualité : le meilleur groupe (et le plus fun ?) de Punk-Hardcore (du Nord) de la France est de retour avec une vidéo à rendre aveugle n'importe quelle taupe des interwebs : Stupid Karate présente un nouveau clip et son nouveau gratteux avec des images pour "Stand Out Of My Sunlight".

Pour rappel, "Stand Out Of Sunlight" est extrait de l'EP Punk Is A Free Pricing Corpse sorti en mars 2017 et toujours en téléchargement gratuit via la page BandCamp du groupe, tout comme le premier EP éponyme datant d'octobre 2016. Voilà.

I'm a rock in your shoe 
The mirror of your inner lose 
No one can hurt me 
Look at you, I'm free 

(Pray to your gods I want anarchy 
Barking like a dog I spit on your ideologies) X2 

He's the first punk in history 
Father of Joey, Dee Dee, Tommy and Johnny 
Living in a jar with living rats 
Like a bum in a russian dead squat 

Thousand years before 77 
There was only hell, no place for heaven 

Only interested by wine and poems 
Sodomized at ten to become a man 

I don't wanna be a lighthouse in the storm 
The trash, the filth is my new kingdom

26/07/2017

[Vidéo] Yellow Town : "Trauma / Coma"

Non, il n'y a pas que du Métal ou du Punk Hardcore sur la scène nivernaise, et plus précisément à Nevers. Dans un tout autre registre, Yellow Town est en train de se faire un nom et de tracer sa route.

Le projet musical, débuté en solo dès 2012, devient un duo en 2015 puis un trio en 2017 avec l'arrivée au sein de la formation de Baptiste - aka Albert Conan - qui mène déjà depuis quelques temps son projet solo Folk. C'est aussi à lui qu'on doit les textes du premier album de Pethrol (Figures) sorti pendant l'automne 2016.

Avec déjà un EP et un album au compteur (tous deux en écoute intégrale via la page BandCamp du groupe), Yellow Town a désormais pour objectif d'incorporer son nouveau membre et de faire évoluer le projet vers d'autres sphères sonores où le Rock psychédélique et parfois enragé des années 70, avec le Blues, rencontrent l'Electro et la mélancolie d'une scène davantage orientée shoegaze. Le résultat est là, avec l'enregistrement d'une nouvelle composition s'étalant sur neuf minutes et un clip tourné par Skope Pictures sous forme d'un plan séquence en slow motion entre les murs de l'emblématique Café Charbon de Nevers. On est rapidement hypnotisé et la sauce prend facilement : c'est propre, mature et la suite s'annonce déjà prometteuse avec plusieurs concerts et résidences pour la seconde moitié de l'année 2017 ! Affaire à suivre, donc.

25/07/2017

[Vidéo] Converge : "I Can Tell You About Pain" (Paroles / Lyrics)

Cela fait presque trente ans que Converge s'est imposé en tant que grand empereur du Mathcore et Hardcore chaotique mais la bande de Kurt Ballou a encore des choses à raconter puisque le groupe américain sortira le 3 novembre 2017 son neuvième album baptisé The Dusk In Us.

"I Can Tell You ABout Pain" est un prétexte pour la sortie d'un EP le 25 juillet 2017 mais s'accompagne aussi d'un clip que voilà, étrangement tout aussi captivant qu'inapproprié pour ce morceau.

Sick matriarch
We are worlds apart
Your dysfunction rips
The roots from my heart
I swear that I'm trying
I swear that I'm trying, but
You don't know what my pain feels like

And our memory dims
A bitter sting sets in
The resentment grows
And my blood thickens

I swear that I'm trying
I swear that I'm trying, but
You don't know what my pain feels like
You don't know what my pain feels like

I just need to leave, just have to find a way out
I just have to run, just need to fight my way out
Stay calm, stay calm, keep your head down
I just need to leave, just have to find a way out
I just have to run, just need to fight my way out

You don’t know what my pain feels like

19/07/2017

[Vidéo] Arcane Roots : "Off The Floor"

Le trio anglais d'Arcane Roots sortira son prochain album Melancholia Hymns le 15 septembre 2017 et a donc amorcé une promotion en bonne et due forme avec la sortie d'un premier clip pour "Curtains" à la fin du mois de janvier 2017. Le groupe a ensuite proposé un second titre à l'écoute avec "Matter" courant mai.

C'est désormais un troisième morceau qui s'offre à nous, avec un clip : ce "Off The Floor" présente tout ce qu'Arcane Roots sait faire de mieux, avec quelques sonorités électroniques en plus, ce qui semble être le véritable challenge de ce futur disque pour les musiciens (pour les prestations scéniques). C'est beau, magique et ça envoie !

18/07/2017

[Album] Deftones : "Gore"

Artiste : Deftones
Album : Gore
Huitième Album
Sortie : 2016
Genre : Métal Alternatif, Rock Expérimental
Label : Reprise Records
Morceaux à écouter : Hearts/Wires, Gore, Phantom Bride
♥(♥)
Écouter l'album sur Youtube <

La suite. Alors qu'un peu plus de deux ans séparent les sorties respectives de Diamond Eyes et Koi No Yokan, il aura fallu presque quatre ans à Deftones pour pondre un huitième album dont la pochette ne présente même plus le nom du groupe. Entre classieuse sobriété et choix pédant, il est assez difficile de reprocher quoi que ce soit à Deftones sur ce point tant l'effet est employé par d'autres groupes, souvent moins connus ou à la carrière moins imposante. Dans tous les cas, la bande originaire de Sacramento continue son petit bonhomme de chemin en proposant un opus dont le (poétique et lumineux) visuel contraste fortement avec celui de son prédécesseur. On notera toutefois le penchant qu'a le groupe pour l'ornithologie, cet album n'était pas le premier à présenter un volatile en guise d'artwork (souvenez-vous de Diamond Eyes).

Carpenter vs. Deftones ? Si il y a bien une chose qui transparaît dans la discographie de Deftones, c'est l'ambiance qui règne au sein de la formation au fil de sa carrière (sans parler du physique de Moreno qui a littéralement joué au yo-yo). Gore est cependant une énigme et fait office de casse-tête à ce sujet. Il est en effet très difficile de dire ici si l'album a été produit dans la douleur ou dans l'entente suite à des concessions faites par chaque membre, parfois dans la douleur, mais ayant permis le travail d'équipe. Le fait est que les interviews données par le groupe au moment de la sortie de Gore mettent en évidence une forme de désaccord sur la direction musicale au moment de la composition des titres. D'un côté, certains membres défendent une réelle connivence entre les musiciens pendant les phases de composition et d'enregistrement (interview en anglais) tandis que Carpenter reconnaît, à mi-voix, ne pas avoir réellement pris de plaisir à jouer sur cet album (interview en anglais), concédant même qu'il ne "voulait pas vraiment jouer sur cet album", allant jusqu'à ajouter qu'il "ne compte pas quitter le groupe" mais que c'est un peu "comme si le groupe le quittait". Des mots qui pourraient être anodins mais qui pèsent lourd sur la balance lorsqu'on sait ce qu'a déjà traversé Deftones. Le groupe est pourtant l'un des rares piliers du Néo-Métal des années 1990 à avoir su évoluer dans son approche musicale tout en survivant et conservant ses fans de la première heure, malgré des difficultés internes plus ou moins évidentes.

Une première écoute difficile. S'il y a bien une chose qui est très difficile - voire impossible - à faire, c'est écouter Gore sans faire de comparaison directe avec Koi No Yokan, dernier opus en date : les ingrédients sont sensiblement les mêmes, la guitare huit cordes est de sortie et les ambiances électroniques bien présentes, ce qui avait donné naissance à une véritable pépite en 2012. Ici, bien que l'ouverture sur "Prayers/Triangles" soit justifiée par la rapide montée sonore opérée en début du morceau, l'aperçu de l'album fait avec ce titre est plutôt moyen : malgré des ambiances feutrées et quelques notes poétiques de clavier, la guitare de Carpenter sonne comme incroyablement molle, la frappe de Cunningham est bizarrement transcrite et le bonhomme propose un jeu qu'on ne lui connaissait guère, sans parler de la voix de Moreno d'une étrange douceur, les quelques cris en fin de morceaux sonnant plutôt comme un prétexte à rappeler que Deftones faisait du Métal, avant... On fronce gentiment les sourcils, à la fois surpris et curieux d'entendre la suite car c'est véritablement une forme de Rock planant qu'on découvre là, "(L)Mirl" tâtant même le Post-Rock sur certains passages. Mais ce qui vient après fait rapidement déchanter : avec "Acid Hologram" et tous les points forts qu'on pourra lui reconnaître, on peut aisément admettre que Carpenter se soit fait chier à jouer sur des morceaux comme celui-ci. Musicalement, ça traîne, c'est lent et manque cruellement d'attaque. Même Chino Moreno semble s'ennuyer profondément sur ce titre. Et il en va de même pour une bonne partie du reste de l'album. C'est un peu comme si chacun n'y croyait pas vraiment. Sauf que Deftones a déjà démontré par le passé que l'expérimentation n'était jamais mise de côté dans sa musique en sortant souvent des sentiers battus du Néo-Métal, genre que le groupe a bien labouré à ses débuts. Difficile, donc, de dire si tout n'est pas fait en âme et conscience pour explorer, tenter des choses et parfois même, réussir à en extraire une nouvelle essence qui mettrait en relief la capacité du groupe à innover et se renouveler. Quoiqu'il en soit, il y a un immense fossé entre Gore et son prédécesseur et la première écoute s'achève ici avec peine, comme si l'essai n'avait cette fois pas été transformé.

Expérimentations. Au fil de sa discographie, Deftones a tenté pas mal de choses, il faut l'admettre. Mais chaque album n'a pas touché tout le monde de la même façon. Alors que pour certains, l'album éponyme de 2003 était une véritable pépite qui succédait intelligemment à White Pony, pour d'autres, l'étrangeté de cet opus, avec ces expérimentations et touches électroniques, en a perdu plus d'un, sans doute parce que s'éloignant un peu (trop ?) de l'identité du groupe à ses débuts. Mais toutes ces excentricités peuvent s'expliquer par les différents penchants musicaux de Chino Moreno qui l'ont mené à s'investir dans plusieurs side-projects, notamment Team Sleep dès l'année 2000, puis plus tard Crosses ou Palms (pendant que Carpenter, lui, se consacre à Sol Invicto dès la fin des années 2000). Gore semble donc faire un écart, s'autorisant certaines influences mais aussi certains caprices de Chino au détriment des avis de l'intégralité des musiciens. Entre les riffs de Heavy Métal sur "Doomed User" joués à la huit cordes par Carpenter, les ambiances électroniques psychédéliques sur "Xenon" ou les solos de guitare sur "Phantom Bride" (avec Jerry Cantrell d'Alice In Chains en invité), Gore étale toute une galerie de nouvelles compositions et sonorités qu'on n'avait pas beaucoup l'habitude d'entendre chez Deftones. Une prise de risque évidemment respectable mais pas toujours facile à encaisser dans les oreilles, ce qui pousse parfois à se demander si c'est bien du Deftones qu'on est en train d'écouter ("Geometric Headdress"). Au final, apprécier Gore n'est pas une chose facile si on reste attaché à ce qui fait toute l'identité musicale de Deftones sur ses albums les plus emblématiques.

Double tranchant. Soyons clairs : Gore n'est pas un mauvais album. C'est même un bon album de Rock (la plupart des critiques internationales l'ont plutôt encensé), notamment parce que c'est un disque qui essaie, qui explore et s'avère être une quête de nouvelles sonorités opérée par le groupe. Et c'est pas mal fait non plus, finalement. Mais ce côté expérimental n'est pas un très bon exemple de ce qu'a pu (et sait) faire de mieux Deftones. Cependant, la musique est une affaire de goûts et reste, comme toute forme d'art, quelque chose de très subjectif. Il y a donc des albums (bons ou mauvais) qu'on aime écouter, et d'autres non. En cela, certains ont aimé et d'autres reconnaîtront les points forts de Gore, tandis que d'autres regretteront que cette suite de Koi No Yokan n'ait pas été un prolongement de ce dernier. En ce qui me concerne, il y a peu de chance pour que j'écoute Gore autant de fois que son prédécesseur ou que tout autre album de la discographie de Deftones à ce jour parce que, soyons francs, il est quand un peu chiant...

16/07/2017

[Vidéo] David Maxim Micic : "Damar"

David Maxim Micic est un "gratteux sensible". Tout comme ses compères Plini ou encore Jakub Zytecki, le musicien excelle dans la composition d’œuvres puisant clairement leurs forces dans le Métal progressif mais en y injectant des doses d'Electro, d'arrangements à l'aide d'autres instruments avec un soupçon de Jazz ou encore des samples de voix.

"Damar" est extrait de l'album Who Bit The Moon (en écoute intégrale sur Youtube) sorti au début du mois de mars 2017 et profite d'un clip monté à partir d'images tournées lors de prestations Live et en tournée. L'intégralité de la discographie du bonhomme est à retrouver sur sa page BandCamp. Et c'est beau !